La vie est un reportage. Anthologie du reportage littéraire polonais
Carlier Margot ; Erhard Grazyna ; Patte Véronique
NOIR BLANC
20,30 €
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EAN :9782882501608
Je ne sais pas vraiment où se termine le journalisme et où commence la littérature. Plus exactement, où se termine le reportage. Car je suis reporter. Le reportage est pour moi un moyen de décrire le monde. Pour de très nombreux critiques, seule la littérature inventée, fictionnelle, romanesque est considérée comme valable. La seule valable. Si je m'évertue à répéter que je suis reporter, c'est pour souligner l'authenticité de ce que j'écris. On reste trop souvent persuadé de l'infériorité du document. " Hanna Krall. " Pour être reporter, il faut être un homme bon. Les gens mauvais ne font pas de bons reporters. Seul un être bon essaie vraiment de comprendre les autres : leurs motivations, leurs idées, leurs croyances, leurs difficultés et leurs drames. Et, d'emblée, il s'associe à leur destin. " Ryszard Kapuscinski. Cette anthologie entend faire découvrir au lecteur français un véritable courant littéraire : " l'école polonaise du reportage ". Par ses qualités d'écriture avérées, le reportage a acquis aujourd'hui en Pologne un statut particulier et constitue même une sorte d'exception polonaise. Si son contenu est essentiellement documentaire, le reportage littéraire s'apparente par sa forme à un récit de fiction. Il se situe ainsi à mi-chemin entre témoignage et création. Par un large éventail de textes, de styles très personnels et explorant des thématiques variées, ce volume présente les auteurs parmi les plus intéressants de l'école polonaise du reportage, depuis les grands maîtres du genre (Marion Brandys, Ryszard Kapuscinski, Hanna Krall) jusqu'à la jeune génération de Gazeta Wyborcza. Bien que destinés à la presse, ces textes, loin d'être dépassés, restent d'actualité et véhiculent souvent des messages d'une portée universelle.
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Nombre de pages
263
Date de parution
06/05/2005
Poids
322g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782882501608
Titre
LA VIE EST UN REPORTAGE - ANTHOLOGIE DU REPORTAGE LITTERAIRE POLONAIS
Auteur
Carlier Margot ; Erhard Grazyna ; Patte Véronique
Editeur
NOIR BLANC
Largeur
145
Poids
322
Date de parution
20050506
Nombre de pages
263,00 €
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Janina Doucheyko vit seule dans un petit hameau au coeur des Sudètes. Ingénieure à la retraite, elle se passionne pour la nature, l'astrologie et l'oeuvre du poète et peintre William Blake. Un matin, elle retrouve un voisin mort dans sa cuisine, étouffé par un petit os. C'est le début d'une série de crimes mystérieux sur les lieux desquels on retrouve des traces animales. La police mène l'enquête. Les victimes avaient toutes pour point commun une passion dévorante pour la chasse...
Breslau, 1908 : Erna Eltzner, fille cadette d'une famille bourgeoise germano-polonaise, mène une existence effacée. Tout change lorsqu'elle s'évanouit à table, après son quinzième anniversaire. Non seulement elle a entendu des voix, mais un fantôme lui est apparu. A-t-elle reçu le don merveilleux de communiquer avec les morts ? Est-elle possédée ? S'agit-il de cette fameuse maladie nouvelle, l'hystérie ? La mère d'Erna, qui rêvait d'être actrice, se montre enthousiaste à l'excès. Le père, propriétaire d'une filature, ne veut rien savoir de toutes ces fariboles. Occultistes, médecins de jadis ou découvreurs prudents de la psychiatrie moderne, chacun fait entendre son analyse et son jugement. Parmi eux, se trouvent Artur Schatzmann, un étudiant en médecine qui n'est pas sans rappeler C.G. Jung au même âge, et le fantasque Walter Frommer, fonctionnaire de mairie en charge du "registre des décès", amateur d'ésotérisme et amoureux muet de la mère d'Erna. Bientôt, Mme Eltzner ne résiste pas à la tentation de réunir quelques amis pour des séances de spiritisme... la table va danser, des objets traverser la pièce.
Résumé : "J'ai découvert le monde à travers des gens comme Hanna Krall et Ryszard Kapuscinski", confiait récemment Svetlana Alexievitch, lauréate du prix Nobel de littérature. Réunir en un seul volume les deux grands noms du reportage polonais, dont se réclament aujourd'hui les meilleures plumes de la "littérature du réel", est l'occasion de faire découvrir leurs textes les plus anciens, d'une remarquable qualité littéraire. Les récits-reportages de Kapuscinski sur les années 1960 et ceux de Krall sur la décennie suivante abordent souvent des thématiques semblables et témoignent d'une même empathie face aux plus démunis, aux victimes de l'oppression. Soumis à un contrôle sévère, le reporter de l'époque communiste ne pouvait critiquer le système dans son ensemble : il lui fallait se tourner vers les destins individuels, vers le détail qui prendrait soudain une signification plus large, plus universelle. "Nous disions du reportage qu'il était l'art de voir la mer dans une goutte d'eau", rappelle le grand opposant Adam Michnik. Au fil de textes où le lecteur ne boude pas son plaisir, une éclatante illustration des ruses du coeur et de l'intelligence face à la censure.
Un petit conte philosophique et historique Au XVIIe siècle, William Davisson, un botaniste écossais, devenu médecin particulier du roi polonais Jean II Casimir, suit le monarque dans un long voyage entre la Lituanie et l'Ukraine. Esprit scientifique et fin observateur, il étudie les rudesses climatiques des confins polonais et les coutumes locales. Un jour, lors d'une halte, les soldats du roi capturent deux enfants. Les deux petits ont un physique inhabituel : outre leur aspect chétif, leur peau et leurs cheveux sont légèrement verts... Une réflexion subtile et non sans humour autour de la perception de l'autre et du rejet de l'inconnu Olga Tokarczuk s'interroge sur l'Europe par la voix de son narrateur, un étranger pris dans la tourmente de l'Histoire. Perçu comme un danger potentiel, l'autre fait peur. Mais que savons-nous de nos voisins, ceux surtout qui vivent en marge du monde qui nous est proche ? La notion du centre et de la périphérie, est-elle la même pour tous ? Qu'en est-il aujourd'hui ? Les observations de William Davisson, l'Européen échoué dans une lointaine Pologne déchirée par les guerres, semblent toujours d'actualité.
Dans une petite ville du Donbass, au moment de l'invasion russe, Marianna se meurt. Surnommée "la Dame Blanche", mi-magicienne, mi-gardienne des lieux, elle a dirigé la blanchisserie de la mine de charbon, consacrant sa vie à laver, blanchir, assainir le linge. Sa fille, Janna, se demande si elle devra reprendre cette mission purificatrice. C'est alors que réapparaît Valet, le voisin, qui s'est engagé dans les forces de l'ordre russes. Réprouvé par la population ukrainienne et hanté par un désir de vengeance, Valet attend son heure. Dans ce roman puissant, parfois terrifiant, Sergueï Lebedev scrute la vie quotidienne dans le Donbass lors de l'invasion russe. Il dénonce avec force la mainmise de la Russie sur l'Ukraine et les habitudes soviétiques qui perdurent. La mine de charbon, qui a une voix propre dans le récit, cache un terrible secret : lors de la Seconde Guerre mondiale, des milliers de Juifs y ont été ensevelis par les Allemands. C'est au-dessus de ces lieux maudits que, un jour de juillet 2014, un avion de ligne est abattu par un missile russe... Serguei Lebedev, connu pour examiner sans complaisance les maux de l'Histoire, met en lumière le point de rencontre du nazisme et du communisme soviétique, qui a donné naissance au nouveau totalitarisme de la Russie d'aujourd'hui.
Iles Féroé, 1902. Dès sa naissance, Anna semble chétive, donnant ainsi raison à sa mère, qui s'est inquiétée durant toute sa grossesse. Iles Féroé, 1953. Un vieux pêcheur sent que sa fin est proche mais il veut tenir quelques heures encore afin de s'éteindre à la même date qu'Anna, sa fille adorée. La rejoindre enfin est un soulagement. Pour raconter ce drame familial à un voyageur de passage, bien des années plus tard, les objets du quotidien ainsi que la petite ville de Gjógv prennent la parole. Et quand les hommes et les choses se taisent, ce sont les vents qui s'expriment, dans un puissant ressac de vers libres évoquant un choeur de tragédie.
Plongez dans une ambiance semblable à celle des films d’Emir Kusturica. Le décor est celui de la Croatie et de la Bosnie voisine, le ton est enjoué et burlesque. Un couple d’Autrichiens atterrit dans un petit village croate pour assister à la fête de Sainte Marguerite, connue pour venir en aide aux couples en mal d’enfants. S’ensuit une série de situations cocasses, sous la plume irrévérencieuse d’Ante Tomic.