Carpentier Vincent ; Ghesquière Emmanuel ; Marcign
OUEST FRANCE
8,00 €
Épuisé
EAN :9782737341649
Qu'y a-t-il de commun entre le "premier Normand" - un homme de Neandertal, chasseur d'éléphant et de rhinocéros, qui vécut vers Ranville il y a 230 000 ans - et le seigneur de Château-Gaillard? Entre l'artiste du Paléolithique, gravant des nus féminins dans la grotte de Gouy, et celui qui, au Moyen Âge, ciselait des enseignes de pèlerins au Mont-Saint-Michel? Entre les paysans néolithiques de Colombelles, vers - 5200, et ceux de la somptueuse villa gallo-romaine de Touffréville, au premier siècle de notre ère? Entre les mineurs de silex de Bretteville-le-Rabet, vers - 3600, et ceux du Molay-Litry, encore actifs au XIXe siècle dans l'extraction du charbon? Entre les marins du Foudroyant, coulé en 1682 dans la rade de La Hougue et les fantassins du débarquement allié de 1944? Tous ont laissé enfouis des vestiges de leur présence. En Normandie, depuis le XVIIe siècle, les archéologues mettent au jour et décryptent ces traces qui fournissent des informations irremplaçables: pour le Paléolithique, le Néolithique et les âges des Métaux, ce sont les seules sources d'information; pour l'Antiquité, le Moyen Âge, les périodes moderne et contemporaine, ils livrent des données sans équivalent, complémentaires des archives écrites. Au fil des millénaires, on découvre une Normandie changeante: ses côtes se sont déplacées à la fin de l'ère glaciaire; son paysage s'est modifié à plusieurs reprises; la division des très anciennes parcelles y réapparaît; les Vikings n'y laissent que peu de traces; la vache, la pomme et le fromage n'y ont pas toujours été les traits prépondérants de la production agricole; les marques de la vigne, de l'élevage ovin et porcin y sont encore présentes. Archéologues à l'Institut national de recherches archéologiques préventives, les auteurs fouillent en Normandie depuis de nombreuses années. Ils font ici la synthèse de trois siècles d'archéologie en terre normande: des travaux de Cocherel, qui organisa la "fouille de sauvetage" d'une sépulture néolithique dès 1685 à Houbec-Cocherel, aux contributions les plus récentes de l'archéologie préventive, appuyées par les techniques les plus performantes d'analyse et de datation. Une liste de sites, des musées et des structures de l'archéologie, professionnelles et bénévoles, complète ce panorama richement illustré. Biographie de l'auteur Vincent Carpentier est archéologue responsable d'opérations à l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), membre du Centre de recherches historiques et archéologiques médiévales (UMR 6577), et doctorant à l'Université de Caen sous la direction de Claude Lorren. Il a conduit et publié de nombreuses fouilles d'habitats ruraux gallo-romains et médiévaux à travers les deux régions normandes, et se consacre depuis plusieurs années à l'étude historique, archéologique et environnementale des zones humides et littorales de la Basse-Normandie. Ses travaux concernent également l'ethnographie, à travers l'étude des anciennes salines ou le relevé des graffitis marins, de l'âge du Fer au XXe siècle. Emmanuel Ghesquière est archéologue responsable d'opérations à l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), membre de l'Unité Mixte de Recherche "Civilisations Atlantiques et Archéosciences" (UMR 6566 du CNRS), et doctorant à l'EHESS / Université de Toulouse. Il a conduit de nombreuses études lithiques sur les sites pré et protohistoriques en Basse et Haute-Normandie. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages et articles consacrés à l'habitat et la culture matérielle du Mésolithique à l'âge du Bronze. Cyril Marcigny est archéologue responsable d'opérations à l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), membre de l'Unité Mixte de Recherche "Civilisations Atlantiques et Archéosciences" (UMR 6566 du CNRS), et doctorant à l'EHESS / Université de Toulouse sous la direction de Jean Guilaine. Il a dirigé de nombreux chantiers de fouille en Normandie et Pays de la Loire. Il est l'auteur de plusieurs livres, monographies de sites archéologiques ou ouvrages de synthèses, et de nombreux articles consacrés à l'organisation de l'espace rural du Néolithique à l'âge du Fer.
L'efficacité du système éducatif s'est imposée comme l'enjeu majeur des dernières élections britanniques. Au Royaume-Uni comme ailleurs, les décideurs se sont toujours trouvés confrontés à des choix concernant la nécessité du développement éducatif, son orientation et son financement. L'objet de cet ouvrage est de mettre en évidence les interrelations de long terme entre le développement éducatif et la croissance économique.
Résumé : Après avoir raconté l'émergence et les évolutions récentes de l'archéologie de la Seconde Guerre mondiale, discipline scienti ? que qui met ses chercheurs et ses méthodes au service d'une histoire interdisciplinaire, Vincent Carpentier présente, dans une synthèse inédite, les grandes catégories de vestiges conservés ou mis au jour sur les théâtres de ce con ? it majeur. En premier lieu, il aborde les ouvrages défensifs ou logistiques - lignes forti ? ées de l'Atlantique au Paci ? que, aérodromes, bases de missiles, de U-Boote, abris, etc. -, dans lesquels le béton et l'acier occupent une place de choix. Puis il s'intéresse aux vestiges polymorphes des champs de bataille proprement dits, depuis les grains de sable d'Omaha Beach jusqu'aux épaves sous-marines, en passant par les théâtres d'affrontements ou le relèvement de corps de soldats. En ? n, il évoque les témoins matériels de la violence de masse, emblématique de cette guerre totale, à travers l'archéologie des destructions et les recherches dédiées aux camps d'internement, aux crimes de masse et à la Shoah. Au ? l de ce tour d'horizon international des traces matérielles de la Seconde Guerre mondiale et des ré? exions qu'elles suscitent, Vincent Carpentier interroge les enjeux mémoriels ou idéologiques qui s'y rapportent, et souligne leur résonance avec une actualité marquée tant par les héritages géopolitiques du dernier grand con ? it du XXe siècle que par la guerre qui fait rage aujourd'hui en Ukraine.
Résumé : Le Débarquement, épisode majeur de la Seconde Guerre mondiale, a laissé une profonde empreinte en Normandie, tant dans la mémoire collective qu'à travers d'innombrables traces, objets ou cicatrices paysagères. Cependant, ce patrimoine disparaît peu à peu, au gré de l'érosion des côtes et des sols, de l'aménagement du territoire, de l'oubli inéluctable lié au décès des derniers témoins. Devant cet effacement inexorable, l'archéologie se doit désormais de réagir, avec le soutien de la communauté publique, en vue de sauvegarder pour les générations futures tout un pan de la mémoire collective de la nation et, au-delà, de l'humanité. Cette discipline contribue de manière inédite à l'histoire de la Seconde Guerre mondiale en établissant des faits objectifs et en collectant les archives du sol. Ainsi s'élabore, autour du Débarquement et des combats de la Libération menés en Normandie, une archéologie riche, complexe et engagée, faisant appel à des méthodes scientifiques de pointe et des partenariats internationaux. Les découvertes renseignent un champ varié de faits militaires, tactiques ou stratégiques, depuis le quotidien individuel du soldat au combat ou du prisonnier jusqu'à l'aménagement de vastes systèmes logistiques ou de défense dont au premier chef le Mur de l'Atlantique. Vincent Carpentier et Cyril Marcigny, tous deux archéologues à l'Inrap, proposent dans cet ouvrage un état des lieux de la documentation et de la réflexion archéologiques autour du thème de la Seconde Guerre mondiale sur le sol de la Normandie.
L'univers médiéval est captivant, flore réelle et fabuleuse sont indissociables. Chaque plante est porteuse d'une histoire, d'une légende, et fait appel à notre imaginaire. Découvrons les secrets authentiques issus des textes connus ou à découvrir du monde médiéval (l'illustre abbesse Hildegarde de Bingen, le botaniste Macer Floridus, le sulfureux Albert le Grand, le poète humoriste Rutebeuf et quelques autres personnalités). Découvrons les innombrables vertus du basilic, de la sarriette, de l'iris, de la jusquiame... Feuilletons les pages des manuscrits enluminés, les tapisseries aux millefleurs. Rêvons à la mandragore, plante emblématique qui apportait la richesse à celui ou à celle qui la possédait...
Tout le monde croit connaître Brocéliande... Mais à travers les chemins et les pages des livres, mille secrets de sa mémoire multiple restent à découvrir. Mégalithes et histoire contemporaine y côtoient un légendaire profond et lumineux. Même Merlin et Morgane, Viviane, Lancelot et le Graal ont encore des révélations à offrir. Si la forêt des légendes représente, pour beaucoup, un sanctuaire spirituel, elle n'a pas traversé les siècles loin des tumultes du monde. S'y sont pressés des personnages sévères ou flamboyants, mais tous hors du commun. Du roi Judicaël aux ducs de Bretagne, des moines errants jusqu'au général de Gaulle, leurs secrets aussi sont dans ces pages.
L'archéologie en Terre sainte ne peut se réduire à un seul usage politique religieux. Les rapports entre foi et science, mythe et histoire, imaginaire et rationnel sont infiniment plus complexes. A partir d'une approche historique, sont retracés les grandes explorations et les quêtes fantastiques, découvertes scientifiques et débats de société que Jérusalem a suscités.Quels mystères pourrait encore renfermer la Cité de David après que des générations d'archéologues ont fouillé chaque centimètre carré de ce site de la Jérusalem originelle ? Et pourquoi la moindre découverte, sous la moindre pierre, déclenche-t-elle tant de passions ?Peut être parce qu'à Jérusalem, plus qu'ailleurs, dans cette ville sainte pour les trois religions monothéistes, l'archéologie n'a jamais été une science neutre.Depuis ses débuts, il y a 150 ans, l'archéologie en Terre sainte a toujours eu partie liée, de près ou de loin, avec l'idéologie. Au départ les fouilles n'étaient pas seulement inspirées par la Bible, elles étaient censées démontrer son historicité, au moment où la science venait la remettre en cause. Sans compter les intérêts des Grandes puissances qui ont utilisé la religion comme un instrument d'influence.Et pourtant, les différentes écoles archéologiques qui se sont succédées en Terre sainte ? française, britannique, américaine, israélienne ? ont abouti à des résultats remarquables, comme si elles s'étaient dégagées, non sans peine et peut-être pas complètement d'ailleurs, de leurs a priori idéologiques.Ironie de l'histoire : ce sont des chercheurs israéliens, Finkelstein et Silberman, qui ont porté l'attaque la plus retentissante contre l'historicité de la Bible, du moins en ce qui concerne le récit de la Genèse, de l'exode d'Egypte et des royaumes de David et Salomon. Cette remise en cause a été effectuée grâce à une étude menée en Cisjordanie occupée, à la faveur de sa conquête par l'armée israélienne.C'est dire que qu'on ne peut réduire l'archéologie en Terre sainte à un seul usage politique religieux. Les rapports entre foi et science, mythe et histoire, imaginaire et rationnel, sont infiniment plus complexes.
Résumé : Du monumental vase de Vix jusqu'au disque de Nebra, la plus ancienne carte du ciel connue, en passant par les premiers temples de l'humanité en Turquie ou les tunnels regorgeant d'offrandes de Teotihuacan, jamais autant de trésors n'ont été découverts que ces dernières décennies. C'est cette richesse fascinante que Jean-Paul Demoule entend explorer avec nous dans cet ouvrage. Mais au-delà de l'or des Scythes ou des pharaons, des " trésors " non moins estimables sont là, sous nos pieds, insignifiants en apparence ? comme ce brin de cannabis trouvé dans une tombe chinoise ? si ce n'est invisibles ? la séquence ADN qui a caractérisé l'homme de Denisova. Fervent défenseur de l'archéologie préventive, l'auteur montre qu'il importe de les sauver, mais aussi de les penser pour que des mots comme "civilisation", "peuple", "culture" ou "migration" ne soient pas détournés. Fouiller, c'est plus que jamais éclairer notre avenir.
Résumé : Une découverte récente a révélé que les premiers Homo Sapeins vivaient il y a 300 000 ans dans la Sahara vert, l'actuel Maroc. Et ils n'étaient alors pas les seuls humains à peupler la planète. D'où venaient-ils ? Pourquoi les autres espèces du genre ont-elles disparu ? Comment Sapiens a-t-il colonisé la planète ? Laissez-vous guider par Jean-Baptiste de Panafieu à la rencontre de nos ancêtres. Confortablement installé dans votre transat, découvrez l'incroyable histoire de nos origines.
Les apports de l'archéologie, et singulièrement de l'archéologie préventive, sont considérables et donnent matière à repenser profondément le Moyen Age. L'archéologie médiévale mise en perspective sur la longue durée, spatialisée, a découvert la géographicité de ses objets d'étude. Ce changement d'échelle spatiale, comme la nouveauté parfois surprenante d' objets archéologiques" mis au jour en abondance, ont bousculé les paradigmes et cadres d'interprétation anciens. Les archéologues médiévistes sont désormais en situation d'établir ou reconsidérer les héritages, de marquer de nouveaux seuils et de mieux tisser les liens indispensables à l'intelligence de la complexité des produits matériels et de leurs effets. Et cette archéologie médiévale remontée en puissance débouche à présent sur une relance comparable de l'archéologie des périodes moderne et contemporaine. C'est donc un univers très ouvert et porteur d'avenir que le présent livre fera découvrir aux étudiants.