Chanteuse, actrice meneuse de revue, résistante... A travers un portrait saisissant de Joséphine Baker, Marie Canet propose une relecture inédite du parcours hors norme de cette grande figure : Baker, ou la première incarnation d'un féminisme noir. Joséphine Baker, performeuse afro américaine, est une figure complexe qui a produit un ensemble de significations raciales et genrées parfois contradictoires. En 1925, à dix-neuf ans, elle défraie la chronique suite à ses performances érotico-comiques au sein de la Revue Nègre, à Paris. Son arrivée en France coïncide avec l'apogée des mouvements Art déco et de la "vogue nègre" , alors que se poursuivent les ambitions coloniales de l'Europe vers l'Afrique. Comme cette modernité, Baker est noire, brillante, marchande, ultra-médiatisée, prise entre les débats nationalistes sur l'identité et la préservation culturelle. Mais Baker incarne surtout l'émergence d'un empouvoirement féminin noir. Elle en est la première manifestation, fascinante et populaire, du XXe siècle. Marie Canet est enseignante en esthétique à l'école des Beaux-arts de Lyon, essayiste, critique d'art et commissaire spécialisée en cultures visuelles modernes et contemporaines. Elle a publié des ouvrages monographiques, notamment Bruno Pélassy (Editions Dilecta, 2015) et Palestine, prénom Charlemagne. Meshugga Land (Les Presses du réel, 2017), ainsi qu'un essai sur langage et les médias (Juntos en la Sierra, Shelter Press, 2018). Elle prépare actuellement des monographies consacrées aux oeuvres de Marc Camille Chaimowicz et de Lucy Mackenzie, et un essai sur la paranoïa.
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Nombre de pages
101
Date de parution
30/10/2020
Poids
118g
Largeur
121mm
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EAN
9791025204931
Titre
Baker
Auteur
Canet Marie
Editeur
LES PEREGRINES
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121
Poids
118
Date de parution
20201030
Nombre de pages
101,00 €
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Né au Laos en 1966, Bruno Pélassy a produit un corpus baroque, drôle et incisif, dont un film manifeste, Sans titre, sang titre, cent titres, sur lequel Marie Canet s'appuie pour mettre en lumière les liens entre l'oeuvre et le virus du Sida, qui l'a emporté en 2002. Les oeuvres de Bruno Pélassy sont produites dans un esprit artisanal d'accumulation et de goût pour la fabrication ; par leur précarité elles marchent contre la pérennité. Au croisement du bijou et de l'objet décoratif, ce sont des choses domestiques car, faites à la maison, elles valorisent dans leur élaboration comme dans leur contenu l'intimité du faire et sa destination.
Souvent considéré comme marginal, enfermé dans les placards esthétiques de l'histoire des arts, Pierre Molinier est pourtant une figure importante reconnue en France et à l'étranger. Originaire d'Agen et ayant vécu toute sa vie à Bordeaux, le Frac Nouvelle-Aquitaine MECA lui consacre une exposition d'envergure afin de déployer toutes les facettes d'une oeuvre dense et complexe, rassemblant aussi bien des oeuvres picturales que photographiques. Cet enjeu monographique intègre les sources d'inspirations et mouvements auxquels participe l'artiste : le surréalisme, le fétichisme ou encore le tantrisme, comme ceux qu'il devance - le queer ; des archives et témoignages inédits ; des affiliations contemporaines (Cindy Sherman, Luciano Castelli, Bruno Pelassy, Betony Vernon...) et d'autres plus historiques (Clovis Trouille, Claude Cahun ou Hans Bellmer...). Cette exposition programmée du 31 mars au 17 sept 2023 coïncide avec l'anniversaire des 40 ans des Frac et la création du Frac Aquitaine qui, dès sa création en 1982, inaugure sa collection en acquérant pour ses premiers numéros d'inventaire une vingtaine d'oeuvres de Pierre Molinier. Pour accompagner cette exposition d'envergure, un ouvrage sera consacré à Pierre Molinier, figure à la fois marginale et tutélaire. Ce livre rassemblera des contributions de Marie Canet qui présentera l'exposition sous la forme d'un avant-propos et de Claire Jacquet qui prendra la forme d'un essai sur la postérité de l'artiste dans le champ de l'art contemporain d'hier à aujourd'hui. L'autrice et co-commissaire de l'exposition Emmanuelle Debur reviendra sur l'histoire fascinante de l'artiste qui, quarante ans après sa mort, questionne toujours. La philosophe, autrice, critique d'art, Géraldine Gourbe nous proposera une relecture de l'oeuvre de Molinier en la rapprochant des figures de Fantômas et d'Irma Vep, avant de la relier à certaines oeuvres de la collection du Frac Nouvelle-Aquitaine MECA à travers la question du portrait, si cardinale dans les oeuvres du maître de l'exhibitionnisme, et de son évolution au fil du temps. Le livre comportera un cahier reprenant l'intégralité des titres de la bibliothèque de Molinier.
Des forums sociaux aux différents sommets internationaux, nous avons vu émerger une société civile mondiale, qualifiée d?altermondialiste. Ce nouvel acteur politique, faisant de la globalisation un enjeu des luttes sociales, est un pôle d'attraction et de développement pour nombre d?organisations et d?activistes du monde entier qui se regroupent lors des forums et les dépassent par leurs actions. Mais qu?entend-on par altermondialisme ? Quels sont les enjeux de ce militantisme en plein développement ? Comment s?organisent les forums sociaux ? En quoi sont-ils l?expression d?une nouvelle forme d?expression et de participation au politique ?
Si Madame Bovary, roman phare de Gustave Flaubert, a traversé les époques sous la bannière de classique littéraire, les multiples archétypes qu'incarne Emma Bovary - éternelle adolescente, aventurière du désir, pornstar, rebelle opprimée ou encore victime crédule de la culture de masse - constituent une galerie de personnages à nulle autre pareille. François Aubart met en perspective les impressions laissées par cette héroïne sur le plan artistique pour analyser la façon dont, éclairant d'un jour nouveau notre rapport à la mélancolie autant qu'à l'imagination, elles permettent d'envisager les questions de classe et de genre.
Les peaux nues sont rares. Depuis des siècles, le tatouage sublime et trace des cartes du Tendre sur les corps qui nous entourent. La généalogie et les racines de cet art d'une créativité folle pourraient être racontées de mille et une manières. En tendant un miroir aux motifs qui l'accompagnent depuis ses quinze ans, Alexandre Galien a trouvé la sienne. Quand on écrit, l'encre obsède. Faire l'éloge du tatouage, c'est réinventer nos mémoires intimes. Mais c'est aussi parler d'une communauté empreinte de liberté. Car en s'encrant, on accepte que les émotions et les souvenirs se brouillent à mesure que les pigments, sous la peau, ternissent. Un récit à fleur d'âme, dans lequel les révoltes adolescentes, les histoires d'amour et les vocations de papier s'entremêlent en une fresque vivante.
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Hystériques, superficielles, traînées, coincées, carriéristes... Généralement réduites à des clichés misogynes, les anti-héroïnes passent souvent sous les radars de la critique, quand elles ne suscitent pas le rejet pur et simple des téléspectateurs. Pourtant, ces personnages parfois difficiles à aimer brisent les codes de la féminité et contribuent à élargir les normes très restrictives de la représentation des femmes à l'écran, permettant un processus d'identification puissant pour toutes celles qui ne se retrouvent pas dans les standards traditionnels. De la peste Cordelia (Buffy contre les vampires) aux mères indignes Livia Soprano (Les Soprano) et Cersei Lannister (Game of Thrones), en passant par la castratrice Skyler White (Breaking Bad), la revêche Chloé (Hippocrate) ou l'insupportable Hannah Horvath (Girls), ce Petit éloge propose un panorama original des femmes les plus subversives du petit écran.