Chacun s'affole à sa manière. Edition bilingue français-albanais
Capaliku Stefan ; Marashi Ardian
VERDIER
15,00 €
Epuisé
EAN :9791095145141
Des années soixante à la mort d'Enver Hoxda en 1985 : la vie d'une famille dans une ville de la province albanaise. L'arrivée des premiers téléviseurs et les antennes qu'on oriente vers la Yougoslavie et l'Italie. Les Américains honnis du régime communiste se posent sur la Lune. La conversion de Cassius Clay à l'islam divise catholiques et musulmans, dans un pays où boxe et religion sont toutes deux interdites. De jeunes hommes sont abattus en essayant de franchir la frontière. L'installation de brouilleurs contraint les téléspectateurs à regarder la chaîne de Tirana. Une réalité à jamais engloutie. Un système qui se voulait éternel et inventeur de l'Homme nouveau n'aura duré qu'une quarantaine d'années, un claquement de doigts dans l'Histoire.
Nombre de pages
177
Date de parution
15/11/2018
Poids
214g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9791095145141
Titre
Chacun s'affole à sa manière. Edition bilingue français-albanais
Auteur
Capaliku Stefan ; Marashi Ardian
Editeur
VERDIER
Largeur
120
Poids
214
Date de parution
20181115
Nombre de pages
177,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La Trilogia Albanica est une traversée de l'Albanie contemporaine, celle qui a suivi un demi-siècle de dictature communiste avant d'entrer avec fracas dans un capitalisme des plus sauvages. L'ensemble est un chaos, un théâtre de paradoxes, une danse entre modernité et identité. I am from Albania, monologue pour une jeune fonctionnaire, croise la condition féminine et la géopolitique dans un cauchemar grotesque. Mais bien plus que de l'Albanie, c'est le sort de n'importe quel pays émergent qui est ici mis en jeu. Allegretto Albania, comédie noire, confronte deux réalités antagonistes : d'une part celle de la télévision, qui ne cesse de claironner les formidables progrès du pays, et d'autre part celle d'une famille, qui vit recluse sous la menace d'une vengeance coutumière plus ou moins imaginaire. Made in Albania, tragédie comique, joue de la même dualité : dans l'atelier au sous-sol, on partage la vie des esclaves de la délocalisation, tandis qu'au-dessus, dans la rue au soleil, le carnaval bat son plein. Dans ce triptyque détonant, on lit évidemment le destin d'un pays tout entier, où la pratique de l'isolationnisme radical pendant un demi-siècle a bouleversé la relation à l'autre et rendu possible l'engloutissement de 80 % de l'économie nationale dans une pyramide de Ponzi. Le bateau coule, mais l'orchestre continue à jouer.
Novembre 1989. Le Mur de Berlin vient de tomber. Inge et Walter Bischoff, un couple d'Allemands de l'Est annoncent à leur fils Carl qu'ils ont décidé d'aller vivre de l'autre côté du rideau de fer. A vingt-six ans, Carl n'habite plus chez eux depuis longtemps. Mais leur décision qui ressemble à un abandon lui révèle qu'avant d'être ses parents, Inge et Walter ont eu une jeunesse éprise de liberté. De ce temps d'avant la construction du mur, le Stern 111, un poste de radio de fabrication soviétique, reste le symbole : toute la jeunesse d'Allemagne de l'Est s'en servait pour écouter les radios de l'Ouest. Carl se rend bientôt à Berlin avec la petite voiture de son père. Au "Cloporte", un immeuble où s'est rassemblée une communauté de squatters, il va connaître une double initiation amoureuse et politique.
L'héroïne de Boulder gagne sa vie comme cuisinière sur un vieux navire marchand. C'est la situation parfaite : la solitude, le provisoire, une cabine et l'océan, un port où rencontrer des femmes. Jusqu'à ce qu'un jour l'une d'entre elles réussisse à l'arracher à la mer et à l'entraîner dans l'aventure d'une procréation assistée. Qu'est-ce que la maternité va provoquer chez cette femme qu'elle a rencontrée dans un bar en Patagonie ? Et elle, acceptera-t-elle de se laisser enfermer entre les quatre murs d'une maison pour faire mentir le surnom de Boulder que lui a donné son amoureuse, et qui désigne des grandes roches isolées au milieu du paysage dont personne ne sait d'où elles viennent ni pourquoi elles sont là ? Le ton ironique, les évocations érotiques sans fausse pudeur, le style implacable et vibrant comme le personnage, tout contribue à faire de ce deuxième roman un texte rebelle intense et poétique.