Les collections coréennes du musée national des Arts asiatiques-Guimet témoignent des liens qui ont uni la France et la Corée à la fin du XIXe siècle. Le fonds le plus ancien provient de la mission Varat, datant de 1888. Il s'est développé depuis et enrichi de pièces exceptionnelles grâce, notamment, à l'apport du musée du Louvre en 1945. Edité à l'occasion de la réouverture du musée, cet ouvrage propose un large panorama des ?uvres conservées. Introduction à l'art de la Corée, il est aussi une invitation à la visite des salles nouvellement créées. Ce riche patrimoine, de nouveau accessible, permet de donner au public une juste idée de la place de la Corée dans l'histoire des arts et des civilisations de l'Asie. The Korean collections of the Musée National des Arts Asiatiques-Guimet stand as testimony to links between France and Korea at the end of the 19th century. The original core of the collections was brought back by the Varat Expedition in 1888, and has since been enriched with many outstanding items, most notably those transferred from the Louvre in 1945. Published to mark the reopening of the Musée Guimet, this book presents a broad selection of these exhibits. It may serve as both an introduction to Korean art and a guide to the newly created rooms. Now accessible once again, this rich heritage conveys an accurate idea of the part played by Korea in the history of Far Eastern art and civilization.
Nombre de pages
384
Date de parution
10/05/2001
Poids
2 223g
Largeur
250mm
Plus d'informations
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EAN
9782711840274
Titre
L'ART COREEN AU MUSEE GUIMET
Auteur
Cambon Pierre
Editeur
RMN
Largeur
250
Poids
2223
Date de parution
20010510
Nombre de pages
384,00 €
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C'est dans l'ancien Gandhara autour de Peshawar qu'est traduite en images la légende du Buddha aux environs de notre ère, avec un luxe de détails inconnu jusque-là. Celui-ci était apparu pour la première fois sous une forme humaine, sur cette terre qu'avaient traversée les armées d'Alexandre.
Résumé : La Corée est aujourd'hui en France un pays mal connu, mais dont la culture suscite de plus en plus d'intérêt. Dans la perspective de l'année France-Corée, ce livre s'attache à donner des bases historiques en proposant un parcours chronologique complet de l'art en Corée jusqu'au début du XXe siècle. Il montre comment, tout au long de son histoire, la Corée a su marquer sa différence, malgré les influences dues à sa position géographique entre ses voisins mongols, sibériens, chinois, japonais. Jusqu'au vie siècle, il ne reste que des grottes ornées de fresques représentant la vie quotidienne et la mythologie de l'époque (shamanisme). Après le vie siècle, la Corée adopte le bouddhisme et l'écriture chinoise, et développe une peinture et une sculpture d'une grande élégance, avec des bouddhas très humanisés. A partir du XVe siècle, le confucianisme va supplanter le bouddhisme, et les artistes s'attachent à des représentations de plantes et d'animaux, à des portraits et des scènes de genre dans une perspective très réaliste. Cette période qui va durer jusqu'au XIXe siècle voit également se développer des arts décoratifs très vivants, notamment autour du mobilier, et des céramiques exceptionnelles et d'une modernité surprenante.
Avec cent peintures et vingt-sept paravents, la collection Lee U-fan forme un ensemble exceptionnel présenté ici pour la première fois dans sa totalité : invitation au voyage, invitation au rêve et à la poésie dans cette Corée lointaine aujourd'hui disparue de la période Choson (1392-1910), qui se voulait l'héritière de la grande tradition de la Chine des Ming (1368-1644). L'ensemble étonne par son goût des couleurs, sa richesse thématique et sa vitalité, sa fantaisie aussi et son humanité ; dans ce monde officiellement néo-confucéen, contemporain du Japon de l'école de Kano et d'Ogata Korin. Révélatrice d'un art hautement décoratif, la collection Lee U-fan invite à la réévaluation de la peinture coréenne du XVIIe au XIXe siècle entre Chine et Japon ; elle est également l'introduction la plus heureuse à cet art pictural encore si mal connu, en Occident du moins, où l'abstraction et la calligraphie se mêlent au goût de la nature ou des scènes de genre, sur fond de fantastique et de tradition chamanique. Elle est le reflet enfin d'un certain art de vivre et de l'imaginaire lettré, l'écho d'une société où les peintres itinérants adaptent, au c?ur même des campagnes, les codes de l'Académie hérités de la Chine pour les besoins de leur clientèle et du cadre privé, personnel et intime, celui de la maison. Magie du quotidien et charme des couleurs, élégance du dessin, mélange des perspectives, cette collection est celle d'un érudit qui s'est passionné pour ce genre de peinture dès 1960 ; elle est aussi celle d'un artiste pour qui l'art est avant tout " espace de résonance "...
Catalogue de l'exposition qui se tiendra au musée Guimet du 16 mars au 6 juin 2005. En Corée, comme en Chine, la peinture est la soeur de la calligraphie et de la poésie. A travers des collections privées largement inconnues il s'agit de montrer la richesse de la tradition picturale en Corée sous la période Choson à la fois en peinture et en art du pinceau. Les thématiques sont des paysages, des fleurs, des oiseaux mais existe aussi un art de la couleur souvent surréaliste. Les quatre "plantes nobles", le bambou, le prunier, l'iris et le chrysanthème renvoient à l'idéologie confucéenne, en suggérant le rythme des saisons et le temps qui s'écoule.
Selon l'un de ses premiers biographes, le peintre Jean-Honoré Fragonard (1732-1806) "s'adonna au genre érotiques dans lequel il réussit parfaitement". Artiste éminent de la scène parisienne de la seconde moitié du XVIIIe siècle, Fragonard aborda tous les genres avec bonheur, mais on a très vite considéré que la thématique amoureuse tenait une importance particulière dans son oeuvre. Sa production dans cette veine a souvent été réduite à la formidable énergie sensuelle de ses ouvres licencieuses des années 1765-1775. Dès le XIXe siècle, Jules Renouvier rapportait en effet cette formule caractéristique du peintre qui "disait dans un langage qu'on doit lui laisser sans périphrase parce qu'il est de lui "je peindrais avec mon cul"". Mais l'inspiration amoureuse qui parcourt Pieuvre protéiforme et généreuse du "divin Frago" apparaît infiniment plus riche et subtile. Alors que les Lumières accordent une place nouvelle aux sens et a la subjectivité et que le jeune genre romanesque en plein essor (entre Crébillon, Rousseau et Choderlos de Laclos) place l'amour au cour des fictions, Fragonard va décliner sur sa toile ou sous ses crayons les mille variations du sentiment à l'unisson de son époque. C'est son parcours que l'on va suivre entre les derniers feux de l'amour galant et le triomphe du libertinage jusqu'à l'essor d'un amour sincère et sensible, déjà "romantique".