
Internet rend-il bête ? Réapprendre à lire et à penser dans un monde fragmenté
C'est bien sûr à une révolution technique et informationnelle que nous assistons avec Internet. Mais c'est surtout à une révolution dans notre cerveau! Vous aviez l'habitude de lire tranquillement et de façon linéaire un livre sur lequel vous portiez toute votre attention. Cela pouvait durer des heures pendant lesquelles vous, lecteurs, vous immergiez dans le monde singulier d'un auteur, en y mettant toute la concentration que vous désiriez. Regardez maintenant ce qui se passe quand vous vous connectez à Internet. Vous zappez de page en page par des liens qui vous promènent ici et là, et pendant ce temps vous êtes aussi bombardés de messages, parfois d'alertes vous informant qu'un mail vient de vous arriver ou qu'une nouvelle récente vient de mettre un blog ou un site Web (sur un flux RSS) à jour. Que se passe-t-il alors dans notre esprit? En quoi cet environnement électronique change-t-il notre état mental, voire notre comportement social? Ne serons-nous bientôt plus capables de nous concentrer plus de quelques minutes sur un texte? N'allons-nous pas nous contenter de picorer ici et là quelques bribes (de textes, de vidéos, de messages audio)? Notre cerveau, incroyablement plastique, s'adapte très vite aux nouvelles technologies et à leurs nouvelles tentations... Quels sont les avantages et les inconvénients de ces changements pour notre esprit? Nicholas Carr pose ici une question fondamentale: quel monde nouveau l'Homo sapiens vient-il de se forger et y résistera-t-il? Dans un détour historique passionnant, il nous rappelle que l'homme s'est constamment créé de nouvelles façons de penser. D'abord en inventant l'écriture (Sumer, les hiéroglyphes égyptiens, et le passage de la culture orale à l'écrit) puis en faisant évoluer la lecture (devenue silencieuse après des siècles où elle se fit à voix haute). L'imprimerie lui a fait accomplir un saut nouveau dans l'accès à la connaissance. Et jusqu'à très récemment, la capacité à se concentrer dans la lecture, pour tout apprentissage, a été au c?ur de notre mode d'éducation. Que va-t-il se passer maintenant que des professeurs d'université - même en littérature - ne parviennent plus à faire lire leurs étudiants (Guerre et Paix, A la recherche du temps perdu, c'est bien trop long). Internet va-t-il nous rendre stupides, comme le laissent entendre certaines études scientifiques? Elles montrent en effet que notre compréhension d'un texte est meilleure quand nous pouvons le lire posément, sans être incité par des liens divers (liens hypertexte) à l'"approfondir" d'une manière ou d'une autre (par telle ou telle vidéo ou interview complémentaire, tel autre texte explicatif, etc.)! Comment les générations futures vont-elles penser?
| Nombre de pages | 312 |
|---|---|
| Date de parution | 06/10/2011 |
| Poids | 402g |
| Largeur | 155mm |
| EAN | 9782221124437 |
|---|---|
| Titre | Internet rend-il bête ? Réapprendre à lire et à penser dans un monde fragmenté |
| Auteur | Carr Nicholas ; Desjeux Marie-France |
| Editeur | ROBERT LAFFONT |
| Largeur | 155 |
| Poids | 402 |
| Date de parution | 20111006 |
| Nombre de pages | 312,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Remplacer l'humain. Critique de l'automatisation de la société
Carr Nicholas ; Jacquemoud EdouardLes systèmes automatisés ont envahi notre quotidien via les applications pour smartphones, les GPS, les objets connectés, les robots ou drones domestiques - et bientôt les voitures sans conducteur. Chaque jour plus innovantes, ces technologies se proposent de soulager notre esprit, de nous épargner des efforts inutiles et de supprimer frictions et ralentissements dans nos vies. Censée alléger le travail des ouvriers et accroître les gains de productivité, l'automatisation a été introduite dans les manufactures pendant la révolution industrielle. Grâce à l'irrésistible essor de la robotique et de l'informatique, elle n'a cessé de se développer, d'abord dans l'industrie puis dans tous les domaines : aviation, finance, architecture, design, ressources humaines, médecine, justice, enseignement... En s'appuyant sur des exemples concrets et des études scientifiques diverses, Nicholas Carr démontre que notre dépendance accrue aux systèmes automatisés n'est pas sans danger. En faisant de moins en moins appel à nos sens, à notre expérience et à nos facultés intellectuelles, nous risquons de perdre notre autonomie, nos savoir-faire et notre pouvoir de décision. C'est pourquoi il est urgent de nous opposer à l'automatisation intégrale de la société et de remettre en cause le primat de la technologie sur l'humain.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER19,00 € -

Communiquer à tout prix. Une histoire (très) critique des réseaux sociaux
Carr NicolasPRÉCOMMANDEPRÉCOMMANDER22,00 € -

Les diables de Cardona. 2 CD audio
Carr Matthew - Justamon NicolasEspagne, XVIe siècle : un mystérieux tueur s'en prend à l'Eglise catholique. 1584. Le prêtre de Belamar de la Sierra, un petit village d'Aragon à la frontière avec la France, est assassiné, son église profanée. Sur les murs : des inscriptions en arabe. Est-ce l'oeuvre de celui qui se fait appeler le Rédempteur, dont tout le monde ignore l'identité, et qui a promis l'extermination de tous les chrétiens, avec la même violence que celle exercée sur les musulmans ? La plupart des habitants de la région sont en effet des morisques, convertis de force au catholicisme, et qui pratiquent encore l'islam en secret. A la veille d'une visite royale, Bernardo de Mendoza, magistrat à Valladolid, soldat et humaniste issu d'une famille juive, est chargé de l'enquête. Très vite, les tensions s'exacerbent entre les communautés, une véritable guerre de religion se profile. Et les meurtres continuent, toujours aussi inexplicables. Entre l'Inquisition et les extrémistes morisques et chrétiens, la tâche de Mendoza va se révéler ardue.Sur commandeCOMMANDER25,90 €
Du même éditeur
-

La guerre civile n'aura pas lieu. Pour en finir avec la vision d'un pays déchiré
Prissette Nicolas ; Rivière EmmanuelL'enquête de grande ampleur sur la France d'aujourd'hui, qui démonte les clichés. Immigration, islam, insécurité, école, écologie, " wokisme " ... La France serait au bord de l'implosion. La vision d'un pays déchiré s'est imposée sur les plateaux télé, elle irrigue le débat politique. Thèse majeure de l'extrême droite, elle a gagné la droite, le centre et parfois la gauche. Elle est partagée par l'opinion. Pourtant, elle est fausse. La France n'est pas archipelisée, elle n'est pas au bord de la guerre civile ni en voie de décivilisation. Passant au crible les discours politiques, l'état du pays et les enquêtes d'opinion, les auteurs montrent que les arguments du chaos sont trompeurs et manipulatoires. Que la réalité est souvent aux antipodes du débat public. Et que les Français se retrouvent fréquemment autour des mêmes valeurs positives... et des mêmes attentes insatisfaites. Cette plongée dans l'âme du pays offre un panorama de la France beaucoup plus conforme au réel, honnête et respectueux des enjeux véritables auxquels nous sommes confrontés. Une vision qui permet de penser l'avenir en conscience, loin du tableau décliniste qui mine le moral et sape la confiance.EN STOCKCOMMANDER20,90 € -

L'attrape-foudre
Bussy SarahFarah a le coup de foudre pour Tao. Ensemble, ils vont prendre le risque de se brûler les ailes... Un superbe roman sur l'urgence et la voracité de l'adolescence. En attendant l'année du bac, Farah travaille tout l'été à la station-service familiale. Un jour, une vieille Ferrari blanche brinquebalante s'arrête à la pompe. A son volant : Tao, un garçon au charme magnétique, si libre, si différent de ceux que Farah connaît. Lorsqu'il lui propose de le suivre dans son road-trip vers les orages du Sud, la jeune fille ne peut qu'accepter. Mais au fil des kilomètres et des confidences, Farah comprend que Tao joue avec le feu. Et que sa fuite pourrait bien les brûler tous les deux...Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER19,00 €
De la même catégorie
-

Le fond de l'air est jaune. Comprendre une révolte inédite
Confavreux JosephRésumé : Les ronds-points sont une invention française, tout comme l'idée de les bloquer vêtus de gilets jaunes. En y installant leurs barrières, les manifestants les ont transformés en places publiques, permettant à des gens qui s'ignoraient jusqu'alors de fraterniser. Ils ont surtout réussi à mettre au centre du débat la question de la justice sociale - et celle, fondamentale pour toute l'humanité, du lien entre justice sociale et justice écologique. De cette histoire en cours, il est possible de dessiner certains contours sans les figer. Fait singulier, pour le monde des idées, la mobilisation des gilets jaunes a suscité celle des sciences sociales et humaines, rarement aussi présentes et précises face à l'irruption du contemporain. On a vu, très vite, circuler des analyses issues des meilleurs travaux de l'histoire, de la sociologie, de la géographie, de la science politique, de la philosophie, de l'économie, des sciences de l'information. A la fois archives du présent et armes pour l'avenir, quinze d'entre elles sont réunies ici, accompagnées de photographies, de textes et de slogans qui documentent une révolte inédite.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER14,50 € -

En immersion. Enquête sur une société confinée
Fourquet Jérôme ; Gariazzo Marie ; Jaboulay GasparRésumé : L'épidémie de coronavirus et l'expérience du confinement généralisé ont confronté notre pays à une épreuve inédite et singulière. Fait social total, la propagation du virus a mis à l'arrêt l'économie, bouleversé l'agenda gouvernemental et notre vie quotidienne. Durant cette période très particulière, l'IFOP, à l'initiative de Jérôme Fourquet, a réalisé une série d'enquêtes quantitatives visant à donner la mesure du niveau d'inquiétude de la population, du jugement porté par elle sur l'action des pouvoirs publics et de la façon dont ont été appliquées les consignes sanitaires. Mais, parallèlement à cette batterie d'enquêtes inédites, l'institut a également déployé, avec Le Point et la Fondation Jean-Jaurès, un dispositif d'observation au long cours : 33 Françaises et Français de toutes conditions, de tous âges et régions ont été suivis par l'équipe d'enquêteurs pendant plusieurs semaines. Comment les Français ont-ils réagi à l'évolution de l'épidémie et quelles sont leurs attentes maintenant ? Cadre télétravaillant depuis l'île de Ré versus caissière aux avant-postes, jusqu'à quel point le confinement a-t-il constitué une épreuve partagée et comment les différences ont-elles été appréhendées ? L'épidémie et le confinement ont-ils raffermi le sentiment d'appartenance collective ou exacerbé les fractures déjà à l'oeuvre ? En d'autres termes, le Covid-19 a-t-il joué le rôle d'antidote ou de révélateur de l'" archipelisation " de la société française ? L'état d'esprit dans lequel les Français abordent la nouvelle phase de l'épreuve sanitaire a mûri dans le secret du confinement. Mais c'est bien lui qui déterminera la séquence dans laquelle nous entrons maintenant. Jérôme Fourquet est analyste politique, directeur du département Opinion à l'IFOP. Marie Gariazzo, Gaspard Jaboulay, François Kraus et Sarah Wolber, travaillant également à l'IFOP, ont rédigé avec lui cet ouvrage. Postface de Gilles FinchelsteinSur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER18,00 € -

Du génie français
Debray RégisSur fond de duel pour désigner qui de Stendhal ou de Victor Hugo représente le mieux le génie français, Régis Debray nous livre une critique littéraire et sociétale à la fois légère et profonde, drôle et hautement cynique. Cet essai, aux accents très politiques, croustillant dans son écriture, met en lumière la « selfisation » que connait notre époque, profondément marquée par l’égotisme et l’hyper-individualisme. Peiné que Stendhal soit désigné plutôt que Hugo, Debray regrette que notre époque ne soit pas plus « hugolienne », constatant que « Stendhal réduit l’homme à l’individu, [alors que] Hugo voit l’homme à travers l’individu (…).Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER14,00 € -

Le goût du vrai
Klein EtienneRésumé : "L'air du temps, en accusant la science de n'être qu'un récit parmi d'autres, l'invite à davantage de modestie. On la prie de bien vouloir gentiment "rentrer dans le rang" en acceptant de se mettre sous la coupe de l'opinion". Etienne Klein La philosophie des Lumières défendait l'idée que la souveraineté d'un peuple libre se heurte à une limite, celle de la vérité, sur laquelle elle ne saurait avoir de prise : les "vérités scientifiques", en particulier, ne relèvent pas d'un vote. La crise sanitaire a toutefois montré avec éclat que nous n'avons guère retenu la leçon, révélant l'ambivalence de notre rapport à la science et le peu de crédit que nous accordons à la rationalité qu'il lui revient d'établir. Lorsque, d'un côté, l'inculture prend le pouvoir, que, de l'autre, l'argument d'autorité écrase tout sur son passage, lorsque la crédibilité de la recherche ploie sous la force de l'événement et de l'opinion, comment garder le goût du vrai - celui de découvrir, d'apprendre, de comprendre ? Quand prendrons-nous enfin sereinement acte de nos connaissances, ne serait-ce que pour mieux vivre dans cette nature dont rien d'absolu ne nous sépare ?ÉPUISÉVOIR PRODUIT3,90 €


