Chrétiens penseurs du social. Tome 3, Après-concile, après "68" (1968-1988)
Calvez Jean-Yves
CERF
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EAN :9782204087384
On connaît l'enseignement social de l'Église, c'est-à-dire du pape, des évêques, du Concile. Il existe, à côté de cet enseignement, tout un travail, une réflexion, des recherches menées par des penseurs indépendants qui d'ailleurs, souvent, alimentent la pensée officielle, la provoquent, la rénovent. Ceux-là sont méconnus, ou trop vite oubliés. Après avoir étudié la génération des années trente (Maritain, Lubac, Mounier), puissante et rénovatrice - une source toujours féconde et stimulante pour nous aujourd'hui -, après s'être attaché à la période de reconstruction de l'après-guerre et de la préparation du Concile, durant laquelle les chrétiens furent très impliqués dans les questions sociales - sous la double influence du message évangélique et de la confrontation au marxisme -, Jean-Yves Calvez s'intéresse aux vingt années qui suivirent le Concile, qui suivirent la révolte sociale de 68, et aux questions qui agitèrent la société et l'Église d'alors, en France - de R. Coste à P. Valadier en passant par M.-D. Chenu et C. Geffré -, mais aussi dans le reste de l'Europe et en Amérique - avec K. Rahner, R. Buttiglione ou M. Novak et les théologiens de la libération. Dans ce tour d'horizon d'une période bouillonnante, d'une période contrastée où le christianisme est aux prises avec la société, on observera, à terme, un déplacement dans les préoccupations des penseurs chrétiens du social : beaucoup de forces ont été consacrées à la relation entre la promotion, ou libération humaine et le salut chrétien, ainsi qu'au rapport entre la foi et la politique.--The social teaching of the Church is well-known: that of the Pope, bishops, the Council. But besides that teaching, there is reflection, the substantial study of research done by independent thinkers who often contribute to the Church's official position, questioning and renovating. They are little-known, and all too soon forgotten. Jean-Yves Calvez studies the generation of the thirties (Maritain, Lubac, Mounier), powerful and reforming - an ever-fertile and stimulating source for today - and explores the post-war period of reconstruction and preparation for the Council during which Christians were deeply involved in social issues under the dual influence of the Gospel message and the challenge of Marxism. The author then goes on to investigate the twenty years that followed the Council and the social uprising of 68, and the questions which faced society and the Church at that time in France - from R. Coste to P. Valadier, taking in M.D. Chenu and C. Geffré - but also in the rest of Europe and in America, with K. Rahner, R. Buttiglione and M. Novak and the theologians of the liberation. In this synopsis of a turbulent period, a time of contrasts when Christianity was wrestling with society, we observe a shift in Christian thinkers' positions on social subjects: a great deal of energy was devoted to the relation between human promotion, or liberation, and Christian salvation, as well as the relation between faith and politics.
L'Allemagne fut souvent insatisfaite de la pensée politique des autres peuples. Que celle-ci parle de droit naturel, de volonté générale, de raison, ou de contrat mais élevé au rang de règle véritable, elle semble porter un appel : le politique est ?uvre à faire. Une grande partie de la pensée allemande du XIXème siècle s'est crispée contre ce qu'elle a senti là comme extériorité et abstraction (française souvent). Elle a été - ses historiens spécialement - en recherche d'un social concret, d'emblée significatif, portant l'éthos en soi-même. La " nation " née de " l'histoire n'est-elle pas une forme privilégiée de cette totale intériorité à soi du politique ...
Comment devient-on jésuite ? Comment choisit-on un jour de tout quitter pour se faire " compagnon de Jésus ", au service d'une fraternité plus large ? Avec une simplicité pudique, Jean-Yves Calvez partage Ici son itinéraire d'homme et de religieux tendu vers l'universel. Car très vite, il se découvre appelé vers l'ailleurs : le monde de l'Est, avec la Chine et la Russie, l'univers intellectuel de l'incroyance et surtout du marxisme - dont il deviendra l'un des grands spécialistes -, la dimension sociale de l'engagement chrétien. Passionné par le dialogue avec l'humanisme contemporain, associé à la rédaction de textes du Concile Vatican II, Jean-Yves Calvez évoque aussi les figures qui l'ont marqué, comme Paul VI ou le père Pedro Arrupe. Pour lui, la vocation de Jésuite n'a rien d'un idéal désincarné, ni d'un parcours individualiste ; elle se met au service de la justice et de la libération de l'homme. Car le monde est le lieu d'un combat spirituel, pour que naisse le Royaume.
La mondialisation est aujourd'hui un concept constamment employé sans qu'on sache toujours bien ce qu'il recouvre. Ce livre permet de l'appréhender à partir d'un certain nombre de mots clés comme développement durable, commerce équitable, ingérence, écologie, financiarisation, libéralisme... Il croise cette approche avec la pensée sociale de l'Église. Par cet outil, l'auteur espère éveiller les esprits, les passionner aussi pour les causes qui sont en jeu, des questions majeures, même graves en plus d'un cas, pour l'avenir de l'humanité, pour chacun de nous donc. Se référant souvent aux prises de position de l'Église catholique, aux papes récents en particulier, Paul VI (1963-1978), Jean-Paul II (1978-2005), et au concile Vatican Il (des années 1962-1965), le père Calvez propose une véritable pédagogie de la mondialisation, mais aussi une manière de lui donner une âme et un sens. Biographie de l'auteur Jésuite, ancien directeur de la prestigieuse revue Études, le père Jean-Yves Calvez est l'un des meilleurs spécialistes de la pensée sociale de l'Église. Le plus connu de ses nombreux livres, La pensée de Kart Marx, a été réédité en 2006.
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Un document pour accompagner les adultes au sacrement du baptême. Une proposition d'itinéraire en plusieurs rencontres, qui peut élargie aux recommençants.