
Le concept d'idéologie
Depuis son invention par Destutt de Tracy et sa réinvention par Marx et Engels, le concept d'idéologie n'a cessé de faire problème. Passé dans le langage courant, largement utilisé par les sciences humaines, bien qu'en des significations souvent exclusives les unes des autres, il hante la philosophie comme une sorte de mauvais génie perturbateur qui lui rappellerait l'impureté de ses origines et de ses usages, et qu'il lui faudrait toujours s'employer à réduire ou à sublimer. Encore faudrait-il en produire une définition cohérente. Mais comment y parvenir sans une enquête systématique, à la fois analytique et épistémologique, qui tienne compte de la multiplicité des usages et dégage une problématique générale, sans éluder pour autant la question du caractère polémique du concept ? C'est ce qu'a entrepris Nestor Capdevila en déterminant le jeu de significations pertinentes, bien que potentiellement contradictoires, qui sont à l'?uvre dans les analyses historiques, anthropologiques ou théologiques contemporaines où l'on peut étudier son fonctionnement. Cette approche nouvelle conteste la thèse accréditée par la tradition sociologique d'une modernité de l'idéologie, totalitaire ou non. Elle montre la valeur d'un modèle religieux fondé sur le concept d'hérésie qui, tout en reconnaissant l'exemplarité idéologique de la religion, ne réduit pas l'idéologie à la religion. Elle critique également les définitions de l'idéologie qui par souci d'objectivité prétendent purifier le concept de son aspect intrinsèquement polémique. Celui-ci fait du concept d'idéologie une illustration exemplaire de la dimension politique des concepts de la politique.
| Nombre de pages | 325 |
|---|---|
| Date de parution | 02/10/2004 |
| Poids | 445g |
| Largeur | 150mm |
| EAN | 9782130536987 |
|---|---|
| Titre | Le concept d'idéologie |
| Auteur | Capdevila Nestor |
| Editeur | PUF |
| Largeur | 150 |
| Poids | 445 |
| Date de parution | 20041002 |
| Nombre de pages | 325,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Tocqueville ou Marx. Démocratie, capitalisme, révolution
Capdevila NestorRésumé : Il arrive que la guerre froide soit pensée comme une victoire de Tocqueville sur Marx. Le dialogue imaginé dans ce livre montre que les idées de démocratie ou de mode de production capitaliste sont d'abord une alternative théorique pour penser la société contemporaine. La redéfinition possible de la démocratie sur le modèle de celle du communisme par Marx crée cependant un terrain où les positions théoriques et politiques peuvent s'affronter pour déterminer le cours de la révolution permanente de leur temps. Tocqueville veut contrôler ce processus dans un sens libéral et Marx le révolutionner dans un sens communiste. D'un point de vue tocquevillien, la guerre froide est terminée parce que la démocratie est enfin séparée de la révolution. Elle est un ordre où règne la loi, et non un processus. La dialectique de la démocratie et du communisme, à la fois opposées et en continuité, montre cependant la fragilité théorique de cette thèse en faisant sentir la tendance de l'idée démocratique à s'idéologiser, que dénonçait aussi Tocqueville, et pose la question de sa capacité à maintenir sa puissance utopique.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER29,00 € -

Tocqueville et les frontières de la démocratie
Capdevila NestorQuel est le rapport entre théorie et politique chez Tocqueville? Il veut analyser la démocratie "elle-même" de manière objective. Mais la démocratie est d'abord une "grande révolution" dont l'issue est indéterminée. Comment dès lors comprendre ce qu'elle "est" sans tenir compte des prises de position politiques qui ambitionnent d'en fixer les limites pour la distinguer de ce qui lui ressemble (la révolution, la démagogie ou l'anarchie)? Ce livre examine des interventions polémiques de Tocqueville aux frontières internes et externes de la démocratie à propos des inégalités entre gouvernants et gouvernés, entre les races, les classes et les sexes. Bien qu'elles nous paraissent parfois marquées par les préjugés de son temps, elles sont essentielles sur le plan théorique parce que Tocqueville y affronte d'autres démocrates autoproclamés qui prétendent eux aussi déterminer ce qu'est la "vraie" démocratie. Ces conflits pour l'usage légitime des mots "démocratie", "égalité", "révolution" ou "liberté" montrent, à l'encontre des proclamations d'impartialité de Tocqueville, qu'il ne peut étudier la démocratie sans mener une lutte politique parce que son "être" n'est pas donné mais construit.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER12,50 € -

LAS CASAS UNE POLITIQUE DE L'HUMANITE. L'Homme et l'Empire de la foi
Capdevila NestorL'objectif de ce livre n'est pas de proposer une nouvelle biographie de Las Casas (1484-1566), mais de comprendre comment l'ancien évêque du Chiapas a pu défendre les droits des Indiens dans les limites de l'idéologie catholique espagnole alors que celle-ci légitimait la conquête de l'Amérique. Il ne s'agit pas de résoudre cette contradiction interne au catholicisme en privilégiant unilatéralement la nature ou la foi comme ont tendance à le faire les lecteurs laïques ou chrétiens, mais de comprendre l'unité parfois conflictuelle de ces deux aspects à partir de l'équivoque structurelle du christianisme. Comprendre l'humanisme de Las Casas, c'est analyser la logique du conflit qui l'oppose à ses adversaires, ainsi que la reprise de cette logique au sein de sa propre position. En effet, Las Casas doit toujours contrecarrer les effets théocratiques et antihumanistes de ses présupposés. Comment défendre la souveraineté des peuples indiens et celle de l'empire espagnol sur les Indes? Comment rationaliser l'idolâtrie, jusque dans le sacrifice humain, tout en luttant pour la conversion des idolâtres? Comment défendre la valeur des civilisations indiennes face à l'universalisme chrétien au moment où l'Europe fait preuve de sa "supériorité" en étendant sa domination sur le monde? Ces contradictions ne doivent pas seulement être analysées comme une limitation de l'humanisme lascasien et comme une preuve de la force de l'idéologie catholique et de sa capacité à développer et à intégrer - jusqu'à un certain point - cette critique. Elles sont aussi une condition de l'humanisme de Las Casas dans la mesure où celui-si se révèle capable de les tenir grâce à une argumentation rigoureuse et audacieuse.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER49,00 € -

La controverse entre Las Casas et Sepulveda / Précédé de Impérialisme, empire et destruction
Las Casas Bartolomé de; Capdevila NestorLa controverse entre las Casas et Sepulveda (1550-1551), connue sous le nom de controverse de Valladolid, est une interrogation des fondements de l'impérialisme européen qui le fait apparaître à ses propres yeux comme une entreprise civilisatrice ou génocidaire. Ce débat rigoureusement fondé sur les principes universalistes de la révélation et du droit naturel est un conflit politique pour une nouvelle détermination de l'empire rendue nécessaire par la "découverte" du Nouveau Monde et sa conquête. Sepulveda légitime cette guerre en revendiquant pour l'Espagne, en tant que peuple chrétien et rationnel, un droit a priori sur l'Amérique et ses habitants idolâtres et barbares. Las Casas condamne toute la conquête en niant la barbarie des peuples indiens et en leur reconnaissant la souveraineté. Ce qui aux yeux de Sepulveda est un usage légitime de la force au service de la foi et de la civilisation est pour Las Casas un sacrifice humain inavouable et occulté par la victoire du "faux" christianisme sur le "vrai". Le traité de Las Casas intitulé La Controverse entre Las Casas et Sepulveda, contient un résumé de la discussion par le théologien Domingo de Soto et les arguments exposés par les deux adversaires lors de la controverse.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER33,00 €
Du même éditeur
-

Les dépossédés de l'open space. Une critique écologique du travail
Lederlin FannyRésumé : Quel est le point commun entre un livreur à vélo, une agente d'entretien, un start-upper, une aide soignante et une " curatrice de contenus " ? Tous subissent les nouvelles modalités de travail imposées par la digitalisation, la robotisation et les méthodes contemporaines de management. Partout, le " néotravail " étend son emprise : du bureau au domicile, notre open space s'est élargi, et nous ne pouvons plus échapper aux injonctions à " aller plus vite ", à nous " adapter " et à " nous engager à fond dans nos projets ". Mais ce néotravail est en train de nous déposséder, non seulement de la valeur de notre travail mais aussi de nos capacités à créer, à nous lier les uns aux autres, à parler, à prendre soin de notre environnement, jusqu'à celles d'exercer notre propre jugement. Il fait de nous des " dépossédés de l'open space ". Peut-être est-il temps de reprendre possession de notre travail pour construire des rapports harmonieux avec les autres, avec nous-mêmes et avec la nature ? En retrouvant ses vertus médiatrices, socialisantes, subjectivantes et émancipatrices, cet " écotravail " contribuerait à faire advenir une société plus juste et plus viable : une " société écologique ".EN STOCKCOMMANDER19,90 € -

1815. Fin de l'âge des révolutions ?
Thibaud ClémentAnnée fatidique, 1815 consacre la restauration de l'ordre monarchique européen. De Waterloo au Congrès de Vienne s'effondre une certaine idée de la Révolution et de ses ambitions universelles. Mais 1815 ne marque-t-il qu'un retour à l'ordre ancien Si la contre-révolution triomphe en Europe, l'onde de choc révolutionnaire continue de se propager : en Amérique latine où se dessine la fin des empires ibériques, en Afrique de l'Ouest où émergent des mouvements djihadistes réformateurs, ou encore en Asie, où la Chine impériale connaît des bouleversements internes. Alors que les aristocraties rétablissent leur pouvoir en Europe, la montée en puissance du capitalisme industriel et financier façonne un nouveau rapport de force global. S'appuyant sur une approche comparée et connectée, cet ouvrage interroge les grands récits historiques qui ont fait de 1815 le point de départ d'une suprématie européenne sur le monde. En croisant les regards, il offre une lecture décentrée de l'âge des révolutions, à un moment où la domination de l'Europe sur le a reste " du globe n'a encore rien d'une évidence.EN STOCKCOMMANDER17,00 € -

Du FN au RN. Les raisons d'un succès
Lehingue Patrick ; Pudal BernardAnatomie d'un parti sulfureux Le succès du Rassemblement national n'est plus à démontrer, tant ses récents résultats électoraux en témoignent. Pour comprendre cette percée frontiste, il faut remonter aux causes structurelles et aux phénomènes de longue durée démantèlement de l'Etat social, mutations du système scolaire, disqualification des intellectuels traditionnels (scientifiques, instituteurs, syndicalistes...) au profit des "imposteurs" de toutes sortes, enfin, réémergence et progression des idées nativistes Mais un paradoxe demeure si la présence frontiste est de plus en plus centrale, elle est presque indépendante de toute véritable implantation sociale. Comment une organisation partisane aussi fragile a-t-elle pu capitaliser de tels succès électoraux ? Pourquoi, en Europe occidentale, la France est-elle le seul pays dans lequel une formation d'extrême droite parvient à rassembler, sans interruption depuis 1984, au moins un électeur sur dix - souvent beaucoup plus Cet ouvrage offre une synthèse historique inédite de ce parti, en même temps qu'il tente de résoudre l'énigme de sa réussiteEN STOCKCOMMANDER24,99 € -

La démocratie des crédules
Bronner GéraldComment naissent les fake news, les théories du complot, les légendes urbaines ? Quelles personnes sont-elles susceptibles d'y croire ? Dans cet ouvrage regorgeant d'exemples, Gérald Bronner analyse les mécanismes sociologiques, ainsi que les biais cognitifs qui nous mènent à tirer des conclusions hâtives ou erronées, et à persister à y croire. Un ouvrage complet, passionnant et éclairant !EN STOCKCOMMANDER21,00 €
De la même catégorie
-

Les décisions impossibles. Un voyage philosophique en 15 dilemmes existentiels
Peytour CharlotteA travers 15 dilemmes redoutables, situés aussi bien dans notre quotidien que dans des futurs proches ou imaginés, ce livre met à l'épreuve nos certitudes et nos intuitions les plus profondes. Chaque situation force à trancher là où aucune solution ne permet de sortir indemne - là où décider signifie toujours renoncer. En croisant la pensée des grands auteurs classiques et contemporains avec des exemples issus de la science-fiction, de la culture populaire et de l'expérience ordinaire, Charlotte Peytour nous invite à philosopher autrement, de façon vivante et concrète. Ici, pas de bonnes réponses, mais des clés pour comprendre comment nous décidons, pourquoi nous hésitons et ce que chaque choix révèle de nous.EN STOCKCOMMANDER18,00 € -

Connais-toi toi-même. Introduction à une philosophie joyeuse
Jerphagnon Lucien ; Barsacq StéphaneQu'il nous parle de Platon ou de Gladiator, qu'il cherche la clef du bonheur ou qu'il réfléchisse à la mort, Lucien Jerphagnon entraîne son lecteur dans un voyage au long cours de trente siècles. Nous voici les complices, dans le rire et l'étonnement, de Socrate, de saint Augustin ou d'Umberto Eco. Avec ce grand livre, qui tire un trait d'union entre le temps des mythes et celui des mystères, Lucien Jerphagnon, en humaniste éclairé, offre un florilège éblouissant de textes légers et savants, drôles et inattendus, pour adoucir le cours du temps et réjouir ses amis. Connais-toi toi-même - phrase reprise de la devise qui ornait le fronton du temple de Delphes, et dont Socrate a fait son leitmotiv - est le vade-mecum parfait de ceux pour lesquels l'esprit n'a pas d'âge et appartient à tous les siècles.EN STOCKCOMMANDER10,55 € -

Qu'est-ce qu'être humaniste ?. Une brève histoire de la liberté de pensée
Bakewell Sarah ; Cavaillès NicolasPeut-on encore avoir recours à la pensée humaniste, cette philosophie lucide et joyeuse, inspirante et bienveillante, dans un monde où les repères sont à ce point brouillés ? Du XIVe siècle à nos jours, d'Erasme à l'espéranto, de Christine de Pisan à Bertrand Russell et de Voltaire à E.M. Forster, ce livre montre comment des femmes et des hommes d'hier et d'aujourd'hui, guidés par leur foi en la raison, ont placé l'amour de l'humanité tout entière au coeur de leur réflexion. Après son inoubliable Comment vivre ? , sur les traces de Montaigne, Sarah Bakewell nous convie à la découverte de la pensée libre, de son foisonnement d'idées et d'expériences, portées par une vision éthique de l'existence. Aujourd'hui plus que jamais, il s'avère urgent de s'inspirer de ces modèles d'humanisme.EN STOCKCOMMANDER26,00 € -

Ce que la philosophie doit aux femmes. L'histoire oubliée de la pensée, des origines à nos jours
Devillairs Laurence ; Hansen-Love LaurenceUne autre histoire de la philosophie, qui redonne leur place aux femmes oubliées. En dépit de leur oubli et de leur effacement, les femmes ont contribué à l'histoire de la philosophie. Cet ouvrage vise à leur rendre justice, en mettant en avant leur pensée et leurs apports décisifs. Les auteures et chercheures qui ont collaboré à cette autre histoire de la philosophie ont consacré leurs travaux à faire connaître cette part oubliée de l'histoire de la pensée, d'Hypathie à Simone de Beauvoir, en passant par Rosa Luxemburg, Jeanne Hersch et Hannah Arendt, jusqu'aux débats récents après #Metoo. Laurence Devillairs et Laurence Hansen-Love analysent ce que la philosophie doit aux femmes, avec les contributions des philosophes Sandrine Alexandre, Annabelle Bonnet, Marie Chartron, Estelle Ferrarese, Geneviève Fraisse, Marie Garrau, Isabelle Koch, Catherine Larrère, Catherine Malabou, Maud M'Bondjo et Camille de Villeneuve. " Un ouvrage remarquable, tant par la qualité des coautrices que par son contenu et sa visée. " LibérationEN STOCKCOMMANDER12,90 €
