La mort à l'oeuvre. Usages et représentations du cadavre dans l'art
Carol Anne ; Renaudet Isabelle ; Zénon Sophie
PU PROVENCE
29,00 €
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EAN :9782853999045
Dans l'histoire des attitudes collectives face à la mort, les oeuvres d'art constituent une source dont l'intérêt a été souligné par les travaux de Michel Vovelle ou de Philippe Ariès. Peu d'études spécifiques ont pourtant été consacrées à ce qui incarne la mort à l'oeuvre, c'est-à-dire le corps mort, et à ses représentations artistiques en tant que tel. C'est donc l'objet cadavre et les façons dont l'art l'utilise, se l'approprie et le met en scène que ce livre entend explorer, en les confrontant aux relations que les sociétés passées et présentes entretiennent avec la mort. Littérature gothique, photographies mortuaires, tableaux académiques, installations contemporaines, gravures satiriques, gastronomie, opéras, reliquaires contemporains et autres formes d'expression créatrices sont ainsi convoqués par des historiens de la mort, du corps et de l'art pour déchiffrer les fluctuations des sensibilités et des familiarités. Face à la multiplicité des entrées possibles, le choix s'est fait d'une approche selon trois questions simples : à quelles conditions et selon quelles normes esthétiques, à un moment donné, le cadavre peut-il devenir un objet d'art ? Quelles sont dans ce cas ses fonctions dans le dispositif artistique ? Et enfin, quelles relations le cadavre entretient-il avec l'art funéraire - en d'autres termes, comment l'art de la mort se nourrit-il de son propre objet ?
Nombre de pages
312
Date de parution
16/12/2013
Poids
562g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782853999045
Titre
La mort à l'oeuvre. Usages et représentations du cadavre dans l'art
Auteur
Carol Anne ; Renaudet Isabelle ; Zénon Sophie
Editeur
PU PROVENCE
Largeur
160
Poids
562
Date de parution
20131216
Nombre de pages
312,00 €
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En deux cents ans, la mort s'est médicalisée et, au chevet du mourant, le médecin a remplacé le prêtre. Mais les questions que soulève le rapport des médecins à la mort n'ont guère changé. Que faire face à un malade que l'on sait condamné ? Comment l'accompagner jusqu'à la fin ? Faut-il prolonger ou abréger son agonie, faut-il l'adoucir ? Savoir si le patient est bel et bien mort est une préoccupation qui n'a cessé d'être centrale depuis deux siècles. La recherche d'une preuve incontestable du décès n'est pas seulement affaire de scrupule scientifique, elle est aussi induite par la peur : le grand effroi du XIXe siècle, c'est d'être enterré vivant, et, pour s'assurer qu'aucune étincelle de vie ne demeure, le cadavre fait parfois l'objet de " tortures " effroyables à nos yeux. Depuis, les peurs se sont déplacées ; ce que nous redoutons pour nous et pour nos proches, ce sont ces morts qui n'en sont pas : les comas, les états végétatifs.Quant à l'euthanasie ou à l'" acharnement thérapeutique ", ces débats agitent la communauté des médecins dès le XIXe siècle, avec des mots différents, bien sûr. Le problème de la douleur, en revanche, ne sera pris en compte que bien plus tard : il faut attendre les années 1960 pour que les médecins voient en elle autre chose qu'un mal nécessaire, voire un symptôme utile pour la science. L'ultime question, en somme, pour les médecins d'hier et d'aujourd'hui, serait peut-être : la mort est-elle un ennemi à combattre ou un territoire à conquérir ?
Résumé : L'histoire de la mort a connu son apogée entre la fin des années 1970 et le début des années 1980, à travers les deux grandes synthèses de Michel Vovelle et Philippe Ariès. Née dans la continuité de l'histoire religieuse et de la démographie historique, elle s'est renouvelée dans les vingt dernières années par une approche matérielle centrée sur le traitement du cadavre. Une histoire et une anthropologie politiques de la mort se sont aussi progressivement développées, autour du corps du roi ou des usages politiques des funérailles. Mais la question de la mort au(x) Parlement(s) n'avait pour l'instant pas été abordée en tant que telle. Les articles qui composent ce hors-série essaient de montrer la variété des façons dont on peut comprendre les relations possibles entre mort et Parlement, mais aussi de donner à voir les différentes " histoires de la mort " qui se pratiquent aujourd'hui. Seront explorées sur l'époque contemporaine (de la Révolution au très contemporain), en Europe et plus particulièrement en France, les façons dont les organes parlementaires se saisissent de la mort pour dire la norme et travailler le droit (sur le crime de lèse-nation, la violation de sépulture, le périmètre de la peine de mort), utilisent les cadavres pour asseoir une légitimité politique, créer un consensus ou marquer une rupture (les martyrs de la Révolution, de la nation, les héros de la guerre, les anciens dictateurs), sont interpellés et débattent sur des sujets de société (les frontières de la vie et de la mort, le devenir des cendres) ou les façons dont les élus se confrontent directement à leur propre mort (assassinat de Féraud, attentat de Vaillant, traitement des dépouilles de Gambetta ou Mandel).
Résumé : En avril 1909, le président de la République Armand Fallières doit inaugurer le monument que la ville de Nice a élevé à la mémoire d'un des fondateurs du régime : Léon Gambetta, inhumé dans le cimetière municipal. Un dépôt de gerbes sur la tombe est prévu. La municipalité décide pour l'occasion de transférer les restes du grand homme dans un tombeau plus monumental que la modeste concession familiale où il repose depuis 1883. Il faut donc l'exhumer. C'est un corps incomplet, très mutilé qui s'offre aux yeux des assistants : un corps décapité et privé de son bras droit, mais aussi de son coeur et d'une partie de ses entrailles. Comment en est-on arrivé là ? Comment interpréter cette mise en pièces ? C'est à ces questions que cette nécrographie s'efforce de répondre. Anne Carol est Professeur d'histoire contemporaine à l'Université d'Aix-Marseille. Elle est membre de l'UMR 7303 Telemme AMU-CNRS, et membre associé du Centre Alexandre Koyré.
Conçue par un médecin et par un chirurgien, la guillotinesuccède aux supplices d'Ancien Régime et invente la mortpénale idéale: prompte et douce. Mais des doutes surgissenttrès vite sur son instantanéité. Comment concevoir qu'une têteséparée en une fraction de seconde du corps soitimmédiatement et totalement privée de vie, de conscience, desensation? Et si la mort infligée n'est pas immédiate, quellesouffrance le décapité n'endure-t-il pas. Cette possibilitéphysiologique, discutée très tôt par les médecins, envahit l'art,l'imaginaire et les débats autour de la peine de mort tout aulong du XIXe siècle. Elle alimente un dialogue entre la sociétéet ces experts autour de l'humanité de la guillotine et sesalternatives possibles. Mais elle offre aussi aux médecins,partagés entre le désir de rassurer leurs contemporains et celuid'assouvir leur curiosité de physiologistes, des conditionsd'expérimentation proches de la vivisection, qu'il s'agisse devérifier la survie éventuelle au pied de l'échafaud ou de tenterde transfuser les têtes exsangues au laboratoire. Se pose alorsla question du corps du condamné, de ses usages, de sa dignitéau regard de la médecine et de la société, et des pouvoirs quis'exercent sur lui; un corps dont les condamnés n'affirmerontque tardivement le droit à disposer post mortem, à la fin duXIXe siècle.
Cet ouvrage explore comment l'art actuel, plus spécifiquement vidéo, permet d'interroger le rapport entre corps et images. La partie I décline les modalités d'influence de l'image et permet de remarquer que l'humain actuel est peuplé d'images. La partie II met en regard corps sensible et corps représenté à travers les traces fluctuantes du référent dans la représentation vidéo afin d'explorer le corps rêvé. La partie III montre le jeu entre la liaison et la déliaison du corps représenté avec le décor.