Face à l'insécurité sociale. Désamorcer les conflits entre usagers et agents des services publics
Carrel Marion ; Rosenberg Suzanne
LA DECOUVERTE
17,00 €
Epuisé
EAN :9782707136787
Pourquoi les relations sociales sont-elles aujourd'hui si violentes, au point que des pompiers en intervention se font attaquer ? D'où vient cette impression que les institutions ne font plus face ? Travailler sur le pire pour atteindre le meilleur, tel est le pari de ce livre. Les quartiers où le malaise est le plus grand peuvent être de formidables laboratoires de transformation sociale. C'est ce que montre ce livre, dont les auteurs restituent leur travail de terrain, fondé sur la mise en ?uvre de démarches de " qualification mutuelle ", à travers l'animation de groupes d'habitants et d'agents de services publics. Les auteurs rapportent ainsi nombre d'expériences vécues par les uns et les autres, qui sont parvenus, avec l'aide des intervenants, à faire de leur désespoir un moteur et de leur souffrance une ressource. Les solutions sont parfois plus à portée de la main qu'on ne le croit. Encore faut-il ne pas avoir peur de questionner, en situation, le fonctionnement de notre démocratie. Et prendre le temps d'entendre la colère de ceux qui vivent quotidiennement l'insupportable - agents des services publics comme habitants - pour en comprendre les fondements et donner à tous les moyens de refonder la société. Ce livre réaliste et optimiste, proposant une méthode rigoureuse, sera un guide précieux pour tous les acteurs de terrain confrontés à l'insécurité sociale.
Nombre de pages
247
Date de parution
10/10/2002
Poids
303g
Largeur
136mm
Plus d'informations
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EAN
9782707136787
Titre
Face à l'insécurité sociale. Désamorcer les conflits entre usagers et agents des services publics
Auteur
Carrel Marion ; Rosenberg Suzanne
Editeur
LA DECOUVERTE
Largeur
136
Poids
303
Date de parution
20021010
Nombre de pages
247,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Cet ouvrage s'attache à faire dialoguer des champs de recherche trop souvent cloisonnés, et à le faire principalement du point de vue des "gouvernés" eux-mêmes. Au fil des chapitres, anthropologues, sociologues, politistes, urbanistes analysent des formes d'action et d'engagements dans la ville selon une diversité d'approches qui permet de dépasser, même partiellement, les disjonctions entre travaux portant sur la gouvernance et sur la citoyenneté; entre une sociologie des politiques publiques et une sociologie politique des espaces publics; et enfin les disjonctions entre les travaux qui privilégient l'analyse des formes d'institutionnalisation de la dite "démocratie participative" et ceux s'inscrivant dans une sociologie des mouvements sociaux urbains. En s'intéressant aux processus de catégorisations et de constitutions de "publics", aux articulations et tensions entre dispositifs institués et mobilisations, aux enjeux de médiation entre citoyens, ou entre ceux-ci et des institutions, et aux imbrications entre une variété d'échelles d'action et d'engagement, il s'agit ici d'aborder l'analyse des processus de citoyenneté sous des éclairages nouveaux. Biographie de l'auteur Marion Carrel est sociologue, maître de conférences à l'Université de Lille III et membre du GRACC. Catherine Neveu, anthropologue, est directrice de recherche au LAIOS, (CNRS-EHESS). Jacques Ion, sociologue, a été jusqu'en 2008 directeur de recherche au CNRS (MoDys).
Carrel Marion ; Cary Paul ; Wachsberger Jean-Miche
Les métropoles connaissent aujourd'hui des dynamiques contrastées. Alors que les villes se livrent à une course au développement, censé leur apporter les clés de la réussite économique dans la mondialisation, elles sont également soumises à des processus de ségrégation socio-spatiale qui remettent en cause le vivre-ensemble des citoyens. Les métropoles peuvent-elles encore produire de l'intégration et de la tolérance ? Sont-elles à l'inverse condamnées à ségréger ou fragmenter, jusqu'à produire des ghettos ? Les auteurs de cet ouvrage, venus de disciplines différentes, soulignent l'importance d'une approche à la fois fondée sur des concepts clairement définis, une approche multi-échelles (des institutions aux individus) et nourrie de recherches de terrain menées aux quatre coins de la planète. Plutôt que de tomber dans l'apologie de la métropole (" la ville créative ") ou dans un diagnostic catastrophiste (" la ville des ghettos "), l'ouvrage propose des analyses nuancées sur notre univers urbain et son évolution. Il devrait intéresser chercheurs, étudiants et plus généralement élus et techniciens qui travaillent dans les politiques socio-urbaines.
Féminisme pour les 99%, c’est un ouvrage qui permet d’ouvrir les thèses du féminisme au plus grand nombre et qui invite à s’écarter de ce féminisme libéral ciblant uniquement les classes les plus favorisées de la société. Pour les autrices, un ennemi incarne aujourd’hui toutes les oppressions que subissent le plus grand nombre : le capitalisme. Et pour s’opposer à ce système capitaliste, elles proposent de créer un féminisme pour les 99% qui doit nécessairement s’allier aux luttes écologiques, antiracistes, syndicalistes, lgbtqia+ pour triompher. Un manifeste condensé mais très riche à partager !
L'énergie se prête bien à l'analyse géopolitique, conçue comme l'étude des relations entre pouvoirs et territoires. Rien n'est possible dans le monde sans recours à l'énergie, et les rivalités et conflits que son exploitation toujours croissante suscitent sont omniprésents à toutes les échelles de l'analyse géographique, de l'international au local. Cet ouvrage s'intéresse aux effets de la transition énergétique et écologique en cours sur la transformation de ces rapports de forces, mais également sur les reconfigurations des échanges internationaux et de la coopération interétatique. Les alternatives aux hydrocarbures s'élaborent depuis les années 1970, mais la révolution actuelle des pétroles et gaz de schiste bouleverse en profondeur la question des énergies sous un angle géoéconomique, géopolitique et environnemental. Ainsi, à l'ère de l'économie numérique et des territoires "virtuels", la matérialité des énergies nous ramène à l'essentiel, c'est-à-dire les pieds sur terre, au coeur d'un "grand jeu" sans cesse réinventé au sein duquel les Etats font leur retour après des décennies de déréglementation.
La politique étrangère française est depuis longtemps sous le feu des projecteurs, tour à tour présentée comme le vestige d'une gloire passée, la marque d'une présence maintenue dans un monde qui n'a plus de limites, ou le signe d'une arrogance blessée par une succession d'échecs. Le débat reste vif, rehaussé par la présidentialisation, chaque locataire de l'Elysée voulant faire de sa propre diplomatie le gage de son succès et de son prestige... Et pourtant, cette politique reste peu étudiée, regardée avec une série d'a priori jamais évalués : l'effectivité de la grandeur gaullienne et sa perception à l'extérieur, la fonction de l'arsenal nucléaire en un temps post-bipolaire énigmatique, la revendication de prés carrés ou de zones d'influence, un souverainisme rhétorique malmené par la mondialisation, un essor notable de la politique d'affichage et de communication... Existe-t-il d'ailleurs un principe qui organise l'ensemble de ces traits, et le logiciel qui lui est associé correspond-il au contexte international actuel ? Pour comprendre comment la France s'insère dans un monde dont elle est de plus en plus tributaire, les auteurs répondent à trois grandes questions, axes majeurs de l'ouvrage. Comment cette politique s'inscrit-elle dans l'histoire ? Ses instruments sont-ils adaptés, ou répondent-ils à d'autres considérations, économiques, politiques, administratives et idéologiques ? Peut-on en mesurer les résultats et la pertinence, eu égard aux grands enjeux contemporains ? Ces analyses éclairantes esquissent, en creux, la possibilité d'une autre politique.
Première cause de handicap acquis chez l'adulte, l'accident vasculaire cérébral, ou AVC, peut brutalement faire disparaître ou empêcher, de façon temporaire ou non, un grand nombre de capacités de la vie quotidienne, dans des domaines physiques ou intellectuels très divers : la marche, la déglutition, la planification, la lecture, la préhension, etc. Parce qu'il touche à des savoir-faire acquis, l'AVC peut apparaître comme une atteinte biologique du social qui en efface les effets en réinitialisant les expériences, les compétences et les dispositions, autrement dit comme un accident égalisateur qui annule les différences sociales entre individus. Pourtant, à âge égal et à gravité équivalente des lésions cérébrales, les séquelles ne seront pas les mêmes si le patient est un homme ou une femme, un ouvrier ou un cadre supérieur, si la récupération de ses capacités a une grande ou une moindre valeur aux yeux des acteurs de la rééducation, si l'AVC a laissé intact chez lui un rapport aisé ou difficile aux modalités scolaires d'apprentissage. Pour mettre en évidence et expliquer ces phénomènes, Muriel Darmon a mené une enquête approfondie dans un service de neurologie d'un hôpital universitaire et auprès des différents corps de spécialistes - kinésithérapeutes, ergothérapeutes, orthophonistes, neuropsychologues, etc. - de deux centres de rééducation. En suivant le parcours post-AVC des patients au sein de ces unités et des étonnants " plateaux techniques " conçus pour favoriser leurs réapprentissages, ce livre montre que, par-delà ce qui semble perdu, le social perdure chez les individus et résiste à l'atteinte biologique.