Archives de sciences sociales des religions N° 166, avril-juin 2014 : Leszek Kolakowski
Cantillon Alain ; Houdard Sophie
EHESS
22,00 €
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EAN :9782713224324
La réception et l'étude de l'oeuvre du philosophe et historien polonais Leszek Kolakowski semblent aussi fragmentées que le destin propre de cc penseur. Actif en Pologne dès les années 1950 (ses premiers travaux portent sur Spinoza), auteur d'une vaste Histoire du Marxisme (1976) qui ne sera partiellement traduite en langue française qu'en 1987, et d'une fresque sur les dissidences chrétiennes au XVIIe siècle, Chrétiens sans Eglise, par laquelle il est d'abord et surtout connu, il quitte son pays après 1968 pour l'Europe occidentale et les Etats-Unis d'Amérique. Son travail s'oriente alors vers l'histoire du jansénisme et vers une exégèse de cette composante du discours catholique moderne. Comment une pensée mûrie dans le dialogue conflictuel entre marxisme et catholicisme dans la Pologne d'après-guerre a-t-elle pu progressivement prendre pied dans un autre dialogue, celui des "jésuites modernistes" et des "jansénistes réactionnaires " (selon les termes de l'avant-propos de Dieu ne nous doit rien, en 1995) ? Comment comprendre cette étrange "involution" historique ? Mais comment prendre aussi la mesure, dans ces différents temps, d'un même archipel de dissidences - des marxismes hétérodoxes à Port-Royal des Champs ? L'oeuvre de Kolakowski, trop mal connue encore en France, ouvre une perspective d'une acuité et d'une singularité rares sur l'histoire intellectuelle de l'Europe. Le recueil de Varia enrichit plusieurs domaines d'élection de la Revue, dans une diversité des espaces, des temps et des approches qui est la clef de voûte des Archives: les politiques religieuses, la place du fait religieux dans les chaînes de transmission générationnelle et la pluralité des cultes dans le monde contemporain, le problème de la patrimonialisation des "biens" religieux, les rapports de l'Eglise et de la médecine dans le dernier XIXe siècle; il ouvre enfin le chapitre du retour sur le Concile Vatican Il par la question trop peu étudiée du réaménagement des lieux de culte catholiques.
Nombre de pages
286
Date de parution
10/07/2014
Poids
468g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782713224324
Titre
Archives de sciences sociales des religions N° 166, avril-juin 2014 : Leszek Kolakowski
Auteur
Cantillon Alain ; Houdard Sophie
Editeur
EHESS
Largeur
160
Poids
468
Date de parution
20140710
Nombre de pages
286,00 €
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Résumé : Le hasard des sollicitations a voulu que ces lettres imaginaires s'ordonnent heureusement d'elles-mêmes. On peut donc les lire à la suite, comme composant un portrait, par petites touches, du philosophe, penseur, écrivain, polémiste, physicien, mathématicien et quasi-théologien peut-être un peu mystique. Un portrait inattendu, revivifiant, qui engage ainsi tout naturellement à relire ou à découvrir les oeuvres de Pascal, dans une approche fondamentalement plurielle et dialogique.
Contenu : Tout pour réussir l'agrégation. Public : Agrégatifs (Lettres classiques et modernes, externe et interne). Un texte synthétique. Autant de soin que pour un manuel scolaire. Organisation : Repères : le contexte historique et littéraire Grandes thématiques : comprendre les enjeux du programme Ouvertures : pistes de réflexion personnelle Outils : pour retrouver rapidement une définition, une idée ou une référence
Comment lire aujourd'hui les papiers laissés par Pascal à sa mort ? Cette nouvelle édition des Pensées, due à Alain Cantillon, repose sur trois principes essentiels, qui la démarquent des précédentes. Elle sépare radicalement les écrits de la main de Pascal et ceux d'autres mains, dont la fiabilité est douteuse. Elle offre une mise en ordre thématique des pensées à la fois éclairante et d'un accès plus facile. Elle s'attache à conserver la ponctuation originale, et donc à restituer le rythme propre et la beauté de la prose pascalienne. L'enjeu est de permettre, au XXIe siècle, une réactivation de la puissance critique des Pensées et un rapport nouveau aux manuscrits, désormais accessibles en quelques clics. Alain Cantillon est dix-septièmiste, spécialiste de Pascal, fondateur et coordinateur du Centre d'études interdisciplinaires sur Pascal, Port-Royal, et l'Europe moderne, Université Sorbonne Nouvelle.
Quel est le mode effectif d'existence d'un écrit au fil du temps ? Comment les traits illisibles d'un manuscrit inachevé ont-ils pu être transformés en un texte considéré comme un chef-d'oeuvre de la littérature ? Comment le Pari-de-Pascal se déploie-t-il, et par quelles voies a-t-il pu venir jusqu'au temps présent ? Comment ce déploiement et ce trajet le constituent-ils et lui donnent-ils toute sa force ? Si l'on examine concrètement les procédures de l'idéalisation textuelle, apparaît l'entrelacement continu, très serré, d'énonciations (éditions et commentaires) qui sans cesse, et nécessairement sans succès, tentent de re-produire un texte authentique, et qui sans cesse par leur travail activent cette série d'énonciations dans l'actualité de la vie politique et sociale.
Au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, des personnes de tous horizons se sont rassemblées dans les rues de Paris, aux abords des lieux attaqués, pour rendre hommage aux victimes. Des mémoriaux se sont formés, faits de milliers de messages, de bougies, de fleurs et d'objets les plus divers. Durant des semaines, les Archives de Paris en ont collecté le contenu qui appartient aujourd'hui au patrimoine national. Fruit d'une collaboration inédite entre chercheurs et archivistes, cet ouvrage enrichi de près de 400 photographies revient sur cette transformation et constitue ainsi un véritable livre-mémorial. Les textes de ce livre retracent le parcours de ces mémoriaux et sont autant de reportages illustrés sur leurs aspects, leur collecte ou leurs usages sociaux. Des courtes notices les accompagnent sur des sujets aussi divers que les citoyens s'étant érigés en gardiens des mémoriaux éphémères, le rôle des agents de nettoyage de la Ville de Paris dans le travail de collecte, la mémoire des attentats de 2015 à Saint-Denis, ou encore la relation particulière des supporteurs du PSG à la mémoire des attentats du 13 novembre. Eclairant sous un angle nouveau un événement majeur et récent de l'histoire de France, cet ouvrage est à son tour un mémorial unique et précieux, une réflexion originale et illustrée sur la manière dont une société est appelée à ne pas oublier.
Au Ve siècle av. J.-C., les Athéniens pouvaient exiler pour dix ans un citoyen soupçonné d'aspirer à la tyrannie, sans autre forme de procès. Le nom de la victime était inscrit sur des tessons d'argile : les ostraka. Conservés par milliers, ces fragments de poterie livrent aujourd'hui une parole populaire d'une rare intensité : aux noms s'ajoutent parfois des dessins moqueurs et des injures cinglantes adressées aux figures honnies de la cité. Souvent conçue comme un instrument d'oppression populaire, la procédure d'ostracisme était en réalité fort régulée : arbitraire dans son principe, elle était encadrée dans son déroulement et limitée dans ses effets. C'est ce qui explique qu'elle fut globalement acceptée, y compris par ceux qui en furent la cible. Elle permit de domestiquer les citoyens les plus puissants sans provoquer leur défection ni leur révolte. S'appuyant sur une documentation iconographique exceptionnelle, Vincent Azoulay enquête sur l'une des institutions les plus déroutantes de la démocratie athénienne. Il en met au jour le moteur caché - l'honneur et l'infamie - et en explore les résurgences de la Florence de la Renaissance à la Révolution française, jusqu'aux usages contemporains du "dégagisme".
Molho Tony ; Fleming Katherine E. ; Ginzburg Carlo
Sans m'attribuer le mérite de ma survie, le fait est que j'ai miraculeusement survécu. C'est à l'altruisme et à la bonté de certaines personnes, ainsi qu'à la chance que je le dois". Tony Molho retrace, dans un récit à la fois sensible et historique, son enfance en Grèce durant les années 1940, alors que la menace de la déportation par les nazis pèse sur sa famille. Caché chez un couple sans enfant, dans un train, au coeur d'un couvent, il échappe à la mort grâce à la détermination de ses parents et à la gentillesse des autres, des gens ordinaires - voisins, amis, inconnus - souvent modestes qui lui portent secours. Des années plus tard, Tony Molho, passé d'un pays à un autre, d'une langue à une autre, revient sur cette période fondatrice. Il y déploie une réflexion sur l'histoire, la mémoire, l'effacement de la communauté juive de Salonique et interroge la manière dont la conscience du traumatisme de la Shoah l'a aidé à comprendre le cours de sa propre vie.