En 1824, le futur pape Pie IX se rend au Chili. Il en revient convaincu que la découverte des Amériques a été l'événement capital des temps modernes. Il décide de faire béatifier le navigateur génois. Voici Léon Bloy qui vient plaider sa cause et le compare à Moïse. Mais l'avocat du diable n'est autre que... Jules Verne ! Il appelle Victor Hugo et Lamartine à la barre pour témoigner des inconduites de celui qui, à ses yeux, ne fut qu'un vulgaire marin.Transcrits par l'imagination de l'écrivain, les documents d'archives nous restituent un être hallucinant de présence.De père breton et de mère russe, Alejo Carpentier est né à Cuba en 1904. Après avoir habité Paris de 1928 à 1939, il y retourne en 1967 où, jusqu'à sa mort, survenue en 1980, il a été ministre conseiller de l'ambassade de son pays. En 1977, il avait obtenu le prix Cervantes, la plus haute distinction littéraire décernée en Espagne.
Nombre de pages
224
Date de parution
04/06/1986
Poids
140g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782070377428
Titre
La harpe et l'ombre
Auteur
Carpentier Alejo
Editeur
FOLIO
Largeur
108
Poids
140
Date de parution
19860604
Nombre de pages
224,00 €
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En s'appropriant une vision non-orthodoxe de l'urbanisme, Alejo Carpentier nous invite à une promenade poétique dans les rues de La Havane. Colonnes, portes, grilles et portails s'érigent en vestiges du long travail de l'histoire cubaine ? ses invasions et métissages ? et de celle des Havanais peuplant une rue "bavarde, indiscrète" et des maisons "enfermées sur leur propre pénombre".
A Venise, pendant le carnaval, un Mexicain déguisé en Moctezuma rencontre Vivaldi. Puis Scarlatti et Händel se joignent à eux pour visiter un couvent de nonnes musiciennes et pour aller prendre un petit déjeuner sur la tombe d'Igor Stravinski. Car les chronologies s'enchevêtrent dans ce merveilleux concert baroque où la musique, forme sublimée du temps, mène le récit. Si Vivaldi avait pris la plume, il n'aurait pas écrit autrement ce Concert baroque.
L'histoire déboussolée de l'Amérique latine dépasse, sous la plume d'Alejo Carpentier, la plus folle des fictions et devient fresque baroque où se pressent les archétypes du Nouveau Monde: généraux, séditieux, intellectuels. rêveurs, politiciens véreux. Parmi eux l'Etudiant, incarnation de l'espoir. Derrière lui. tout un peuple analphabète et haut en couleur dont le romancier cubain décrit, comme nul autre, les fêtes et les défaites. Mais aussi le Dictateur, dont on suit les aventures depuis le début du siècle jusqu'à son expulsion de son propre pays, vers les années vingt. et sa mort à Paris aux alentours de 1930
Sinfonia Eroica, composta per festeggiare il souvvenire di un grand'Uomo, e dedicata a Sua Alteza Serenissima il Principe di Lobkowitz, da Luigi Van Beethoven, op. 53, N° 111 delle Sinfonie...Et ce fut le claquement de porte qui le fit sursauter, brisant l'orgueil puéril qu'il éprouvait à comprendre ce texte. Les franges du rideau balayèrent sa tête, puis revinrent à leur place en tournant plusieurs pages du livre."
Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Dans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle Jacque
Emily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper Powys