Les pages qui suivent méritent un avertissement au lecteur contemporain. Bien qu'elles furent écrites par l'une des grandes figures de l'histoire des sciences occidentales, lauréat du Prix Nobel de Médecine en 1912, l'idéologie que cet ouvrage sous-tend par certains de ses aspects doit aujourd'hui, de façon tout à fait légitime et sans aucun détour, être pointée du doigt et remise en cause. Alexis Carrel y défend en effet l'eugénisme et plus généralement une vision racialiste de l'évolution humaine qui n'est plus acceptable. A une époque où le racisme n'était pas un délit et faisait l'objet d'un large consensus, y compris dans les cénacles intellectuels, les scientifiques ont reproduit le préjugé selon lequel un individu déviant socialement qu'il soit jugé fou, délinquant ou nuisible à la société ne pouvait être qu'un individu anormal biologiquement. Ce postulat eut des conséquences très graves avec notamment la mise en place au début du XXème siècle aux Etats-Unis d'une politique de stérilisation massive des déviants. Encore plus tragique, l'Allemagne nazie, dans son entreprise de "purification ethnique" pratiqua l'euthanasie de centaines de milliers de délinquants, malades mentaux, prostituées et clochards".
Nombre de pages
332
Date de parution
03/05/2023
Poids
430g
Largeur
148mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9791041924264
Titre
Homme cet inconnu. 87
Auteur
Carrel Alexis
Editeur
SHS EDITIONS
Largeur
148
Poids
430
Date de parution
20230503
Nombre de pages
332,00 €
Disponibilité
Impression à la demande
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Né à Sainte-Foy-lès-Lyon le 28 juin 1873, Alexis Carrel a été élevé par sa mère, devenue veuve prématurément. Spontanément attiré par les sciences naturelles, il entreprend des études médicales. A vingt-trois ans, il est nommé interne des hôpitaux de Lyon. Livre penseur et sceptique, il a l'occasion, comme il accompagne des malades à Lourdes, d'assister à un miracle. La relation rigoureusement objective qu'il fait de ce cas dans une gazette de la ville lui vaut l'hostilité des milieux politiques, universitaires et hospitaliers, et compromet la suite de sa carrière. En 1904, il part pour le Canada, puis il gagne les Etats-Unis, et il reprend dans un laboratoire de recherche à Chicago les travaux qu'il avait commencés à lyon sur la chirurgie des vaisseaux. Il a vingt-trois ans quand l'institut Rockfeller met un laboratoire à sa disposition. En 1912, le prix nobel de médecine récompense ses travaux. N'ayant jamais accepté d'adopter la nationalité américaine, il revient en France faire son devoir en 1914, et c'est également en France que le trouvent la guerre, la défaite et l'occupation en 1940. Il meurt à Paris, le 5 novembre 1944. Sa dépouille repose dans le petit village breton de Saint-Gildas.
Crise de la citoyenneté, ou cécité des observateurs ? Nous ne voyons plus toujours la citoyenneté telle qu'elle se pratique aujourd'hui, quitte à pleurer sur sa disparition. Ne s'agit-il pas plutôt de son renouvellement et de la pluralité de ses formes, que n'aide pas à saisir la sempiternelle référence à Jürgen Habermas ? Une analyse anthropologique soucieuse des espaces, des lieux, des cadres à travers lesquels les citoyennetés contemporaines se transforment prend en compte les dimensions de l'interconnaissance, de l'émotion, de l'appartenance communautaire ou territoriale, du trouble, du conflit qui pèsent dans l'engagement civique effectif. Autant de "signaux faibles de la citoyenneté" qui, bien au-delà de l'échelle micro-locale ou de tout biais populiste, nous parlent de l'histoire, des représentations et de l'imaginaire du vivre ensemble, de l'idéal d'égalité, de la réalité des discriminations. Un ordinaire de la cité qui échappe à l'étude de ses lois, de ses institutions, de ses politiques publiques, mais qui est notre quotidien.
Rassemblant des enquêtes inédites sur les effets de la pandémie de Covid-19 sur la vie de famille, le voisinage, des collectifs militants ou la vie étudiante, ce livre éclaire aussi les débats théoriques sur la vulnérabilité, en apportant une perspective sur les savoirs et la justice épistémique encore méconnue en France. L'apport croisé de la philosophie et de la sociologie, la dimension internationale et les analyses originales de vingt-cinq chercheuses et chercheurs font de ce livre une contribution majeure au débat scientifique sur les implications des crises sanitaires et sociales.
Cet ouvrage s'attache à faire dialoguer des champs de recherche trop souvent cloisonnés, et à le faire principalement du point de vue des "gouvernés" eux-mêmes. Au fil des chapitres, anthropologues, sociologues, politistes, urbanistes analysent des formes d'action et d'engagements dans la ville selon une diversité d'approches qui permet de dépasser, même partiellement, les disjonctions entre travaux portant sur la gouvernance et sur la citoyenneté; entre une sociologie des politiques publiques et une sociologie politique des espaces publics; et enfin les disjonctions entre les travaux qui privilégient l'analyse des formes d'institutionnalisation de la dite "démocratie participative" et ceux s'inscrivant dans une sociologie des mouvements sociaux urbains. En s'intéressant aux processus de catégorisations et de constitutions de "publics", aux articulations et tensions entre dispositifs institués et mobilisations, aux enjeux de médiation entre citoyens, ou entre ceux-ci et des institutions, et aux imbrications entre une variété d'échelles d'action et d'engagement, il s'agit ici d'aborder l'analyse des processus de citoyenneté sous des éclairages nouveaux. Biographie de l'auteur Marion Carrel est sociologue, maître de conférences à l'Université de Lille III et membre du GRACC. Catherine Neveu, anthropologue, est directrice de recherche au LAIOS, (CNRS-EHESS). Jacques Ion, sociologue, a été jusqu'en 2008 directeur de recherche au CNRS (MoDys).
Eugène Pelletier explore le mouvement coopératif international, offrant une étude théorique et pratique des différentes formes d'association. L'ouvrage examine l'histoire et les principes des sociétés coopératives en France, en Angleterre et en Allemagne, tout en soulignant l'importance de la mutualité et de la coopération pour le progrès social et économique.
Egiste Lisle, médecin aliéniste, présente une étude détaillée du suicide sous ses aspects statistiques, médicaux, historiques et légaux. L'ouvrage examine les causes prédisposantes et déterminantes du suicide, son évolution à travers l'histoire, et propose une analyse des opinions médicales de l'époque.
Charles Muteau examine en profondeur le secret professionnel, son étendue et les responsabilités qu'il implique, en s'appuyant sur la loi et la jurisprudence. Ce traité théorique et pratique s'adresse aux avocats, notaires, ministres du culte, médecins, pharmaciens et sages-femmes, offrant un éclairage sur les devoirs et obligations liés à cette question délicate.
Dans cet ouvrage, Paul Glatz expose sa méthode curative pour traiter la neurasthénie et les dyspepsies nerveuses, soulignant l'importance d'un diagnostic précis et du rôle du système nerveux dans les affections gastro-intestinales. Il met en avant l'efficacité des agents physiques comme l'hydrothérapie, l'électricité et le massage, combinés à un régime alimentaire adapté, tout en critiquant l'abus de médicaments et en prônant une approche thérapeutique individualisée.