L'imagination créatrice n'est pour Saint-John Perse ni une " puissance trompeuse " ni une fuite dans un ailleurs imaginaire : elle permet d'explorer les profondeurs psychologiques de l'individu et l'infinie variété des hommes " en leurs voies et façons ". L'imagination est une faculté libératrice, elle relie l'individu aux puissances de la nature et à la communauté des hommes. Aussi le motif d'attribution du Prix Nobel de Littérature à Saint-John Perse en 1960 pourrait se résumer par ces mots : " Cette imagination au déploiement magistral est sa force. " Les poèmes, par des analogies ouvertes, des images saisissantes et un rythme puissant, accroissent le désir de vivre, l'exigence intellectuelle, l'émerveillement face au réel et l'amour du monde. Confrontée à l'évolution scientifique du XXe siècle et au " très grand désordre " de l'histoire, la poésie se dote d'uni peu de magie pour s'éclairer elle-même à la frontière de l'insaisissable ". C'est sur la dimension créatrice et poétique de l'imagination que Colette Camelin concentre son attention dans ce livre. " L'inertie seule est menaçante. Poète est celui-là qui rompt pour nous l'accoutumance. " Saint-John Perse (1887-1975)
Nombre de pages
181
Date de parution
20/01/2007
Poids
228g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782705666170
Titre
Saint-John Perse. L'imagination créatrice
Auteur
Camelin Colette
Editeur
HERMANN
Largeur
140
Poids
228
Date de parution
20070120
Nombre de pages
181,00 €
Disponibilité
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L'ouvre de Frédéric Jacques Temple, romanesque aussi bien que poétique, est tendue entre l'éloge de la diversité heureuse du monde et la description lucide des machines de destruction, entre les minutes heureuses, et les orages terrifiants, entre la mémoire la plus archaïque et l'invention de l'avenir, entre l'attachement aux lieux de l'enfance et le désir de voyager. Les premiers textes de Temple datent de la Seconde guerre mondiale où il a combattu : La guerre m'a déterminé à écrire a-t-il dit au cours du colloque qui lui a été consacré en décembre 2007, organisé par Béatrice Bonhomme, Laure Michel et Patrick Quillier de l'université de Nice. Ce volume réunit les textes des communications faites à cette occasion ainsi que neuf articles ou témoignages nouveaux. Une bibliographie complète des oeuvres de Temple figure à la fin du volume. De plus, Frédéric Jacques Temple a bien voulu nous confier des poèmes inédits et des photographies, ainsi sa présence chaleureuse accompagne-t-elle nos lectures. Proche de l'esprit même du poète, la rigueur des analyses littéraires de ce volume laisse aussi de la place à l'amitié et à l'imagination. Car l'ensemble de son oeuvre, réfractaire à tout dogme comme à toute affiliation, est animé d'une liberté frémissante. Ce qui la caractérise, c'est l'attention aux vibrations de la nature comme à celles de poèmes de Whitman, Rimbaud, Cendrars, des fugues de Bach et les simples émotions humaines : rencontre d'une cardabelle, passage d'un vol de tadornes, moments partagés avec un ami artiste, un vigneron de son pays, un chasseur Navaho, un pêcheur de Nantucket.
L'année 1913 est le moment où la culture européenne, à son sommet, semble suspendue au bord de l'abîme. Revenir sur le paysage intellectuel et artistique de 1913 nous permettra-t-il de mieux nous orienter aujourd'hui ? C'est le pari qui est le nôtre. Il s'agit de comprendre ce qui a fécondé le XXe siècle, mais aussi ce qui lui a manqué, ce qui a été perdu pendant les apocalypses et les glaciations qui ont suivi. De quels espoirs, de quelles illusions, de quelles révoltes cette génération fut-elle porteuse ? Les années qui ont précédé la guerre sont un prodigieux laboratoire de formes nouvelles, aussi voit-on souvent 1913 comme l'origine de cette modernité esthétique revendiquée par les avant-gardes. Nous avons cherché, pour notre part, à montrer la richesse et les tensions de cette année-là. L'Homme sans qualités de Musil incarne " un homme du possible " qui traite la réalité comme " une tâche et une invention perpétuelles ". C'était en 1913 : quels sont nos possibles aujourd'hui ...
Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l’histoire et la population haïtiennes, on a rarement l’occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu’une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants.Tout le monde s’en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l’attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines.Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d’une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l’auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l’humanité entière.Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.