La société du crime est l'autre nom de la société occidentale. Bien que d'autres types de société s'y soient essayés avec succès, aucune comme la société occidentale n'en a développé avec autant d'éniergie le concept, n'a fait du crime permanent la condition même de son existence, n'a mieux réglé son ambition sur l'idée de crime parfait et total. Le crime parfait suppose la parfaite dissimulaiton du crime. Les bourreaux sont souriants. Sous sa forme externe, le crime se présente comme mise à sac de la totalité de la planète, conçue comme ensemble des ressources naturelles et humaines ; sous sa forme interne, comme domestication des membres de la société du crime, en vue de laur participation au crime. Le crime est système, à la fois fin et moyens, rien ne tombe en dehors de lui. Seuls importent le crime et la jouissance du crime.
Nombre de pages
102
Date de parution
01/03/1996
Poids
145g
Largeur
129mm
Plus d'informations
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EAN
9782906229297
Titre
La société du crime. Notes
Auteur
Carle Christian
Editeur
VERDIER
Largeur
129
Poids
145
Date de parution
19960301
Nombre de pages
102,00 €
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L'enjeu de la question du paysage est de savoir dans quel monde au juste les hommes souhaitent vivre. Une chose aussi " abstraite " que la préservation de la beauté et du caractère des paysages vaut-elle la peine qu'on s'y arrête ? Actuellement, la réponse de la société est non. Engagés dans la fuite en avant du " toujours plus " - de population, de richesse, de croissance, de revenus, de dépense d'énergie par tête d'habitant, de confort et d'assurances contre tout... - nous approchons du moment où la peau nue du monde se révèle : l'air que l'on respire prend à la gorge, du ciel viennent non plus des dieux mais des avions, les mers se mettent à puer, tandis qu'au sol le travail patient d'une géologie millénaire, qui fit le tracé des fleuves, la courbe des coteaux, la fertilité des humus et l'incroyable diversité des paysages, est brutalement bouleversé. Et malgré cela le credo demeure et la société libérale est décidément bien belle...
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Novembre 1989. Le Mur de Berlin vient de tomber. Inge et Walter Bischoff, un couple d'Allemands de l'Est annoncent à leur fils Carl qu'ils ont décidé d'aller vivre de l'autre côté du rideau de fer. A vingt-six ans, Carl n'habite plus chez eux depuis longtemps. Mais leur décision qui ressemble à un abandon lui révèle qu'avant d'être ses parents, Inge et Walter ont eu une jeunesse éprise de liberté. De ce temps d'avant la construction du mur, le Stern 111, un poste de radio de fabrication soviétique, reste le symbole : toute la jeunesse d'Allemagne de l'Est s'en servait pour écouter les radios de l'Ouest. Carl se rend bientôt à Berlin avec la petite voiture de son père. Au "Cloporte", un immeuble où s'est rassemblée une communauté de squatters, il va connaître une double initiation amoureuse et politique.
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