La santé et les autoroutes de l'information. La greffe informatique
Carré Dominique
L'HARMATTAN
29,50 €
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EAN :9782747510332
Télésurveillance, télé-expertise, carte vitale, internet, réseau santé social, télé-services... ces innovations techniques synonymes de modernisation du service public de santé participent à la construction des autoroutes de l'information (AI). Beaucoup sen félicitent d'autres s'en plaignent. Au-delà des effets spectaculaires de l'utilisation des TIC au service d'une médecine de pointe, il est temps d'appréhender la mise en réseau dans un contexte plus large, celui de la modernisation-réorganisation des services publics, à l'interroger d'un versant moins fréquenté, que celui du contrôle des coûts, de la rationalisation des actes médicaux, de la surveillance grandissante des pratiques soignantes, dont la légitimité ne va pas de soi. L'objectif de l'ouvrage consiste tout à la fois à questionner la manière dont se construisent les autoroutes de l'information en santé, à traiter de la question de leurs usages et à interroger le sens social de celles-ci. L'ouvrage traite du syndrome du tout informatique en santé, du virage ambulatoire informatisé comme solution à la crise du système sociosanitaire. Le but est d'en arriver à établir le sens social et humain de ce grand chantier qui bouleverse, en ce début du XXIe siècle, les sociétés industrielles dites avancées. A l'initiative de Dominique Carré et de Jean-Guy Lacroix, des chercheurs français et québécois, des experts, des médecins et des cadres de la santé publique présentent ici leurs réflexions.
Nombre de pages
312
Date de parution
01/11/2003
Poids
426g
Plus d'informations
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EAN
9782747510332
Titre
La santé et les autoroutes de l'information. La greffe informatique
ISBN
2747510336
Auteur
Carré Dominique
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
0
Poids
426
Date de parution
20031101
Nombre de pages
312,00 €
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L'utilisation des sondages d'opinion dans la prise de décision politique, notamment dans l'exemple choisi ici, celui de la dissolution de l'Assemblée nationale en 1997 par le président de la République Jacques Chirac, marque une rupture certaine avec des pratiques antérieures observées jusqu'alors en France. Cette transformation est le fruit d'un processus de mutations affectant les champs médiatique et politique, sous la prégnance de plus en plus marquée du marché dans le domaine de l'information politique. Cette fonction des sondages d'aide à La prise de décision tend à se réifier, sans évidemment disparaître. Le constat de faillite des prévisions, établies lors des premiers tours des élections présidentielles de 1995 et 2002, et des législatives de 1997, n'est pas la raison essentielle de ce processus. En fait, nous sommes aujourd'hui à une croisée des chemins caractérisée par le passage d'une fonction d'information, d'aide à La décision politique par les sondages; à une fonction marketing, les sondages devenant un instrument de conquête de l'électorat.Ainsi sont en jeu deux conceptions de l'opinion publique et, plus généralement, de l'espace public. La première considère que L'opinion publique est bien davantage que la somme des opinions individuelles, recueillies de manière souvent aléatoire. Elle valorise l'engagement collectif, l'association volontaire qui président à la formation des partis politiques et à leur rôle dans l a démocratie représentative. La seconde renvoie largement au modèle anglo-saxon. Elle s'inscrit dans une vision de l'individu conçu comme consommateur en toute chose, dans le modèle, du marché où chacun, isolé des autres, choisit une offre de représentants, conçue et réalisée par les stratégies de marketing.
C'est dire que l'oeuvre de Courmes a émerveillé tout le siècle, à preuve sa présence dans les plus grands musées français, depuis le centre Pompidou jusqu'au musée d'Art moderne de la ville de Paris. Courmes aura peu connu les honneurs sinon celui de dresser le portrait de Jack Lang en 1991. Il aura côtoyé tout le XXe siècle en qualité de peintre insolent et utilement provocateur et trouvé ses meilleurs amis dans le cercle restreint des grands acteurs du surréalisme et des maîtres du calembour graphique. En France ? : Clovis Trouille et Gaston Chaissac ? ; en Belgique ? : James Ensor et Félix Labisse. Au fil des ans et au hasard des rencontres, il aura stupéfié aussi bien les peintres de la Figuration narrative (Aillaud, Arroyo, etc.) que les membres du groupe Panique (Olivier O. Olivier, Roland Topor, etc.). Alfred Courmes est aussi un amoureux de Paris (particulièrement le canal Saint-Martin qui lui sert de décor), se suffisant de ses après-midis de travail dans son appartement de la rue des Ecluses Saint-Martin qu'il rejoignait après son travail de nuit aux grands magasins de La Samaritaine. C'est aussi un érudit de l'histoire de la mythologie, un féru de l'histoire des sciences, un soupçonneux de l'histoire des religions, et encore plus des désastres de la guerre. Un enchanteur du désir, bien sûr. Et, point d'orgue de cette oeuvre, son appétence pour les images publicitaires qui en font assurément le pionnier du pop'art européen et américain.
Dans la lignée du 20e congrès de la Société Française des Sciences de l'Information et de la Communication qui s'est tenu en juin 2016 à Metz, cet ouvrage questionne le temps et les temporalités des dispositifs de médiation au regard du temps social. Ces dispositifs de médiation - techniques, sociotechniques, médiatiques, symboliques - ne sont pas sans incidences sur les pratiques sociales et plus particulièrement le temps des usagers et des publics. Ces dispositifs, s'ils orientent fortement les pratiques professionnelles doivent aussi s'adapter aux nouvelles modalités de production et d'appropriation de l'information dans des domaines aussi diversifiés que le journalisme, la santé, l'engagement militant... En tant qu'outils de médiation, de mise en lien des individus et des institutions - médicale, politique, universitaire par exemple - ils contribuent à modifier le rapport au temps et aux territoires des usagers. Le dispositif participe ainsi du bon fonctionnement social, organisationnel, démocratique, et conduit à construire, déconstruire ou reconstruire des représentations du temps à travers des usages différenciés. En proposant des articles aux terrains diversifiés, cette publication cherche à cerner les enjeux des dispositifs de médiation en identifiant dans la mesure du possible, les contraintes, les limites mais surtout les possibilités nouvelles offertes par ces dispositifs qui renouvellent ainsi un agir au niveau des pratiques sociales.
Corinne Deville commence à peindre dès 1942 sous l'influence de ses parents, eux-mêmes graveur et peintre. Grande lectrice dès son adolescence, elle reste traumatisée par les bombardements allemands et les souffrances de la guerre. Elle donne naissance à un univers pictural personnel et unique. Retirée et recluse dans ses différentes résidences (Reims, Paris, Suisse) qu'elle décore comme de véritables musées, elle ne cesse de travailler hormis une longue période passée dans des établissements de repos. Son oeuvre, qu'elle voulait brûler, a été sauvée par ses enfants. Cet ouvrage de référence dévoile l'ampleur et la fulgurance de son travail : plus de 450 oeuvres recensées, dont une série de sculptures, des trains somptueux construits en bois et habillés de boîtes de conserve.