La position particulière de Calais, interface naturelle entre le continent et la Grande- Bretagne depuis les temps les plus reculés, en fait un lieu d'observation privilégié des circulations dans le nord de la France, et plus précisément des déplacements des hommes. Longtemps pris dans un sens restrictif, ce dernier terme a occulté la présence féminine. Pourtant, les femmes sont bien présentes, pas uniquement épouses fidèles de maris voyageurs : pèlerines, filles à marier ou femmes de mauvaise vie, colporteuses ou messagères, activistes ou réfugiées, elles traversent la région de part en part depuis le Moyen Âge. Artistes, femmes du monde (ou du demi-monde), commerçantes, aventurières n'hésitent pas à franchir le détroit, sans parler des sportives qui relèvent ce défi à la nage ! Ce territoire géographiquement limité s'avère ainsi d'une grande richesse et participe, par petites touches ou par des études plus étendues, à bâtir une meilleure vision des déplacements des femmes. Il apporte ainsi sa pierre à l'édifice de l'histoire des femmes comme à celui de l'histoire des circulations et contribue à sa mesure à établir le pont entre les deux. La position particulière de Calais, interface naturelle entre le continent et la Grande- Bretagne depuis les temps les plus reculés, en fait un lieu d'observation privilégié des circulations dans le nord de la France, et plus précisément des déplacements des hommes. Longtemps pris dans un sens restrictif, ce dernier terme a occulté la présence féminine. Pourtant, les femmes sont bien présentes, pas uniquement épouses fidèles de maris voyageurs : pèlerines, filles à marier ou femmes de mauvaise vie, colporteuses ou messagères, activistes ou réfugiées, elles traversent la région de part en part depuis le Moyen Âge. Artistes, femmes du monde (ou du demi-monde), commerçantes, aventurières n'hésitent pas à franchir le détroit, sans parler des sportives qui relèvent ce défi à la nage ! Ce territoire géographiquement limité s'avère ainsi d'une grande richesse et participe, par petites touches ou par des études plus étendues, à bâtir une meilleure vision des déplacements des femmes. Il apporte ainsi sa pierre à l'édifice de l'histoire des femmes comme à celui de l'histoire des circulations et contribue à sa mesure à établir le pont entre les deux.
Nombre de pages
174
Date de parution
27/06/2019
Poids
300g
Largeur
160mm
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EAN
9782848323435
Titre
Mobilités et déplacements des femmes dans le Nord de la France du Moyen Age à nos jours
Alors que la monarchie lance ses derniers feux, la Musique du roi recherche l'excellence en regroupant, comme au Grand Siècle, les meilleurs artistes du royaume et recrute jusqu'au-delà des frontières. Castrats italiens, enfants de choeur et autres chanteurs aux voix puissantes composent un choeur formidable, admiré par Leopold Mozart. L'orchestre n'est pas en reste, dont les virtuoses parmi lesquels le jeune Rodolphe Kreutzer " emportent la musique à la première vue quelque difficile quelle soit s. Chaque jour, à la chapelle, à l'opéra ou dans les salons, la musique composée par les chefs de cet ensemble d'élite résonne dans les résidences royales. C'est à Versailles qu'habitent la plupart de ces musiciens. Ils constituent un groupe social homogène, soudé par des liens forts qui dépassent la complicité musicale : mariages heureux ou non, parrainages, amitiés s'y épanouissent en une sociabilité qui s'étend à l'ensemble des serviteurs de la Cour et au voisinage versaillais. Ces quelque 400 hommes et femmes laissent entrevoir l'intimité de leurs logis, entrouvrent la porte de leur culture et de leurs sentiments. Acteurs du cérémonial monarchique, ils permettent aussi une approche originale de la société urbaine des dernières décennies de l'Ancien Régime.
Carbonnier Youri ; Raux Sophie ; Renaud Christophe
Le pont Notre-Dame fut l'un des ponts habités les plus extraordinaires de Paris. Son histoire reste attachée à un événement : la présentation éphémère en façade de la boutique de Gersaint de la fameuse Enseigne peinte par Watteau en 1720. À quoi ressemblait ce pont monumental avant la destruction de ses habitations ? Pourquoi L'Enseigne de Gersaint eut-elle un tel retentissement ? Comment se projeter dans cet univers si étranger à notre expérience actuelle des ponts parisiens ? Comment dépasser l'image mentale que chacun peut se faire à partir des sources qui nous sont parvenues ? Autant de questions qui ont motivé cette restitution numérique du pont Notre-Dame. En s'attachant à restituer le sens des espaces et des volumes de son architecture disparue, ainsi qu'à rendre sensible l'ambiance lumineuse et sonore de son environnement, ses auteurs offrent une exploration inédite en 5D du pont, ainsi qu'une réflexion sur l'apport des technologies numériques à la recherche historique.
Sale, étroit, sombre et inquiétant, grouillant d'une agitation qui semble sans fin, ainsi apparaît, sous la plume des étrangers ou des provinciaux, le cour de Paris où couve la Révolution. A partir d'archives loquaces et parfois indiscrètes, ce livre invite le lecteur à déambuler dans les rues du vieux Paris, le regard levé sur les façades. Franchissant la porte des maisons, on découvre le monde affairé des boutiques ou, au-delà d'un obscur corridor, une cour discrète entourée d'édifices à colombages. Un escalier escarpé y incite à déambuler jusque dans les étages, à la découverte de pièces exiguës, souvent enfumées, parfois décorées avec un raffinement inattendu, ou à se courber pour descendre dans des caves profondes et voûtées. Au fil des pages se révèle ainsi l'univers quotidien des Parisiens, loin des hôtels particuliers qui s'épanouissent alors dans le faubourg Saint-Honoré et la Chaussée d'Antin. C'est ce décor pittoresque mais oublié, en grande partie balayé par les travaux d'Haussmann, que cet ouvrage tente de faire revivre.
Boisseau Maryvonne ; Chauvin Catherine ; Delesse C
Alors que l'on s'intéresse aujourd'hui à l'épistémologie de la traductologie, cet ouvrage réexamine les relations complexes qu'elle entretient avec la linguistique. Conscients que la linguistique ne peut rendre compte à elle seule de tous les paramètres socio-culturels, stylistiques et situationnels qui interviennent dans l'acte de traduction, mais également certains qu'on ne peut faire l'économie de la linguistique dès lors qu'il s'agit de tenter de comprendre les processus en jeu, les collaborateurs de ce volume mettent en lumière l'interaction entre les deux disciplines tant au niveau épistémologique que théorique et méthodologique. S'intéressant à différents genres de textes dans des langues diverses (anglais, français, italien, allemand), prenant en compte les évolutions théoriques récentes ainsi que les développements technologiques de ces dernières décennies, cet ouvrage propose un éclairage diversifié sur la traduction en tant que contact des langues, approche déjà illustrée par la perspective contrastiviste développée en France par Jacqueline Guillemin-Flescher. A la fois mise en débat d'idées reçues et remise en perspective des problèmes qui se posent au théoricien, au comparatiste et au traducteur, il s'adresse à tous ceux que la réflexion sur la traduction, la traductologie et la linguistique intéresse.