Cartier Marie ; Retière Jean-Noël ; Siblot Yasmine
PU RENNES
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EAN :9782753512078
A travers la question du " salariat à statut " l'ouvrage aborde de façon originale la sociologie et l'histoire des formes d'emploi, mais aussi des classes populaires. A la différence des nombreuses études consacrées aux salariés précaires, il porte sur des salariés dont la relation de travail est régie par des dispositions spécifiques (lois, règlements) comportant notamment la sécurité de l'emploi (mais aussi des droits et des protections singuliers), et se centre plus spécifiquement parmi eux sur les ouvriers et les employés. Développés à la fin du XIXe siècle puis à la Libération, les emplois à statut ont été inventés du fait de préoccupations stratégiques ou pour favoriser l'intervention économique et sociale de la puissance publique. Mais ce mode de gouvernement clé la main d'oeuvre a aussi constitué un support décisif de sécurisation des conditions d'existence et de considération sociale au sein des groupes populaires, et des formes particulières de morale professionnelle comme de mobilisation collective v sont attachées. L'ouvrage propose un large ensemble d'études de cas propice à saisir les processus d'invention des dispositions statutaires, à en décrire la nature et à appréhender les cultures professionnelles et les modes de vie qui s'y trouvent associés : dockers et ouvriers d'Etat y côtoient des employés d'entreprises publiques (télécommunications), de régies (transports), et des fonctionnaires et agents des collectivités locales (éboueurs, agents administratifs) ou de l'hôpital. Ce regroupement inédit permet de faire ressortir la diversité de ces situations d'emploi et de travail, mais aussi les enjeux similaires que recèlent ces emplois d'exécution à statut pour les hommes et les femmes qui les occupent. Il souligne aussi combien les statuts sont aujourd'hui mis à l'épreuve tant ils incarnent ce que le management libéral réprouve au premier chef : une relation salariale assortie de protections garanties. Ce sont ainsi des identités collectives et un rapport au travail singuliers que l'effritement des statuts vient déstabiliser.
Nombre de pages
326
Date de parution
25/11/2010
Poids
625g
Largeur
164mm
Plus d'informations
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EAN
9782753512078
Titre
Le salariat à statut. Genèses et cultures
Auteur
Cartier Marie ; Retière Jean-Noël ; Siblot Yasmine
Editeur
PU RENNES
Largeur
164
Poids
625
Date de parution
20101125
Nombre de pages
326,00 €
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Résumé : La Poste et ses facteurs sont encore aujourd'hui perçus par les usagers comme le service public par excellence, une institution indispensable, familière et échappant à l'épreuve du temps. Pourtant, la Poste change : depuis la réforme des PTT en 1992, les facteurs sont confrontés à une transformation de leurs conditions de travail et à une déstabilisation de leur identité professionnelle. Qui sont ces facteurs ? Comment travaillent-ils ? Comment conçoivent-ils l'exercice de leur mission au quotidien ? Dans cet ouvrage, fruit d'une longue enquête sur le terrain, Marie Cartier part à leur rencontre, et offre un portrait complexe de leur métier. Elle montre comment, pour les plus anciens, souvent d'origine rurale ou ouvrière, devenir facteur représentait une réussite sociale, comment la familiarité avec l'écrit et les valeurs morales comme la " tenue ", la " probité ", la " correction ", la notoriété locale contribuaient fortement à la définition de leur mission. L'auteur révèle à quel point ces générations de facteurs, dont l'identité professionnelle forte et le travail de sociabilité auprès des usagers ont contribué à faire de La Poste une bureaucratie humanisée, se trouvent déstabilisées par les nouvelles méthodes de management adoptées à partir des années 1980. Par ailleurs, la venue de nouvelles recrues, surdiplômées ou en situation de déclassement, marque l'entrée à La Poste d'une génération de " nouveaux facteurs ", qui entretiennent un tout autre rapport à leur travail et à la condition de petit fonctionnaire. Ce livre vivant permet ainsi d'explorer, au-delà des transformations des services publics, l'évolution sociale d'une partie des classes populaires et de ses aspirations.
1808-1810: deux dates, deux codes, entrés l'un et l'autre en vigueur le 1er janvier 1811. Ils marquent la fin d'un cycle de codification d'une ampleur inégalée. Forger un Code pénal, rassembler les pièces d'un Code d'instruction criminelle s'imposait pour clore l'entreprise de reconstruction du droit français (en la forme, sinon au fond) voulue par le Consulat l'Empire. Code pénal et Code d'instruction criminelle sont ?uvre de compromis mais oeuvre d'importance. Si la qualité de ces codes, singulièrement du second, n'était pas toujours avérée, elle fut néanmoins suffisante pour assurer (et fort au-delà) leur entrée dans le XXe siècle... sans qu'au demeurant il soit totalement acquis que le nouveau Code pénal, entré en application le ler mars 1994, et le Code de procédure pénale, en vigueur depuis le 2 mars 1959, soient à l'abri de toute critique. Il n'est d'ailleurs pas sûr que le problème soit dans les codes. L'essentiel tient plutôt, ici et aujourd'hui, à l'éclatement et à l'instabilité de la norme pénale. L'éclatement est fils de la prolixité d'une norme qui veut saisir tous les aspects de la vie sociale et l'ensemble des compartiments de la vie de l'entreprise. L'éclatement a pour corollaire l'instabilité. Elle affecte la norme pénale, singulièrement en son volet procédural, dans des proportions grandissantes, posant avec acuité la question de la sécurité juridique. Si un appel devait être lancé ce serait à la sagesse d'un législateur qui consentirait, relisant Portalis, à se souvenir que la loi, "déclaration solennelle de la volonté du souverain sur un objet d'intérêt commun n'est pas un pur acte de puissance, mais un acte" de sagesse, de justice et de raison ". Mais peut-être est-ce beaucoup demander..."
Cartier Marie ; Coutant Isabelle ; Masclet Olivier
Marie Cartier, université de Nantes, Centre Nantais de sociologie et CMH-ETT, auteure de Les Facteurs et leurs tournées. Un service public au quotidien (La Découverte, 2003. Isabelle Contant, CNRS, chargée de recherche à l'IRIS. tuteure de Politiques du squat (La Dispute 2000 et de Délits de jeunesse La Découverte. 2005). Olivier Muselet, université Paris-V. CERLIS-CNRS, auteur de La Gauche et les cités. Enquête sur un rendez-vous manqué (La Dispute. 2006) Yasmine Siblot, université Paris-I, G. Friedmann-CNRS et CSU-CNRS, auteure de Faire valoir ses droits au quotidien. Les services publics dans les quartiers populaires (Presse. de Sciences Po, 2006)
Nombreux sont les ouvrages qui retracent avec une ambition d'exhaustivité les caractéristiques du monde du travail et proposent une synthèse des acquis de la recherche. La démarche adoptée dans ce livre est différente. A partir de récits d'enquêtes, Christelle Avril, Marie Cartier et Delphine Serre explicitent les outils empiriques et conceptuels à mettre en oeuvre pour mener une étude sociologique du travail. Ce guide d'enquête est aussi un guide d'analyse des situations de travail et des pratiques des travailleurs. Dans cet ouvrage, loin d'être sacralisée ou déniée, la "théorie" est présentée de façon concrète. En effet, les auteurs mobilisent des enquêtes menées sur des métiers variés, depuis les ouvriers et les caissières jusqu'aux médecins, en passant par les violonistes et les boulangers. Les concepts prennent sens à l'épreuve des faits et les enjeux s'affinent au contact d'exemples concrets. Ces enquêtes sont toujours exposées en détail, afin d'offrir un accès privilégié aux coulisses du métier de sociologue, à ses méthodes, mais aussi aux multiples facettes des expériences de travail, passées et présentes. Ce guide s'adresse aux étudiants, aux chercheurs en sociologie ou en sciences sociales, mais aussi aux professionnels qui réfléchissent aux pratiques de travail. Les auteurs, toutes trois sociologues, y transmettent avec passion et pédagogie leur goût pour les enquêtes et les ficelles du métier. Il intéressera tous ceux qui souhaitent armer empiriquement et théoriquement leur réflexion sur le travail et les travailleurs.
Humbert-Amemiya Hiroko ; Cabel Eflamm ; Numajiri R
Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
L'histoire du serment politique en Occident est celle d'un long dévoiement. Ce rite habillé d'oripeaux antiques, médiévaux et religieux, avait été pensé comme l'instrument de la conjuration des hommes libres. Il sera devenu un des moyens de conjurer leur liberté. Alliance des hommes libres et égaux sous le regard de Dieu, il est progressivement encadré par les puissances politiques et ecclésiales, puis capté par l'Etat moderne à partir du XVIIe siècle. L'expérience révolutionnaire cherchera à redonner au serment son caractère démocratique et égalitaire, avant qu'au XIXe il ne devienne un rite de sujétion bureaucratique. Dans les régimes autoritaires et totalitaires, il exprime non seulement une fidélité politique mais il est la marque d'un biopouvoir par lequel l'individu abdique sa conscience et jusqu'à son propre corps dans le peuple, le parti, l'Etat, l'idéologie, le chef. C'est à une histoire politique enracinée dans les pratiques juridiques et les doctrines religieuses propres à l'Occident, et aujourd'hui négligée, que ce livre s'attache à donner une lecture originale et novatrice, puisqu'il s'agit de la première synthèse en français sur l'histoire du serment.
Fille aînée de Louis XV, Louise-Elisabeth (1727-1759), dite Madame Infante après son mariage avec Don Philippe, fils cadet de Philippe V d'Espagne, est sans doute l'une des princesses européennes les plus mystérieuses et les moins connues du XVIIIe siècle. Cette femme de tête connaît une destinée particulière en devenant, à l'issue de la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla. Cependant, Madame Infante ne voit dans ces Etats qu'un séjour de transition dans l'attente d'un établissement plus digne de sa naissance. Aussi n'a-t-elle qu'un seul souci, les échanger ou les agrandir. Jamais elle ne se résigne au rang modeste que lui assigne le traité d'Aix-la-Chapelle. Pour autant, elle ne se désintéresse pas des duchés et s'efforce d'y vivre en tentant de recréer la splendeur de la cour de Versailles, tout en cherchant à s'émanciper de la tutelle espagnole pour mieux défendre ses intérêts. Pour mener à bien sa politique de grandeur, elle cultive sans relâche son réseau de correspondants (ministres, diplomates, maîtresse royale) dont elle espère tirer les plus grands bienfaits. Eprise d'un amour filial, elle conserve aussi des relations très étroites avec sa famille et n'hésite pas à revenir à plusieurs reprises à Versailles pour plaider sa cause. Situé à la charnière de l'histoire des femmes de pouvoir et des relations internationales, l' ouvrage a pour ambition de dresser le portrait d'une souveraine en action, omniprésente tant dans la politique parmesane qu'européenne.
Résumé : Chaque jour depuis plus de 20 ans, le docteur Vincent Morel accompagne des patients qui vont mourir. Comment ces malades abordent-ils cette phase ultime de leur existence ? Quelles questions posent-t-ils ? Comment les accompagner et les soulager ? Comment leurs expliquer ce que sont réellement les soins palliatifs trop souvent assimilés à l'échec des traitements ? Ces questions se doublent aujourd'hui de celle de l'euthanasie et du suicide assisté. Cette question posée par les patients eux-mêmes fait aussi partie de son quotidien. Et elle mobilise autant les soignants qu'elle anime la société. Au lieu de s'enfermer dans une réponse binaire qui chercherait à soutenir une position militante, l'auteur invite au doute et à la réflexion. A partir de ses rencontres au chevet des malades, il présente les différents arguments qui agitent le débat public. Dans une société en mouvement, il apporte les outils cliniques, historiques, éthiques, conceptuels, juridiques nécessaires à la prise de position que chacun prendra librement.