PASCAL DES CONNAISSANCES NATURELLES A L ETUDE DE L HOMME
CARRAUD
VRIN
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EAN :9782711617937
Pascal a revendiqué l'abandon de l'étude des sciences au profit de celle de l'homme. Qu'entendre par l'étude de l'homme? D'abord la recherche de la nature du "moi humain", par un Pascal qui ne songe pas encore à une Apologie. La fécondité que L'art de persuader accorde au "je pense donc je suis", en tant que principe d'une "physique entière", est telle qu'en est déniée toute portée au cogito augustinien: c'est à Descartes, et non à saint Augustin, que Pascal reconnaît d'avoir accédé au moi. Mais si Pascal prend acte de l'innovation radicale des Meditationes en créant en français "le moi", c'est pour dessaisir ce moi de sa primauté métaphysique et ne le trouver que dans la dépravation de la volonté. Le moi donc, mais pas encore l'homme. Ensuite, après l'échec des Provinciales, le dessein apologétique pascalien consiste à montrer la supériorité de la vraie religion sur les philosophies, qui seule peut rendre raison de la double "condition de l'homme". Ce projet, tel que le restitue la Conférence à Port-Royal, s'enracine dans une première anthropologie qu'on qualifiera d'abstraite en ce qu'elle a pour objet de définir l'essence contradictoire de l'homme. Enfin, après la Conférence, Pascal en vient à envisager les hommes dans leur existence même. Les deux thèmes de la gloire (humaine) et du divertissement permettent de caractériser cette anthropologie existentielle, au terme de laquelle s'éclaire la puissance d'aliénation de l'imagination. L'analytique de l'existence humaine constitue dès lors ce qu'on appellera la seconde anthropologie de Pascal.
Date de parution
06/12/2007
Poids
245g
Largeur
215mm
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EAN
9782711617937
Titre
PASCAL DES CONNAISSANCES NATURELLES A L ETUDE DE L HOMME
ISBN
2711617939
Auteur
CARRAUD
Editeur
VRIN
Largeur
215
Poids
245
Date de parution
20071206
Nombre de pages
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Elus locaux, professionnels du tourisme, fonctionnaires, animateurs sportifs et culturels, les acteurs du tourisme de montagne sont aujourd'hui confrontés à de nouvelles normes et à de nouveaux principes adoptés par les autorités communautaires, en matière de protection des paysages et de l'environnement, d'information et de protection du consommateur, de droit de la concurrence... Par ailleurs, l'heure est aujourd'hui à l'élaboration d'une politique d'accompagnement financier de ce secteur économique en expansion, dans le but de le pérenniser. L'Union européenne dispose donc à la fois d'un pouvoir normatif et d'un système d'incitations financières sans précédent. Quelle politique est définie, et comment les acteurs perçoivent-ils cette évolution ? Est-elle subie, ou est-elle le fruit d'un réel partenariat ? Cet ouvrage permettra de faire le point sur la " nouvelle donne " européenne et sa réception par les acteurs locaux.
Carraud Vincent ; Bayle Claire ; Meyer-Bisch Gabri
L'un des traits caractéristiques de Leibniz est son rapport, positif, érudit et essentiel à toute la tradition philosophique antérieure. Le rapport qu'il assume à celle-ci peut s'entendre par analogie avec les parties célèbres où les joueurs d'échec apprennent leur art : un bon joueur, instruit de l'histoire des échecs, reconnaît aux premiers coups l'ouverture choisie par son adversaire. Il s'épargne ainsi supputations et hypothèses. Se trouvent ici non seulement restitué ce que Leibniz a pensé des auteurs antiques et médiévaux mais encore analysé son bon usage de l'histoire de la philosophie. "
« Le moi » est une invention cartésienne de Pascal, qui substantive le pronom pour parler de lui comme dun objet. Aussitôt après Pascal, lexpression prolifère; mais la multiplication de ses emplois nen méconnaît-elle pas la spécificité? Car le moi nest ni lâme, ni la conscience, ni la personne, ni le sujet, ni même le soi. Si lanalyse de Husserl permet de rendre raison de cette décision à la fois textuelle et philosophique le moi est le résultat dune réduction elle na pas vu que Descartes ne passe pas de la position de lego à sa substantialisation sans sêtre demandé « qui est le moi? ». La première question cartésienne qui est posée au moi nest donc pas la question (essentialiste) de ce quil est mais celle (identifiante) de savoir qui il est, question à partir de laquelle pourra se déployer lanalytique existentiale.
La formule cartésienne causa sive ratio scande l'histoire de la causalité, entre le privilège suarézien de la cause efficiente et l'invention leibnizienne du principe de raison suffisante. Elle traverse un siècle exactement, des Disputationes metaphysicae de Suarez (1597) aux 24 thèses métaphysiques de Leibniz (1697). La métaphysique s'y constitue en époque de la causalité. Qu'ils la soutiennent ou qu'ils la récusent, les philosophes du XVIIe siècle ont en commun de discuter la thèse qui confère l'intelligibilité à la relation causale ; elle prend la forme exemplaire de l'équivalence cartésienne de la cause et de la raison. Mais la façon dont la relation causale gagne l'intelligibilité demeure à son tour inintelligible, puisqu'elle renvoie à la toute-puissance incompréhensible de celui qui l'exerce, y compris peut-être envers lui-même : sui causa. C'est là précisément la thèse que les post-cartésiens ne cesseront de lire comme un problème et de récuser : Spinoza, en posant que l'ordre et la connexion des idées sont les mêmes que l'ordre et la connexion des choses ; Malebranche, en faisant de la cause occasionnelle une raison inefficace et en concentrant en Dieu toute l'efficace ; Leibniz, en employant le principe de raison suffisante, qui rationalise l'existence en la soustrayant à l'emprise de l'efficience. Loin de la produire, la causalité se voit alors soumise, sous diverses modalités, à l'intelligibilité. Aussi le principe de raison suffisante signe-t-il ce que nous appelons la fin de la cause - par excellence la fin de l'efficience -, qui n'est pas la fin de la question du fondement, mais le déplacement de sa réponse vers plus fondateur que la cause : la raison. Ainsi se trouve accomplie l'essence du fondement à l'époque moderne de l'histoire de la métaphysique. " V. C.
Norman McLaren oeuvre dans le domaine onirique de l'animation. David Cronenberg est maître du genre de l'horreur intérieure. Que peuvent donc partager ces deux cinéastes canadiens aux univers si distincts ? Chacun a construit une relation à long terme avec un compositeur - respectivement Maurice Blackburn et Howard Shore. D'un duo à l'autre, le musicien occupe une place centrale au sein de la création collective ; sa musique se révèle comme une composante fondamentale. Quels processus créatifs lui permettent de se déployer ? Le livre fait la lumière sur les mécanismes collaboratifs et la pensée de ces duos. Plus généralement, il établit une poïétique de la création musico-filmique, décrit et comprend les processus créateurs filmique et musical qui déterminent la composition d'une musique de film et, plus encore, une musicalité de tout le complexe audiovisuel. Du cinéma d'animation expérimental (A Phantasy) au long-métrage de fiction (Crash, A Dangerous Method) en passant par le documentaire engagé (Jour après jour), l'auteure offre un portait inédit de pratiques musico-filmiques novatrices tout en proposant de nouvelles approches analytiques pour la musique de film.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.