Jeune, riche, beau, intelligent, le narrateur de cette histoire aurait tout pour être heureux s'il n'était sans arrêt déstabilisé par les choix de vie des autres. Cobaye des idéologies contemporaines, il passe d'une posture à l'autre, partagé entre l'ironie et le désir d'engagement. Malmené par ses partenaires féminines - Gloria, une militante de Greenpeace qui pratique généreusement le don de soi, Candice, une aventurière du sexe virtuel qui l'oblige à des expériences éprouvantes -, il est écrasé par la libido de son père, un avocat d'affaires qui ose refaire sa vie avec une fille de vingt ans... Son désir de militer en politique se manifeste surtout par des parties de paintball israélo-palestinien dans un appartement bourgeois, avant de déboucher sur des enquêtes bidon auprès d'étudiants d'extrême gauche avec une carte de presse falsifiée, et sur la rencontre avec un gourou écologiste qui prône la stérilisation volontaire. Raman d'initiation loufoque, Le Parti de la jeunesse dénonce avec un humour féroce les impostures d'aujourd'hui.
Nombre de pages
234
Date de parution
05/01/2010
Poids
294g
Largeur
139mm
Plus d'informations
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EAN
9782207261682
Titre
Le Parti de la jeunesse
Auteur
Carpentier Christophe
Editeur
DENOEL
Largeur
139
Poids
294
Date de parution
20100105
Nombre de pages
234,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Tanguy Rouvet, un adolescent de dix-huit ans, ne peut pas n'être qu'un vulgaire psychopathe. Ce statut peu enviable ne récompenserait pas les efforts d'imagination qu'il investit à se trouver mille et une bonnes raisons de se faire justice lui-même. Au terme d'un road-movie où les phases d'action et d'introspection engendre une tension ininterrompue, Tanguy parviendra-t-il à nous convaincre que derrière l'implacable enchaînement des faits tragiques se cache un être en quête d'absolu ...
«Le blast du Chaosmos a pulvérisé l'Amour/J'ai fixé ma plume millénaire à un gun volé hier/Muse, redresse-toi, et plonge avec moi au c'ur des ténèbres/Aide-moi à raconter le Chaosmos, ce grand broyeur d'os/Alors ensemble, sans jamais demander pardon, nous nous ferons un nom.»
Ce roman parle d'un homme dont l'abomination est récompensée. Ce n'est peut-être pas moralement juste, mais le romanesque n'a que faire de la morale, car ce qu'il veut, c'est réinventer la vie, à n'importe quel prix.
Ce livre fut écrit au jour le jour. Il a duré le temps de l'amour qu'il dit, qui est le temps où cet amour valait d'être dit. Il a commencé comme lui, dans l'émerveillement, il a fini comme lui dans le désabusement. Entre les deux, une vieille histoire : celle du bonheur sans cesse invoqué, sans cesse atermoyé, et en filigrane sa décomposition, mot à mot, puis de geste en geste. Ç'aurait pu être un journal de bord, au bord d'une Absence annoncée. Mais en amour - passion oblige - me quittent mon regard " clinique ", mes envies de lucidité. En somme, j'ai de la tendresse pour mes égarements, et j'en ai pour les " égarantes ". Après tout, c'est déjà bien assez que dans mes écritures qui parlent de la société en général au lieu de parler de la Femme en particulier, je ne puisse m'empêcher d'être impitoyable plus souvent qu'indulgent. Nous, amants au bonheur ne croyant... n'est donc pas un livre qui désespère de l'amour. C'en est un qui, pour désespérer de l'amour heureux, n'en sait peut-être pas moins, même confusément, pourquoi sa vraie grandeur, à l'amour, secrète, inexplicable, c'est de ne l'être pas, heureux, mais surtout de ne point vouloir à tout prix l'être.
Donc, jadis, je suis allé vers les mots pour leur odeur, leur chair et pour le bruit très érotique qu'émettaient leurs enjambées sur les pages de tel livre, sur les lèvres de telle bouche. Donc, j'ai commencé à écrire d'instinct ce que ma conscience espérait pour son agrandissement et mon esprit pour sa libération. Donc, ce donc est l'autre nom que je donne au rythme qui m'a mis dans l'impérieuse nécessité de faire oeuvre littéraire des mouvements les plus intimes de ma vie organique. Donc, c'est ainsi que mon corps a écrit ce qu'il a écrit à la température des sensations et des désirs que lui inspirait sa relation amoureuse ou polémique avec les fondements de l'être, selon que cet être puisait l'essentiel de sa respiration dans un souffle d'avant le cadastre ou selon qu'il l'abandonnait à la mécanique des inhalations de concepts. Donc, ce livre fait monter le son d'une existence passée à rendre sa musique familière à l'obscur tonnerre du dernier des crescendos, celui-là même qui a sans doute manqué au Boléro de Ravel pour être assourdissant tout en demeurant indiciblement mélodieux. Donc. Marcel Moreau Biographie de l'auteur Né en 1933 en Belgique, Marcel Moreau a construit une oeuvre majeure dont quatre grands titres, Quintes, L'Ivre Livre, Le Sacre de la femme et Discours contre les entraves, ont récemment été réédités. Dans Des hallalis dans les alléluias, l'auteur se soumet à une bouleversante et ultime interview avec la femme de son dernier souffle...