Revue de la Bibliothèque nationale de France N° 49/2015 : La gastronomie : du sens aux sens
Cantau Alina ; Wibault Dominique
BNF
19,00 €
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EAN :9782717726459
Ecrivains et poètes ont, les premiers, célébré cette "science de la gueule", vantant les délices d'une simple andouillette, de "roqueforts aux mines princières" ou de "gruyère, pareil à une roue tombée d'un char barbare". L'écrit confine à l'éternité, les mots remplacent les saveurs et les goûts d'autrefois et les parfums nous sont restitués intacts, invitant tous les sens au festin. Denis Saillard, dans son article, évoque les similitudes entre les délices d'"une sardine fraîche, un filet de thon ou une moule crue" et l'odeur de la page écrite qui vient de sortir de l'imprimerie, du "parfum de l'encre"... Longtemps considérée comme un sujet d'étude mineur, la gastronomie a maintenant acquis ses lettres de noblesse. En 2010, l'Unesco inscrivait le repas gastronomique des Français sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel mondial, l'élevant au rang de véritable pratique sociale et lui offrant une reconnaissance internationale. Notre dossier "La gastronomie : du sens aux sens" invite à considérer cet art de vivre à la française comme un marqueur identitaire fort et fédérateur, porteur de sens pour la société et dans la vie de chacun. Priscilla Ferguson propose un regard sur l'identité gastronomique française et sur la construction d'une idéologie gastronomique façonnée par un discours porté par un ensemble de textes (livres de cuisines, romans ou récits). Or, au sein de la communauté, chacun peut affirmer son propre "moi gastronomique", pour reprendre les propos de Mary Frances K. Fisher, et ainsi transformer la gourmandise en connaissance, l'art de manger avec intelligence. Pour que ce patrimoine puisse rester vivant, la transmission doit en être assurée. Parmi les divers types de médiation possibles nous en avons retenu deux : les livres de cuisine pour enfants, véritables outils de transmission de valeurs et d'éveil aux sens, évoqués par Françoise Hache-Bissette et, pour être dans l'air du temps, les blogs culinaires, illustration de nouvelles pratiques, qui ont fait l'objet d'une enquête statistique menée par Sidonie Naulin. Il ne faut néanmoins pas oublier que la gastronomie est avant tout une expérience sensorielle multiple, sollicitant non seulement le goût, mais aussi l'odorat, l'ouïe, le toucher et la vue, activement mobilisés lors du repas et source de véritables émotions gustatives. On ne peut envisager le plaisir gastronomique sans rendre justice à toute la vie des sens, la célébration du vivant, comme le suggère Ingrid Astier. Avec des jeux de mots épicés et des images savamment "cuisinées", elle nous invite à observer le miracle quotidien du rituel de la table, fenêtre ouverte sur le "paradis terrestre". Par un jeu de correspondances, il est même possible de rapprocher discours gastronomique et critique musicologique, observe Didier Francfort, le goût et l'ouïe faisant appel au même paradigme hédoniste. Enfin, cette polysémie conviviale a trouvé en Paris un lieu d'expression privilégié. C'est à Paris qu'est née la gastronomie ; c'est à Paris que se sont ouverts les premiers restaurants, devenus très rapidement de nouveaux lieux de sociabilité où l'on faisait bonne chère, et dont la renommée allait très vite attirer le monde entier. Enfin, en lien avec le succès des restaurants, c'est à Paris qu'est née une nouvelle forme de journalisme : le journalisme gastronomique. Alina Cantau et Dominique Wibault ?? ?? ?? ??
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Nombre de pages
95
Date de parution
26/03/2015
Poids
340g
Largeur
201mm
Plus d'informations
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EAN
9782717726459
Titre
Revue de la Bibliothèque nationale de France N° 49/2015 : La gastronomie : du sens aux sens
Auteur
Cantau Alina ; Wibault Dominique
Editeur
BNF
Largeur
201
Poids
340
Date de parution
20150326
Nombre de pages
95,00 €
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Résumé : De François Ier à Napoléon III, en passant par Louis XIV et Bonaparte, Palais royal invite les gourmands d'images et d'histoire à découvrir la cour de France sous un autre jour : quand elle passe à table. Au fil des siècles et des règnes, la culture culinaire évolue. Les voyages et leur cortège de découvertes viennent métisser les repas, au gré des échanges diplomatiques, des mariages princiers et du commerce. Mais toujours la gastronomie est affaire de plaisir. Comme l'écrit Guy Martin qui signe ici la préface, le palais naît d'une sensibilité, à la fois personnelle et collective, qui se cultive. A l'origine de la "cuisine française ", les tables royales de France posaient les bases de ce qui allait faire sa renommée.
La dentelle est un textile, sans support, une combinaison de fils entièrement réalisé par une dentellière, à l'aiguille ou aux fuseaux. La dentelle à l'aiguille est réalisée avec un fil et une aiguille. Elle est caractérisée par une succession de boucles (les points ne sont plus tissés). On peut dire que la dentelle à l'aiguille est une évolution de la broderie, c'est en effet la même technique et une très grande variété de points est possible. Isabelle Gruson, dentellière émérite, vous fait découvrir les secrets de la dentelle à l'aiguille, des généralités aux différents points de base, en passant par 6 exercices pratiques. Ce livre est un indispensable pour partir à la découverte de cette technique originaire de Flandre et d'Italie.
Qui se cache sous le nom @Luciennecompotine suivi par pas moins de 57, 6 K abonnés sur Instagram, passionnés de son univers empli de poupées au crochet et de leurs petits accessoires trop mignons : Sandra Muller, une auteure discrète habitant la région lyonnaise, qui crée avec amour son univers tout au crochet. Les modèles de ce livre sont présentés au fil des saisons avec des niveaux de difficultés différents. Quatre poupées de formes et tailles variées revêtent des tenues de saison et présentent leurs accessoires et doudous préférés.
Damien Deroubaix développe depuis le début des années 2000 un art sombre et puissant, porté par un regard à vif sur la société actuelle et ses maux. S'il est l'un des rares artistes parmi ceux de sa génération qui soit tout à la fois peintre, sculpteur et graveur, la gravure occupe cependant une place singulière dans sa pratique, ce dont témoigne son oeuvre imprimé conservé à la Bibliothèque nationale de France. Questionnant le rôle de l'artiste et se construisant sur les échanges féconds entre le passé et le présent, l'art et le monde, c'est une création engagée et nourrie du dialogue avec les grands maîtres - Dürer, Goya, Gauguin, Picasso... - qui se révèle ici, au travers d'une sélection de quelque soixante-dix gravures, peintures et sculptures.
Les Nabis, parmi lesquels Pierre Bonnard, Edouard Vuillard, Maurice Denis et Félix Vallotton, sont connus pour avoir révolutionné l'estampe en une décennie, à la fin du XIXe siècle. Un véritable âge d'or de l'estampe originale que la Bibliothèque nationale de France a choisi de mettre en valeur dans une exposition dédiée, s'appuyant sur ses collections exceptionnelles. Les Nabis forment une communauté d'artistes liés par une amitié très forte qui vont cheminer ensemble à la fin du XIXe siècle, avant de prendre des directions artistiques différentes. Sur une décennie, ils vont écrire une des plus belles pages de l'histoire de l'estampe originale en créant de nombreuses planches autonomes ou rassemblées en albums, sous l'impulsion d'éditeurs et de marchands novateurs, tel Ambroise Vollard. Leurs cadrages audacieux, associés à un usage inédit de la couleur, sont mis au service de la modernité des sujets abordés, que ce soit dans les scènes d'intérieur, les paysages ou les tableaux parisiens. Ils conçoivent l'estampe comme un élément de décoration accessible au plus grand nombre : leur production s'inscrit ainsi dans un désir d'intégrer l'art à la vie quotidienne en abolissant la frontière entre beaux-arts et arts décoratifs. Explorant les ressources de la lithographie en couleurs, à l'exception de Félix Vallotton et d'Aristide Maillol qui s'emparent de la gravure sur bois de fil, ils créent aussi bien des estampes artistiques que des affiches, des illustrations pour des revues (La Revue Blanche) ou des livres de bibliophilie (Parallèlement de Verlaine, illustré par Pierre Bonnard et Sagesse de Verlaine, illustré par Maurice Denis), des programmes de spectacle, des partitions de musique et des objets d'art décoratif (paravents, papiers peints, éventails...). C'est cette foisonnante variété de supports et de techniques que viennent illustrer près de deux cents oeuvres principalement issues des collections de la Bibliothèque nationale de France, auxquelles s'ajoutent des prêts extérieurs d'exception (Musée d'Orsay, Bibliothèque de l'Institut national d'histoire de l'art, Musée Maurice Denis de Saint-Germain-en-Laye, Musée Van Gogh d'Amsterdam).
Conçu à l'origine pour l'art lyrique, haut lieu de la danse, le Palais Garnier a su nourrir les imaginations avant que le Fantôme de l'Opéra de Gaston Leroux ne forge définitivement le mythe d'un palais féerique, mystérieux et inquiétant. Symbole de la Capitale, habité de spectacles depuis 150 ans, sa légende n'est pas près de s'achever. La Bibliothèque nationale de France et l'Opéra de Paris présentent au Palais Garnier, à l'occasion de ses 150 ans, une exposition qui explore les différents ressorts de la fascination exercée par ce lieu, afin de permettre de comprendre comment il est devenu un monument iconique, aimé de tous. Voulu pour une élite, par Napoléon III, soucieux d'assoir son pouvoir à travers son usage, à l'instar de Louis XIV avec les fastes de Versailles, il devient le palais national emblématique de la République - qui, de manière continue jusqu'au dernier quart du xxe siècle, le met à contribution dans le cadre de sa politique de rayonnement international. Reconnu par le grand public, comme étant surtout le palais de la danse, il est conçu à l'origine plutôt pour l'art lyrique - avant que l'art chorégraphique ne s'y affirme et que les médias n'en popularisent une image peuplée de silhouettes en tutu -, et sa réalité est celle d'un théâtre proposant de manière harmonieuse des spectacles de danse et d'opéra. Palais des légendes, enfin, il a pu nourrir les imaginations par les charmes de son architecture avant même que Gaston Leroux n'en fasse le sujet de son Fantôme de l'Opéra, forgeant définitivement le mythe d'un palais à la fois féerique, mystérieux et inquiétant. Enfin, que l'on évoque la présence rare mais remarquée de Maria Callas, les spectacles somptueux de l'ère Liebermann, la première mondiale du Saint François d'Assise de Messiaen, véritable tournant dans la musique contemporaine, ou la politique artistique ambitieuse des directeurs successifs et l'invitation d'artistes de renom portant un regard neuf sur ce théâtre du xixe siècle, la légende du Palais Garnier se continue de s'écrire.
Résumé : A travers des oeuvres exceptionnelles de Toulouse-Lautrec, Chéret, Mucha ou encore Steinlen et des objets issus de cette époque, L'art est dans la rue révèle les multiples facettes de l'affiche, de la publicité à la propagande politique, accédant bientôt au rang d'oeuvre d'art. Cet ouvrage explore l'essor spectaculaire de l'affiche illustrée à Paris durant la seconde moitié du XIXe siècle. Paris devient alors une gigantesque galerie à ciel ouvert, captant l'attention des passants et investissant tous les espaces urbains : murs, kiosques, colonnes Morris, jusqu'aux corps humains transformés en hommes-sandwichs. La rue devient à la fois un lieu d'expression politique, de revendication sociale et de consommation de masse. L'affiche, véritable art populaire, s'impose comme le reflet d'une époque effervescente, entre progrès techniques et bouleversements sociaux, où la ville elle-même devient le support d'une forme nouvelle de communication visuelle.