La théologie mystique 1640 précédé de Une poétique des simples vertus
Camus Jean-Pierre ; Vidal Daniel
MILLON
23,30 €
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EAN :9782841371464
Lorsqu'il publie à Paris en 1640 sa Théologie Mystique, Jean-Pierré Camus, évêque de Belley, a déjà accompli une ?uvre foisonnante: romans dévots, prédications, homélies, traités de spiritualité. S'il devait être au XVIIe siècle une figure du baroque, sans doute serait-ce la sienne, par le métissage de ses écritures, l'inventivité de son style, la mouvante raison de son argument. Dans le paysage que dessinent la mystique de son temps, et les héritages dont elle procède, les concepts d'anéantissement, de pauvreté, de mise à nu de soi-même, définissent les reliefs les plus âpres, les cheminements les moins aisés. Camus, disciple de François de Sales, y voit des âmes en grand danger d'illusions, et dénonce les pièges qui feraient passer pour divins des épanchements d'amour-propre. Mais si la doctrine des " passivités " des grands mystiques - Ruusbroec, Tauler, Harphius - suscite tant son courroux, c'est de lui sembler faire obstacle au déploiement de la volonté d'amour, qui s'énonce déjà loi d'amour pur. Ainsi tente-t-il de sauvegarder, dans son absolue soumission à l'amour, l'homme comme acteur de sa propre " élection ", qui signe aussi le temps de sa désappropriation. Pour Camus, il n'est de théologie mystique - pour autant que ces termes ne soient pas inconciliables - que sous condition d'un sujet présent au monde, et maître de sa volonté. Recueillement n'est pas abandon, silence n'est pas sommeil de l'âme, contemplation n'est pas " dés?uvrement " d'un esprit sans ombre. En chacun des " discours " qui composent cet ouvrage, Camus écrit un plaidoyer pour une assomption de la banalité de l'homme, sa transfiguration. Dans la quotidienneté du réel, la surprise d'un surréel qui prend l'homme en son anonymat, et le porte à son nom. Au verso de toute créance et croyance, l'expérience spirituelle pourrait bien s'accomplir comme poétique des simples vertus. D. Vidal
Nombre de pages
220
Date de parution
18/06/2003
Poids
255g
Largeur
130mm
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EAN
9782841371464
Titre
La théologie mystique 1640 précédé de Une poétique des simples vertus
Auteur
Camus Jean-Pierre ; Vidal Daniel
Editeur
MILLON
Largeur
130
Poids
255
Date de parution
20030618
Nombre de pages
220,00 €
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Evêque de Belley à 24 ans (1609), Jean-Pierre Camus s'est lancé dans la littérature comme auparavant dans la prédication : une éloquence dramatisée à l'excès, au service de l'édification morale du public. La veine des "Histoires tragiques", à laquelle appartiennent ces Spectacles d'horreur (1630), est exploitée dans le sens du resserrement et de la dramatisation extrême. Erigé en exemplum, le fait divers se resserre sur le spectaculaire, censé garantir l'impact sur le lecteur de la leçon morale qu'il est chargé d'illustrer, dans une mise en scène de l'horreur parfaitement baroque.
Résumé : L'affaire relève d'une longue tradition. On en trouve trace jusqu'en Inde et en Sibérie. Et chaque fois le même scénario conduit l'intrigue. Un triangle : mari, femme, amant ; tromperies, secrets, puis découverte du pot aux roses, et puis vengeances des maris qui font en sorte que les coeurs des amants (et parfois même leur sexe) soient mangés par les femmes adultères. Voilà de quoi renverser finalement l'aventure courtoise en une mésaventure de premier plan. Quoi qu'il en soit, comme en miroir, dans l'un et l'autre cas, l'amour frappe toujours le coeur, l'arrache, le mord, le tord, le coupe, le croque et le dévore, métaphoriquement ou non. Voici donc quatre histoires exemplaires de coeurs mangés, et même si les amants s'y font dévorer ce qu'ils ont de plus cher, leur coeur, et parfois plus encore, ces récits étonnants n'en demeurent pas moins subtilement savoureux.
Centré sur la relation de la philosophie avec la poésie, cet ouvrage examine le conflit qui les oppose, selon les termes mêmes de Platon qui pourrait bien avoir inventé l'opposition pour mettre en évidence une vraie fausse résolution. Celle-ci prend la forme d'une appropriation ou d'une subjugation qui nécessitent une réinvention de la poésie, c'est-à-dire une redéfinition de sa nature et de ses fins. Réinvention qui conduit au refus d'une frontière entre philosophie et poésie. Or la nécessité de ce refus repose sur une exigence de réception, celle d'une pratique qui se déploie dans le dialogue et que le lecteur est invité à émuler. Cette pratique est fondée sur une question : comment faut-il vivre ou qu'est-ce que la vie bonne ? La réponse à cette question exige de répondre à cette autre : qu'est-ce que philosopher ? Ces deux questions, quelles que soient les réponses qui en sont données dans les Dialogues, sont inextricablement mêlées puisque vivre c'est philosopher.
Colomb Christophe ; Estorach Soledad ; Lequenne Mi
En l?an 1500, Colomb est arrêté avec ses frères à San Domingo et ramené en Espagne enchaîné. Les Rois catholiques lui interdisent de retourner dans "ses" Indes. Condamné à l?inactivité, il relit la Bible et accumule les citations bibliques : c?est LE livre où tout est vrai, où l?invraisemblable et l?incompréhensible ne font qu?appeler à un sens symbolique. C?est le livre dicté par Dieu même où passé, présent et futur sont écrits. « Sans lecture attentive de ce Livre des prophéties, il est impossible de comprendre la pensée de Colomb, son système du monde, sa ?philosophie de l?histoire?, et donc son ?uvre de découvreur? »Michel Lequenne a bouleversé les études colombiennes, bousculé les mythes noirs et roses, dissipé les pseudo-mystères, montré la cohérence du projet de Colomb et la logique de son utopie.?Biographe du découvreur, il est, avec Soledad Estorach (1915-1993), le traducteur de son ?uvre, désormais complète avec ce volume.4e de couverture : En l?an 1500, Colomb est arrêté avec ses frères à San Domingo et ramené en Espagne enchaîné. Les Rois catholiques lui interdisent de retourner dans "ses" Indes. Condamné à l?inactivité, il relit la Bible et accumule les citations bibliques : c?est LE livre où tout est vrai, où l?invraisemblable et l?incompréhensible ne font qu?appeler à un sens symbolique. C?est le livre dicté par Dieu même où passé, présent et futur sont écrits. « Sans lecture attentive de ce Livre des prophéties, il est impossible de comprendre la pensée de Colomb, son système du monde, sa ?philosophie de l?histoire?, et donc son ?uvre de découvreur? »Michel Lequenne a bouleversé les études colombiennes, bousculé les mythes noirs et roses, dissipé les pseudo-mystères, montré la cohérence du projet de Colomb et la logique de son utopie.?Biographe du découvreur, il est, avec Soledad Estorach (1915-1993), le traducteur de son ?uvre, désormais complète avec ce volume.
La santé du prince était une importante source de préoccupation pour les sujets de l'Empire romain, qui formulaient chaque année le 3 janvier des uota (voeux) relatifs au salut de l'empereur, intrinsèquement liés à celui de l'Empire. Si jusqu'à présent ce thème a été traité par le biais des "maladies" réelles ou supposées des princes, surtout des maladies nerveuses et psychologiques des "Césars fous", des études plus récentes ont souligné le lien entre la "folie", mais aussi la bonne santé du prince, et le discours idéologique. Les auteurs se proposent, à l'occasion de ce colloque qui s'est tenu les 4-5 juin 2018 à l'Université de Lausanne, de replacer au centre de l'enquête la santé du prince sous le Haut-Empire, ainsi que son corollaire, l'hygiène de vie du prince.
Résumé : Au Ve siècle avant notre ère, l'avènement des mages en Grèce ne se fait pas sans bruit. Présentés d'abord comme conseillers de rois, sacrificateurs et interprètes des songes, dans cet ailleurs qu'est l'empire perse, ils se retrouvent rapidement au c?ur de la cité athénienne, où ils sont accusés de charlatanerie et de tromperie. Avec eux, apparaît une notion nouvelle, qui a connu une fortune durable dans la culture occidentale : la magie. Rares sont les voix qui ont invité à questionner les évidences de ses origines. Peut-on continuer à postuler une contiguïté, sinon une coïncidence, entre la notion grecque de magie telle qu'elle apparaît à la fin du Ve siècle et la conception moderne de la magie, qui en fait une catégorie universelle, un type de mentalité ou de pensée ? Comment les Grecs ont-ils conçu cette notion nouvelle ? Quelle significations lui ont-ils attribués ? Dans une perspective d'histoire culturelle, ce livre analyse le contexte qui a favorisé l'émergence de la magie, au c?ur des débats qui animaient les cités grecques. Il montre également comment elle a été conçue dans le creuset culturel grec et explore les représentations mobilisées à cet effet. A travers cette étude, ce sont plusieurs facettes de la culture grecque qui se révèlent, des dieux qui " médusent " à l'écriture qui enchaîne, de la puissance poétique à la figure de Socrate.