Un consensus semble apparaître sur le fait que la crise Covid va entraîner une accélération des transformations organisationnelles et managériales au sein des entreprises afin de répondre à de nouveaux défis comme le travail hybride et s'adapter à un univers de plus en plus incertain. Ces transformations sont multiples et interconnectées : organisationnelle (structure et modes de fonctionnement), managériale (confiance et type de leadership), culturelle (raison d'être, valeurs), digitale et des métiers. Pourtant, en 2018, une étude de la chaire Innovations managériales d'Audencia Nantes/BVA indiquait que seulement 15 % des dirigeants faisaient de l'innovation managériale une priorité, loin derrière les innovations produits, technologiques ou opérationnelles. De plus, près de 63 % des dirigeants estimaient que leur management était innovant, contre seulement 29 % des salariés. Au-delà d'une rhétorique largement adoptée, les entreprises sont-elles vraiment prêtes à basculer dans de nouveaux modes de gestion ? Dans ce contexte, l'ouvrage a pour ambition de mieux faire connaître les nouveaux modes de management et d'organisation (NMMO), leurs implications et la manière de les implanter avec succès, à un moment crucial où l'impératif de transformation paraît encore plus urgent que par le passé.
Nombre de pages
191
Date de parution
24/11/2022
Poids
434g
Largeur
165mm
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EAN
9782356718747
Titre
Les nouveaux modes de management et d'organisation. Innovation ou effet de mode ?
Canivenc Suzy ; Cahier Marie-Laure ; Pellissier Ge
Avant 2020, le télétravail restait une pratique très limitée dans la plupart des entreprises françaises. Il faisait en outre l'objet de nombreux préjugés que l'expérience, forcée par la crise sanitaire, aura en partie permis de lever. Une page se tourne... Cet ouvrage entend poser la question du travail à distance au-delà de l'épisode pandémique, de ses effets et de ce qu'il nous enseigne. Il dessine le futur du travail à la lumière de cette expérience inédite. Fondé sur des auditions d'experts (sociologues, ergonomes, DRH, managers, aménageurs) et sur des centaines d'enquêtes et études académiques, il fournit des points de repère et de vigilance à toutes les entités qui doivent repenser l'organisation du travail : management, espaces, temps du travail, outils numériques, communication... Au passage, l'ouvrage met au jour des débats qui ne sont pas encore tranchés, comme l'épineuse question de l'éligibilité au télétravail et des inégalités qui en résultent, la productivité qu'il permet mais également sa compatibilité avec la QVT, son impact sur le lien social, la confiance, la collaboration, l'innovation et la créativité... C'est bien un travail hybride - sur site et à distance- qu'il s'agit dès aujourd'hui de préparer. Cet ouvrage intéressera les entreprises confrontées à ces transformations organisationnelles et managériales, et plus particulièrement les DRH, les directions immobilières, les directions de la transformation numérique, les syndicalistes et représentants du personnel, les consultants, mais aussi tous les managers quotidiennement en prise avec ces défis.
À la faveur de la crise sanitaire et du développement du télétravail, une nouvelle vague d'outils numériques a été déployée dans les organisations : messagerie d'entreprise, visioconférence, messagerie instantanée, plateformes de stockage et de partage de documents, plateformes no-code… Ces outils généralement désignés sous le terme d'« outils collaboratifs » existaient déjà dans certaines organisations, mais la crise a indéniablement accéléré leur adoption. Surtout, du fait du caractère inattendu et brutal de l'épisode pandémique, ces nouveaux outils ont été introduits dans le plus grand désordre. À l'issue de cette période, plusieurs enquêtes témoignent du mal-être croissant ressenti par les salariés face à cette digitalisation chaotique, à l'origine de technostress et d'infobésité. Dans ce contexte, s'appuyant sur une étude de terrain, cet ouvrage rend compte des effets de l'introduction récente des outils collaboratifs dans les organisations, et plus particulièrement sur les manières de travailler. Les outils numériques qui sont supposés soutenir les nouvelles formes de travail sont ici examinés dans une perspective critique : que changent-ils dans les manières perçues de travailler ? Soutiennent-ils réellement l'avènement des new ways of working, et en particulier du travail hybride ? Si oui, à quelles conditions ? Produisent-ils des effets indésirables ? Et si oui, lesquels et pourquoi ... Cet ouvrage s'inscrit ainsi dans la continuité des travaux de la chaire Futurs de l'industrie et du travail (FIT²) sur le télétravail, le travail hybride, les nouveaux modes de management et d'organisation, et le design du travail
Depuis la fin de la pandémie, alors que l'activité économique est repartie avec un dynamisme supérieur aux prévisions, beaucoup d'entreprises enregistrent des démissions plus importantes qu'avant, une accentuation du turn-over, un absentéisme grandissant. La pandémie aurait-elle provoqué chez les Français une "épidémie de flemme" ? Le sujet semble particulièrement se cristalliser autour de la jeunesse qui manifesterait à l'égard du travail des attentes radicalement différentes de celles de ses aînés, suscitant perplexité et désarroi chez les employeurs. Ce ressenti d'une rupture des jeunes dans leur rapport au travail est-il fondé ? Quelle est la part de la réalité et du fantasme ? Toute la jeunesse est-elle en quête de sens ? Que devraient faire les entreprises pour répondre à leurs attentes ? Fondée sur des auditions d'experts et une large analyse des enquêtes sur le rapport des Français au travail et sur "les jeunes" , cet ouvrage relativise les spécificités attribuées à la génération Z, et met l'accent sur la qualité du travail et de ses conditions d'exercice pour attirer et fidéliser les jeunes comme... les moins jeunes.
...Le livre passionnera ceux qui veulent savoir comment se fait une découverte et la nature des efforts parfois inouïs cachés derrière la communication impersonnelle qui annonce un résultat important dans une revue scientifique. Il réveillera l'émotion de ceux qui eurent à se préoccuper de la qualité des soudures, ou de la sécurité de cet instrument qui pouvait aussi devenir une bombe redoutable. Il rend hommage à ceux qui ont une part souvent ignorée aux grandes découvertes. " Georges Charpak
Ce livre est le fruit de 20 ans d'aventure scientifique vécue par une équipe de passionnés. Il débute avec le bouillonnement d'idées qui fut à l'origine des choix scientifiques du CEMEF. Puis chacun des axes de recherche est illustré par les chercheurs du centre, par des anciens passés dans l'industrie, ou bien par des spécialistes extérieurs qui ont tenu ainsi à manifester leur amitié. Sont passées en revue la modélisation et la simulation numérique des opérations de formage (fonderie, forgeage), puis la rhéologie des polymères. Sont abordés ensuite les aspects microstructuraux : endommagement des matériaux hétérogènes, problèmes d'échelle (relations micro/macro) et de cristallisation des polymères. Enfin, vient la tribologie de la mise en forme, c'est-à-dire l'art de gérer au mieux les contacts entre outil et produit (en laminage et en emboutissage). Une occasion exceptionnelle de survoler en 300 pages l'état actuel d'une recherche multidisciplinaire dans le domaine de la mise en forme des matériaux.
L'étude du travail des designers prend place dans une interrogation générale qui vise le travail de construction nécessaire pour que la situation de marché apparaisse. Les designers, obligés de réaliser physiquement l'objet et d'anticiper sur un marché futur, sont particulièrement intéressants pour qui veut comprendre les mécanismes complexes de l'incorporation de la demande dans les produits. Le design est pris dans des définitions divergentes. Mais les designers partagent une définition commune de leur travail : celle d'une articulation entre l'usager et l'objet. C'est à ce titre qu'ils sont étudiés, comme sociologues de l'usage. Trois équipes de designers industriels, choisies pour la complémentarité de leur conception du design et de leur cadre de travail ont été suivies. L'étude de leurs pratiques, de leurs modes d'organisation et des techniques de représentation utilisées a dégagé les modalités possibles d'une anticipation de l'usage. Par opposition au marketing, les designers sont soumis à une contrainte pressante : leur tâche de " réalisation " de l'objet souligne tout ce que l'objet comporte d'indéterminé par rapport à un cahier des charges idéal portant les desiderata de la demande. Cette indétermination impose la nécessaire condensation de ses dimensions esthétiques, techniques, fonctionnelles, marchandes. C'est ce moment indécis où l'objet prend forme, qui refait surgir des esquisses la pluralité des solutions possibles, et l'indétermination structurelle de l'offre par rapport à la demande.