O juste, subtil et puissant venin ! L'Exil et autres écrits en Anarchie (1902-1906)
Camba Julio ; Denès Hervé ; Lacalle Julian
INSOMNIAQUE
10,00 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9782915694888
Chroniqueur, humoriste, Julio Camba (1884-1962) compte parmi les plus importants écrivains espagnols du XXe siècle. S'il est resté à peu près inconnu en France, c'est dû en grande partie au fait qu'il ne soutint pas la république lors de la Guerre civile espagnole. Néanmoins, Camba avait été anarchiste dans sa jeunesse, ainsi que tout homme de coeur en ces temps. Dès l'âge de 16 ans, ce jeune Galicien curieux de tout s'embarqua pour l'Argentine. Il y côtoya le mouvement anarchiste local, et participa activement à la grande grève générale de Buenos Aires en 1903 ? ce qui lui valut d'être promptement expulsé. De retour en Espagne, il collabora à la presse libertaire, notamment à l'hebdomadaire Tierra y Libertad. Puis il fonda El Rebelde, plus proche des idées de Stirner. Ce n'est qu'ensuite qu'il s'éloigna de l'anarchisme, et surtout des anarchistes (trop puritains à son goût), pour se réfugier dans un farouche scepticisme. Nous publions ici une sélection de ses textes de jeunesse. La première moitié du recueil est occupée par L'Exil ? récit savoureux, écrit à 18 ans, de son aventure argentine. Le reste est un choix de chroniques, qui procure un aperçu de la maîtrise qu'à l'auteur de la forme brève, mais aussi de son anticonformisme caustique et de son sens de la formule.
Nombre de pages
108
Date de parution
11/03/2016
Poids
195g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782915694888
Titre
O juste, subtil et puissant venin ! L'Exil et autres écrits en Anarchie (1902-1906)
Auteur
Camba Julio ; Denès Hervé ; Lacalle Julian
Editeur
INSOMNIAQUE
Largeur
150
Poids
195
Date de parution
20160311
Nombre de pages
108,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Robert Lardon ne parvient plus à se lever. Sa responsable de service, Lucienne Lagoutte, qui est également sa maîtresse, a eu raison de lui. Il ne peut plus et ne veut plus la voir et refuse de retourner au travail. Ce qui ne va pas arranger les affaires de sa femme qui avait prévu un rendez-vous galant à la maison avec son médecin de famille, le docteur Marcel Faitout. Situation déjà compliquée, mais le tout se corse davantage quand Lucienne débarque chez les Lardon pour mettre les points sur les i. Alors, burn out ou supercherie ?
Jacques Pimpaneau a consacré la majeure partie de sa vie à la Chine et s'est évertué à faire apprécier en France les subtilités sociales et culturelles du monde chinois. Ni autobiographie ni savant ouvrage, ce récit relate à petites touches un parcours singulier, commencé par l'étude du chinois à Paris et un séjour à Pékin à la fin des années 1950, lors du "Grand Bond en avant" et de la famine qu'engendra cette politique économique désastreuse. Ce cheminement a abouti à ce qui, somme toute, reste important aux yeux de l'auteur, ce qu'il a retenu de la culture chinoise après avoir tout oublié. "Sinologue m'a toujours paru une insulte, car se prétendre spécialiste de la Chine est ridicule ", proteste-t-il. Outre les anecdotes et réflexions dont regorge ce livre, l'auteur y évoque les écrivains et les artistes qu'il a connus - notamment ceux qui ont marqué son regard sur la Chine et à qui il doit de n'avoir été ni maolâtre ni "expert" ès-chinoiseries, mais simplement, comme s'en souviennent ses anciens étudiants, un professeur pas comme les autres, pour lequel "les différences entre les cultures sont bien moindres que celles qui existent partout entre classes sociales".
Bertrand André ; Schneider André ; Dumontier Pasca
En 1966, un groupe d'étudiants contestataires fut élu à la tête de l'AFGES (Association fédérative générale des étudiants de Strasbourg), alors branche locale de l'UNEF. Leurs sympathies allaient aux anarchistes, à Max Stirner, à Makhno et à Durruti, mais aussi aux surréalistes et aux dadaïstes. Les contacts pris par certains d'entre eux avec l'Internationale situationniste se concrétisèrent par la rédaction de l'emblématique pamphlet De la misère en milieu étudiant. Les prises de position publiques et les actions concrètes qui entourèrent la diffusion de ce brûlot ne laissaient aucun doute : ces étranges et dangereux élus syndicaux oeuvraient à la dissolution de leur syndicat après avoir dilapidé ses fonds en fêtes et en propagande subversive. Ils ne visaient rien d'autre qu'au renversement révolutionnaire de la société - dans le but de libérer la vie quotidienne de l'aliénation du travail salarié, pour "vivre sans temps mort et jouir sans entraves". Ces exigences élémentaires et leur début d'application causèrent un immense scandale, relayé largement par la presse de l'époque, tant en France qu'à l'étranger. On s'accorde à dire que ce scandale fut à la fois le prélude et le ferment des événements de Mai 68. Il est raconté ici pour la première fois en détail par deux de ses principaux acteurs. Les documents et les témoignages qui étayent leur récit dévoilent les dessous de cette aventure, qui propulsa les situationnistes - leur style et leur critique radicale - sur le devant de la scène médiatique.
On s'entre-tue plus que jamais au nom de Dieu et de ses divers prophètes sur cette fichue planète. Partout, même au "pays de Voltaire", les fanatiques de tout poil - à barbe, papillotes ou tonsure - tentent d'imposer leur morale sépulcrale, fondée sur des fables puériles et les plus absurdes superstitions. L'opium du peuple est devenu l'amphétamine des fous de Dieu. Certes, le retour du religieux se nourrit des multiples névroses et frustrations qu'engendre la société marchande... Et certes, le commerce de la foi prospère grâce à l'ignorance crasse et à la jobardise des croyants... Mais ce n'est pas une raison pour accorder des circonstances atténuantes à ceux qui vendent du vide à ces gogos et les manipulent : prêtres, imams, rabbins, gourous et autres bonzes, dont la cause commune, le grand oeuvre ténébreux, le but affiché ou secret, demeure l'asservissement de l'humanité. Les 144 citations rassemblées ici constituent une réfutation plurielle - tantôt sévère, tantôt souriante - de la notion de Dieu et des sectes qui s'en réclament, mais aussi une dénonciation des mystagogues qui en vivent et des illuminés qui en meurent. Pour choisir ces aphorismes et propos, nous avons mis à contribution quelques-uns des innombrables esprits libres qui ont signalé, au fil de leurs écrits, l'imbécillité et l'hypocrisie qui forment la substance de toute religion.
Le narrateur est interpellé dans son jardin par une cucurbitacée, qui se présente sous le nom de professeure Coloquinte. Elle lui confie la tâche de recenser les multiples dangers qui menacent la vie sur terre en raison de ce "putain de facteur humain", comme dirait Hubert Reeves. Au fil d'une enquête sur les méfaits mortels des pesticides, l'enfouissement irresponsable des déchets nucléaires, les tonnes de gaz à effet de serre expédiées dans l'atmosphère, le narrateur prend conscience de l'emballement des nuisances écologiques provoquées par l'espèce humaine. Il comprend aussi qu'elles sont inéluctables, en raison de la nature même du mode de domination actuel, et seront bientôt irréversibles si la dictature du fric n'est pas renversée au plus vite.