Au tournant du XIXe siècle, les différentes gauches, presque toutes converties au réformisme social, ont trouvé dans l'expansion scolaire une puissante raison d'être. Mais les chocs qui secouent ce progressisme au cours du XXe siècle bouleversent les représentations de l'école républicaine : d'un facteur providentiel de justice sociale, celle-ci s'est mue en un terrain de conflit sur lequel les idéologies égalitariste et néolibérale entrent en collision. Un vent critique souffle sur le milieu enseignant, politique et universitaire face au constat de l'explosion des effectifs à tous les niveaux de l'enseignement, de l'inefficacité de certaines pédagogies et de "école unique" dans la lutte contre la reproduction sociale. Au sein même du projet socialiste, la montée d'une vision utilitariste de l'école vient questionner la finalité du système éducatif français. De plus en plus considérée comme une machine à produire des compétences et des travailleurs compétitifs, l'Ecole est progressivement mise au service de la modernisation du pays et, plus tard, de l'Europe. Tout au long du XXe siècle, les gauches, les syndicats, les enseignants et les intellectuels prennent acte et construisent un nouveau modèle de prospérité et d'émancipation par et pour l'enseignement. Cet ouvrage explore les temps forts qui ont jalonné ce siècle de la démocratisation du système scolaire en France ainsi que les figures qui l'ont incarnée.
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Nombre de pages
336
Date de parution
07/05/2025
Poids
300g
Largeur
165mm
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EAN
9782385191467
Titre
Socialismes et éducation au XXe siècle
Auteur
Candar Gilles ; Dreux Guy ; Laval Christian
Editeur
BORD DE L EAU
Largeur
165
Poids
300
Date de parution
20250507
Nombre de pages
336,00 €
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Figure majeure de l'histoire française et européenne, personnage central de la République et du socialisme, assassiné le 31 juillet 1914, héros du Panthéon depuis 1924, Jean Jaurès (1859-1914) méritait une biographie à la hauteur de sa place dans l'histoire contemporaine. Gilles Candar et Vincent Duclert dessinent dans cet ouvrage le portrait passionnant d'un homme brillant : normalien, philosophe, plus jeune député de France, grand orateur et journaliste, patriote internationaliste, fondateur du socialisme démocratique. Son attention constante à la question sociale l'amène à s'engager dans de nombreuses luttes ouvrières, paysannes, syndicales, intellectuelles. Ses écrits innombrables témoignent de ce choix de la justice et de la cause de l'humanité. Jaurès est un symbole pour les sociétés, un emblème à gauche, parfois disputé à droite, une icône aussi pour des générations de militants, un objet d'étude enfin, sans cesse renouvelé. Initialement publiée en 2014, actualisée et augmentée dix ans plus tard, cette biographie s'y consacre, pour que vive l'histoire de Jaurès.
Une étrange folie possède les classes ouvrières des nations ou règne la civilisation capitaliste. Cette folie traîne à sa suite des misères individuelles et sociales qui, depuis deux siècles, torturent la triste humanité. Cette folie est l'amour du travail, la passion moribonde du travail, poussée jusqu'à l'épuisement des forces vitales de l'individu et de sa progéniture". Ainsi commence le fameux pamphlet de Paul Lafargue (1842-1911), Le Droit à la paresse, initialement publié en 1880. Intellectuel socialiste et militant infatigable de la cause du peuple, il signait là un texte pionnier, premier essai en faveur d'un retournement de civilisation, produit heureux d'une volonté de provocation et d'une intuition géniale. d'un authentique sentiment révolutionnaire et anticipateur. La présente édition reprend celle publiée en 1969 par François Maspero, avec la longue et belle présentation de Maurice Dommanget, toujours pertinente aujourd'hui et qui apporte un éclairage indispensable sur la vie et l'ouvre de Lafargue. Elle est utilement complétée par une préface de l'historien Gilles Candar.
Résumé : "Hommes humains de tous les pays, voilà l'oeuvre de paix et de justice que nous devons accomplir ! " Jean Jaurès s'est imposé dans les mémoires comme "l'apôtre de la paix". Il admet la possibilité de combattre pour défendre son pays ou éviter des "guerres d'extermination", mais la paix constitue pour lui un choix civilisation. Ses paroles nous aident toujours à nous déterminer aujourd'hui.
Résumé : Edouard Vaillant (1840-1915), élu de la Commune, est l'un des fondateurs de la SFIO (Section Française de l'Internationale Ouvrière) dont il sera le représentant à la Chambre et le candidat à la présidentielle de 1913. Il incarne, avec Jaurès et Guesde, le socialisme et joue un rôle essentiel dans la construction de la gauche française du XXe siècle. Il a mis au centre de celle-ci des priorités telles que l'éducation, la laïcité, la protection sociale, le patriotisme ou l'internationalisme. Cette biographie dépeint la lente construction du parti socialiste unifié et interroge la portée et les limites d'un "socialisme à la française". Elle examine les problèmes généraux et poursuit le débat sur la critique des principes et pratiques fondatrices du socialisme et de la gauche.
Pourquoi un Nouveau manifeste convivialiste ? Parce que, on le voit bien, les conflits qui embrasent désormais le monde, autant ou plus que des conflits économiques, sont des conflits identitaires. Chaque Etat, chaque culture, chaque religion, chaque genre, chaque individu veut être reconnu comme ayant plus ou au moins autant de valeur que les autres. Ces luttes de reconnaissance, par lesquelles chacun veut affirmer une valeur déniée ou retrouver une grandeur perdue (Make America, or Russia, or China etc. great again), sont en train de détruire tous les équilibres moraux et démocratiques hérités. Ils mènent le monde vers une nouvelle lutte de tous contre tous. Vers la barbarie. Le Nouveau Manifeste convivialiste qui, comme les précédents, va être traduit dans de nombreuses langues, se veut une contribution à la préparation d'un grand symposium qui réunira à l'Unesco une centaine de plus hautes autorités intellectuelles, morales et religieuses de notre temps à qui il sera demandé de dire ce qui est autorisé et ce qui est interdit aux humains alors que la survie même de l'humanité est maintenant en jeu.
Il est temps de redécouvrir l'œuvre de Célestin Bouglé (1870-1940), non seulement parce qu'il fut l'un des sociologues majeurs de son époque, aux côtés de Durkheim, mais aussi et surtout en raison de son infatigable combat pour une République laïque et solidaire. Dreyfusard, vice-président de la Ligue des droits de l'homme, radical-socialiste engagé dans les combats politiques de son temps, éditorialiste influent à la Dépêche de Toulouse, Bouglé a exploré des thèmes qui restent encore d'une étonnante actualité, au moment où la question de la solidarité revient en force dans le débat public. Dans Les Idées égalitaires (1899) il explique comment, en Occident, se sont progressivement imposés les idéaux affirmant l'égale dignité de tous et la valeur éminente de l'individu. Il montre aussi que ces idéaux humanistes nourrissent les meilleurs courants de la gauche républicaine: Jaurès lui-même n'affirmait-il pas que le socialisme est un "individualisme", mais "logique et complet"? Car l'analyse de Bouglé est sous-tendue par un projet politique cohérent, dans une proximité affichée avec le socialisme républicain, dont les thèmes clés sont la laïcité, l'école publique, l'exigence d'une politique active de solidarité incarnée par la philosophie du "solidarisme". Lors de la grande vague néo-libérale des années 1980, le slogan: "Solidaire, si je veux!", exprimait bien un discours hostile aux politiques de solidarité, accusées de niveler les talents et d'étouffer la responsabilité individuelle. Au contraire, Bouglé montre que la doctrine sociale de la République est irréductible à ces caricatures : pour le solidarisme républicain, la possibilité pour chacun de s'affirmer dans sa singularité implique une société profondément solidaire.
Les "Redux" aspirent à l'absolu de la vie "naturelle". Leur expérience alternative s'inscrit dans le sillage des micro-sociétés du passé : communautés de Levellers, de Mormons, de socialistes primitifs, utopie de la "Tribu" Ecoovie ou de Twin Oaks... mais plus rigoureusement encore et sans concession d'aucune sorte. Leur choix : se développer dans la séparation, sans contact avec la société établie. Jusqu'à ce point, se rendre "anthropophobiques" - ne plus accorder le moindre crédit à l'humanité telle que nous la connaissons, l'incarnons et en reproduisons les manières d'être. L'enquête présentée en ces pages, menée au fil du temps par l'autorité locale et le Renseignement, offre un témoignage de première main sur cette inflexion typique de notre période pétrie d'éco-anxiété : le désir d'inventer une Vita Nova où fusionneraient de façon définitive l'humain et son environnement.