Au tournant du XIXe siècle, les différentes gauches, presque toutes converties au réformisme social, ont trouvé dans l'expansion scolaire une puissante raison d'être. Mais les chocs qui secouent ce progressisme au cours du XXe siècle bouleversent les représentations de l'école républicaine : d'un facteur providentiel de justice sociale, celle-ci s'est mue en un terrain de conflit sur lequel les idéologies égalitariste et néolibérale entrent en collision. Un vent critique souffle sur le milieu enseignant, politique et universitaire face au constat de l'explosion des effectifs à tous les niveaux de l'enseignement, de l'inefficacité de certaines pédagogies et de « école unique » dans la lutte contre la reproduction sociale - Au sein même du projet socialiste, la montée d'une vision utilitariste de l'école vient questionner la finalité du système éducatif français. De plus en plus considérée comme une machine à produire des compétences et des travailleurs compétitifs, l'École est progressivement mise au service de la modernisation du pays et, plus tard, de l'Europe. Tout au long du XXe siècle, les gauches, les syndicats, les enseignants et les intellectuels prennent acte et construisent un nouveau modèle de prospérité et d'émancipation par et pour l'enseignement. Cet ouvrage explore les temps forts qui ont jalonné ce siècle de la démocratisation du système scolaire en France ainsi que les figures qui l'ont incarné.
Nombre de pages
336
Date de parution
07/05/2025
Poids
300g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782385191467
Titre
Socialismes et éducation au XXe siècle
Auteur
Candar Gilles ; Dreux Guy ; Laval Christian
Editeur
BORD DE L EAU
Largeur
165
Poids
300
Date de parution
20250507
Nombre de pages
336,00 €
Disponibilité
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Intellectuel révolutionnaire, Vaillant adhère à l’Association internationale des Travailleurs et devient un des principaux organisateurs de la Commune de Paris (1871), chargé notamment de l’éducation et de la culture.Exilé à Londres, ami sans suivisme de Marx et d’Engels, il anime avec les partisans de Blanqui la Commune révolutionnaire. De retour en France, il s’impose comme le troisième homme du socialisme français avec Jaurès et Guesde. Député de Paris tout en conservant de fortes attaches dans le Berry, artisan de l’unité socialiste et « grand-père de la CGT », il préconise une « action totale » du mouvement ouvrier. Anticolonialiste, prêt à la grève révolutionnaire simultanée en cas de danger de guerre, il est convaincu en 1914 de la nécessité de la défense nationale.Dirigeant historique de la gauche française, Vaillant en façonne des caractéristiques essentielles pour plus d’un siècle : discours révolutionnaire au service d’une action politique dans le cadre républicain, réforme parlementaire et refus de la participation ministérielle, primat de l’éducation et de la laïcité, volontiers anticléricale, autonomie du parti, du syndicat et des coopératives, antimilitarisme et internationalisme complémentaires d’un patriotisme assumé.
Petit-fils de Karl Marx, fils de Charles Longuet, communard proudhonien et ami de Clemenceau, neveu de Paul et Laura Lafargue, filleul laïque de Friedrich Engels, Jean Longuet est mêlé dès son plus jeune âge à la vie de la gauche politique et intellectuelle française comme à celle du socialisme international. Il côtoie Guesde, Jaurès, Blum, mais aussi Kautsky et les autres responsables de la social-démocratie, les socialistes russes, les travaillistes britanniques et les militants américains, ainsi que les nationalistes marocains ou syriens, entre autres... Journaliste, avocat, militant, responsable de la politique internationale de la SFIO, il est confronté aux principaux drames du XXe siècle: la guerre, la révolution, les dictatures. Ses références sont celles de Marx, mais vues et comprises comme s'intégrant à la tradition socialiste française, à l'image de l'effort accompli par Jaurès pour définir les principes et la politique d'un socialisme adapté aux conditions de l'époque. A la tête d'un courant qui se veut à la fois pacifiste, patriote et internationaliste pendant la Grande Guerre, fondateur du Populaire, homme de l'unité socialiste et de la reconstruction, il est récusé par Lénine et les bolcheviks et ne peut empêcher la scission de Tours (1920). Député, maire de Châtenay-Malabry et conseiller général, il n'est pas pour autant un notable ordinaire. Il reste hostile à la domination coloniale et favorable à une politique de fermeté face aux puissances fascistes. Le seul internationaliste de la SFIO selon le propos moqueur d'un contradicteur? En tout cas, un militant qui cherche à penser internationalement et à inventer la pratique politique du socialisme en démocratie et en république. . . Gilles Candar, professeur d'histoire en khâgne et hypokhâgne aux lycées Gabriel Guist'hau (Nantes) et Montesquieu (Le Mans), a dirigé avec Jean-Jacques Becker l'histoire des gauches en France (La Découverte, 2004). Sous la direction de Madeleine Rebérioux, il a soutenu une thèse de doctorat sur Jean Longuet dont cet ouvrage est issu. Auteur de plusieurs travaux d'histoire politique et culturelle, il est actuellement chargé de la coordination éditoriale des oeuvres de Jean Jaurès en cours de parution chez Fayard.
Jaurès et d'autres socialistes de la fin du xixe siècle et du début du xxe siècle n'ont-ils pensé l'économie et la société du monde futur que sous un angle absolument productiviste ? Ce n'est pas ce qui ressort de leurs écrits, et Gilles Candar le démontre dans cet essai. On y découvre une pensée et une action politique confrontées aux premières questions posées par la croissance de la production: le développement du machinisme, le risque industriel, l'hygiène et la pollution, l'alimentation de masse ou la protection des paysages. Gilles Candar dresse ainsi le portrait d'une époque fondatrice pour le socialisme, permettant d'approcher au plus près son programme initial d'émancipation, sa portée comme ses limites ou contradictions. Mais aussi celui d'un homme, Jaurès, sous un angle inattendu.
Tout en décrivant une population cachée de femmes insérées qui consomment et revendent des drogues, l'ouvrage aborde la manière dont les usagères-revendeuses jouent avec les critères des profilages policiers pour limiter les risques répressifs, et gèrent leurs usages sans recourir à des structures de prise en charge des addictions.
C'est dans le double sens de la formule "â¯Le corps à l'oeuvreâ¯" que réside l'originalité de l'ouvrage. Il s'agit aussi bien de mettre l'accent sur le fait que c'est le corps de l'écrivain ou de l'artiste qui fait effectivement oeuvre, qui est au travail dans le processus créatif, que de penser la création comme un trajet qui va du corps jusqu'à l'oeuvre réalisée, puis l'oeuvre reçue, lue, vue ou écoutée.
Cet essai examine la discrétion comprise comme vertu sociale essentielle dans une société décente: elle est étudiée non pas en tant que qualité morale individuelle, mais comme un concept social qui permet de penser les phénomènes d'invisibilité sociale choisie, et non seulement subie. La discrétion caractérise les grands esprits, qui construisent leur oeuvre dans l'ombre et le silence. Ils préfèrent la patience du penser à la fébrile agitation de l'opinion médiatique. Et si cette sagesse se transfusait un peu à tous les citoyens...