
La société du crime. Notes
La société du crime est l'autre nom de la société occidentale. Bien que d'autres types de société s'y soient essayés avec succès, aucune comme la société occidentale n'en a développé avec autant d'éniergie le concept, n'a fait du crime permanent la condition même de son existence, n'a mieux réglé son ambition sur l'idée de crime parfait et total. Le crime parfait suppose la parfaite dissimulaiton du crime. Les bourreaux sont souriants. Sous sa forme externe, le crime se présente comme mise à sac de la totalité de la planète, conçue comme ensemble des ressources naturelles et humaines ; sous sa forme interne, comme domestication des membres de la société du crime, en vue de laur participation au crime. Le crime est système, à la fois fin et moyens, rien ne tombe en dehors de lui. Seuls importent le crime et la jouissance du crime.
| Nombre de pages | 102 |
|---|---|
| Date de parution | 01/03/1996 |
| Poids | 145g |
| Largeur | 129mm |
| EAN | 9782906229297 |
|---|---|
| Titre | La société du crime. Notes |
| Auteur | Carle Christian |
| Editeur | VERDIER |
| Largeur | 129 |
| Poids | 145 |
| Date de parution | 19960301 |
| Nombre de pages | 102,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Libéralisme et paysage. Réflexions sur l'état des paysages français
Carle ChristianL'enjeu de la question du paysage est de savoir dans quel monde au juste les hommes souhaitent vivre. Une chose aussi " abstraite " que la préservation de la beauté et du caractère des paysages vaut-elle la peine qu'on s'y arrête ? Actuellement, la réponse de la société est non. Engagés dans la fuite en avant du " toujours plus " - de population, de richesse, de croissance, de revenus, de dépense d'énergie par tête d'habitant, de confort et d'assurances contre tout... - nous approchons du moment où la peau nue du monde se révèle : l'air que l'on respire prend à la gorge, du ciel viennent non plus des dieux mais des avions, les mers se mettent à puer, tandis qu'au sol le travail patient d'une géologie millénaire, qui fit le tracé des fleuves, la courbe des coteaux, la fertilité des humus et l'incroyable diversité des paysages, est brutalement bouleversé. Et malgré cela le credo demeure et la société libérale est décidément bien belle...Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER10,14 € -

Du risque de fin du monde et de sa dénégation
Carle ChristianCe court ouvrage consiste à interroger l'incrédulité très générale qui entoure l'hypothèse d'une possible fin du monde -une disparition de l'espèce humaine - et à chercher ce qu'elle signifie, si elle est fondée sur des arguments et lesquels ; ou si, en l'absence d'arguments vraiment sérieux, elle ne repose pas plutôt sur une forme surprenante de confiance et d'acte de foi, pour lesquels il faudrait à nouveau chercher une explication. Dans ce livre, il s'agira de travailler à conforter l'hypothèse d'après laquelle une fin du monde à échéance proche relève du probable ; d'autre part, tenter de comprendre pourquoi les perspectives qui devraient susciter de plus vives inquiétudes et provoquer les réactions appropriées, laissent en général les individus de marbre, et ce en s'élevant des considérations particulières aux explications générales, et, si possible, à la construction d'une théorie d'ensemble. Enfin, il sera énoncé quelques propositions pour sortir de la course à la catastrophe, le but de cet ouvrage n'étant pas de conforter le défaitisme et le nihilisme ambiants, déjà plus que suffisants.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER10,14 € -

La souris qui cherche un ami
Carle EricUne petite souris grise cherche un ami. A tous les animaux qu'elle rencontre, le cheval, le lion, le renard, le singe¿ elle fait la même demande : "Veux-tu être mon ami ? " Ils ne sont pas intéressés, sauf un : il est vert, il est long, et les souris, il les aime¿ dangereusement. Attention, petite souris, ne fais pas confiance à n'importe qui !EN STOCKCOMMANDER9,00 €
Du même éditeur
-

Toutes les époques sont dégueulasses. Ré(é)crire, sensibiliser, contextualiser
Murat LaureLaure Murat, autrice et professeure à l’UCLA, définit dans ce court ouvrage les termes de récriture, de réécriture et/ou de censure en littérature pour que le débat soit fécond. Une base très intéressante pour nourrir votre réflexion.EN STOCKCOMMANDER7,50 € -

Goya de père en fille
Récondo Léonor deLéonor a quatre ans lorsque son père, le peintre Félix de Récondo, lui raconte l'exil d'Espagne en 1936 ; il avait quatre ans lui aussi, et fuyait avec sa mère et ses frères la guerre civile et les franquistes. En 2015, à la mort de son père, la question de la nationalité espagnole surgit, alors que la violoniste se mue en écrivaine : lui suffirait-il d'entreprendre les démarches, longues, pénibles, pour panser par le droit le sens de la filiation ? Habitée par les images de Goya (Les Désastres de la guerre) et celles de son père, qui y font écho (Prison), Léonor de Récondo lit et relie les mots et les souvenirs, l'art, la littérature et l'histoire. Entre la musicienne et le peintre, une mémoire, enfouie, trouée, se fait jour. Léonor de Récondo est née en 1976. Elle est l'autrice notamment de Amours (Sabine Wespieser, 2015), La Leçon de ténèbres (Stock, 2020) et Marcher dans tes pas (L'Iconoclaste, 2025).EN STOCKCOMMANDER7,00 € -

Moi, Marthe et les autres
Wauters AntoineDans un Paris dévasté par une catastrophe (accident nucléaire, cataclysme naturel, guerre de religion ?), un groupe de jeunes gens arpentent les rues, tentent de survivre en mangeant ce qu'ils trouvent, chantent des airs de John Holiways et fuient la violence de leurs ennemis en cherchant un ailleurs. Car ce monde en lambeaux, il s'agit malgré tout de l'habiter, de s'y vêtir et d'y trouver des raisons d'espérer. Comment tenir ? Comment trouver en soi de quoi réjouir la vie quand tout a sombré? Ce sont les questions que se posent, avec humour et cruauté, les protagonistes de cette aventure.EN STOCKCOMMANDER12,50 € -

LE DIT DU GENJI
MURASAKI SHIKIBULe Dit du Genji", ce grand classique de la littérature universelle dont Borges disait qu'il n'a jamais été égalé, fut écrit au début du onzième siècle par dame Murasaki, une aristocrate qui vécut à la cour impériale de Heian-kyô (l'actuelle Kyôto). Cependant, écrit René Sieffert qui a travaillé à sa traduction près de vingt ans, "pas un instant je n'ai eu le sentiment d'un véritable dépaysement, ni dans le temps ni dans l'espace, mais au contraire me hantait l'impression constante d'être engagé dans une aventure mentale étonnamment moderne. Il m'a semblé découvrir des situations, des analyses, des dialogues qui pouvaient avoir été imaginés hier, si ce n'est demain." Ce "roman-fleuve", qui retrace le destin politique et la riche vie amoureuse d'un prince, le Genji, vaut autant par la vigueur de la narration que par l'évocation d'un climat, une atmosphère, un état d'âme, les accords d'une cithare ou le parfum d'un prunier en fleur - illustration parfaite de l'impermanence de ce monde et de la vanité ultime de toute entreprise humaine.EN STOCKCOMMANDER65,00 €

