Les campagnes dans les sociétés européennes (1830-1930). France, Allemagne, Espagne, Italie (1830-19
Caron Jean-Claude ; Chauvaud Frédéric
PU RENNES
20,00 €
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EAN :9782753501720
Les campagnes dans les évolutions sociales et politiques en Europe, des années 1830 à la fin des années 1920: étude comparée de la France, de l'Allemagne, de l'Espagne et de l'Italie", nouvelle question mise au concours du Capes et de l'agrégation, impose de privilégier les aspects politiques et sociaux, en particulier les processus de politisation et les transformations sociales, relatifs à la place et au rôle des campagnes. Mais tandis que le "paysan" a fait l'objet d'articles de dictionnaire et de vastes enquêtes, il n'en est pas de même pour les campagnes. Bien souvent, elles sont définies par opposition à la ville. Aussi convient-il de s'interroger sur les notions d'"émancipation", de"modernisation", d'"intégration". Toutefois pour comprendre la place complexe des campagnes dans les sociétés européennes, il importe aussi de s'attacher aux "espaces ruraux" et aux États-nations. Le présent ouvrage propose à la fois des synthèses chronologiques sur les campagnes européennes (1830-1848,1914-1930), des mises au point thématiques (la politisation, la conflictuosité et les conflits, la jeunesse), des éclairages variés sur l'Italie, l'Espagne ou l'Allemagne, des approches problématisées (France) et historiographiques (Allemagne et Italie). Il comporte également une introduction présentant longuement la question et une solide bibliographie conçue comme un instrument de travail commode. Les auteurs entendent donner une approche plurielle des transformations que les campagnes ont connues au cours d'un siècle commençant en 1830, au moment où se met en place, souvent sans à-coup, un nouveau "système productif", et où se fait entendre le fracas des révolutions et des insurrections de 1830 en France et en Italie - nourrissant revendications libérales et nationales dans la Confédération germanique - et la "clameur" de la guerre civile en Espagne. La période étudiée se referme à la fin des années vingt, lorsque la menace des totalitarismes devient de plus en plus prégnante et au moment de la grande crise de 1929 dont l'onde de choc se fera sentir tantôt immédiatement, tantôt bien des années après en Europe.
Date de parution
19/10/2005
Poids
501g
Largeur
156mm
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EAN
9782753501720
Titre
Les campagnes dans les sociétés européennes (1830-1930). France, Allemagne, Espagne, Italie (1830-19
Auteur
Caron Jean-Claude ; Chauvaud Frédéric
Editeur
PU RENNES
Largeur
156
Poids
501
Date de parution
20051019
Nombre de pages
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Le recours au feu, loin d'être une nouveauté, s'ancre dans l'histoire. La France d'avant 1914 est éclairée de flammes qui ne s'éteignent qu'épisodiquement: le monde rural est familier des incendies de granges ou de fermes, signes de conflits économiques et sociaux entre possédants et pauvres. L'incendie est également manifestation politique: à Paris, en 1871, le feu signe la chute de la Commune. La ville brûle et mettra des décennies à reconquérir ses ruines. Utilisé par les militaires lors des guerres qui rythment le XIXe siècle, l'incendie est une arme redoutable et redoutée: la politique de la terre brûlée hante l'imaginaire des populations civiles. Derrière l'incendie perce la figure de l'incendiaire: un être malade? un criminel? un désespéré? autant d'images qui angoissent les esprits du siècle et les criminologues. Jean-Claude Caron met ici en lumière un mode de protestation radical, une expression de la colère et du désespoir qui atteignit son paroxysme au XIXe siècle mais ne s'est jamais éteinte depuis. Biographie de l'auteur Jean-Claude Caron est historien, professeur des universités à Clermont-Ferrand. Spécialiste de la France du XIXe siècle, il a publié plusieurs ouvrages, notamment L'été rouge. Chronique de la révolte populaire en France (1841), chez Aubier (2002).
Aux armes citoyens! Aux armes pour défendre la patrie, notre honneur, notre existence! Consentirons-nous à devenir un troupeau d'esclaves sous le fouet des jésuites? Non, non! Plutôt mourir!" Cette proclamation d'Auguste Blanqui fait écho aux premières barricades qui se dressent entre le Palais-Royal et la Bourse en ce 27 juillet 1830. Étudiants libéraux ou républicains haranguent les ouvriers et déjà apparaissent les drapeaux tricolores. Malgré la réaction des régiments commandés par Marmont, l'émeute se transforme, dès le lendemain, en insurrection... La révolution est en marche. S'appuyant sur les Mémoires des contemporains, de Chateaubriand à Dumas en passant par Guizot et La Fayette, Jean-Claude Caron retrace ici le déroulement des Trois Glorieuses, rendues célèbres par le tableau d'Eugène Delacroix, la Liberté guidant le peuple, et pourtant la moins connue des révolutions du XIXe siècle.
Résumé : Ce manuel de référence sur l'histoire de la France à l'époque de la monarchie constitutionnelle est entièrement revu et et mis à jour par les derniers apports historiographiques. L'accent est mis sur l'histoire politique, sociale et culturelle, ainsi que sur la politique extérieure et modifie sensiblement l'approche traditionnelle des années 1815-1848 en montrant qu'elles sont essentielles et novatrices dans ces domaines.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.