L'Argentine, un pays fictif ? Comme un personnage de roman qui commencerait par se montrer aux yeux du lecteur, qui l'accompagnerait pendant quelques pages pour disparaître au moment de refermer le livre, ou bien, comme dans certains cas, pour continuer de vivre dans l'imagination du lecteur." Si l'Argentine est un roman, si elle est un personnage qui s'abandonne à la fabulation de son histoire inventée, à l'évanescence de son présent fictif, aux résurgences endémiques de sa crise morale, alors il faut, pour en saisir les contours affectifs, chercher un chemin entre essai et méditation, poésie et géopolitique, philosophie et psychopathologie sociale. Telle est l'entreprise ? sans concession mais fervente ? à laquelle se livre un écrivain de l'exil dont les brefs retours au pays, toujours bruissants de mémoire, et par là lumineux et douloureux, furent comme la surimpression de ce qu'il voyait ou savait déjà, et de ce que ses compatriotes s'imaginaient être. De cette étude de caractère est né un texte singulier, soumis aux vents changeants de l'humeur, aux variations climatiques de l'âme, dont la langue aérienne et paradoxalement si précise estompe les idées reçues, contourne les lieux communs, pour déchiffrer l'empreinte de l'inconscient collectif, et révéler avec une rare acuité le filigrane du portrait national...
Nombre de pages
204
Date de parution
04/06/1999
Poids
205g
Largeur
115mm
Plus d'informations
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EAN
9782742715534
Titre
Si l'Argentine est un roman
Auteur
Calveyra Arnaldo
Editeur
ACTES SUD
Largeur
115
Poids
205
Date de parution
19990604
Nombre de pages
204,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Un homme habitué à déambuler à travers la ville, à marcher comme marchent les gens qui vont quelque part habitué à revenir à la maison pour figurer, quand il se couche, sur le livre de comptes des nuits, et que ses pas retardent, dérobent aux événements de la rue -en ce moment précis, ne sont-ils pas en train d'être changés en mot ? " A. C.
Et moi, homme du pays d'Entre Rios, venu chercher une retraite silencieuse à l'abbaye de Solesmes, je m'assois dans un endroit reculé de l'église pour écouter le grégorien qui gonfle comme tin champ de maïs de part et d'autres de la nef, pour atteindre les berceaux de la voûte tiédis par la lumière des cierges. J'écoute le moine à ma droite, debout contre une colonne, en quête de notes qui s'aiment. A. C.
C'est à 51 ans que Dvorák débarque sur le sol américain. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine, mais sa «Symphonie n° 9 »en cristallise l'esprit et s'impose vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique et passionnée de cette partition en forme de voyage musical à la découverte d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare «Sérénade en ré mineur» complète l'enregistrement.
Menteuse invétérée, voleuse pathologique, arnaqueuse de génie : Marsha Sprinkle ne compte plus ses ennemis. Certains sont bien déterminés à lui faire ravaler ses bobards une bonne fois pour toutes. À commencer par sa mère et sa fille, son ex-complice lubrique Daryl et une sautillante bande d'hurluberlus, fétichistes du trampoline, tous lancés à ses trousses. Mais Marsha est intelligente, incroyablement fourbe, et celui qui l'attrapera n'est pas encore né. À priori... Sexe, crime et règlement de comptes familial : tels sont les ingrédients de cette course-poursuite rocambolesque et décadente tout droit sortie de l'esprit brillamment tordu de John Waters. Le cinéaste légendaire signe un premier roman à son image : hilarant, outrancier, déjanté et délicieusement pervers.
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George Sand découvre Tamaris, petite bourgade provençale de la commune de La Seyne-sur-Mer, et s'enthousiasme pour le caractère sauvage et rustique du paysage. Michel Pacha (1819-1907), après avoir été directeur des phares et balises de l'Empire ottoman, constructeur des quais et docks de Constantinople, transforme le lieu en ville de saison. Il achète les terrains, comble les marécages, édifie son château entouré d'un somptueux jardin. Il bâtit un décor qui suggère le voyage : palais italiens, chalets suisses, maisons orientales ; en front de mer, il plante le Grand Hôtel et le casino et, presque sur l'eau, l'Institut de biologie marine. Il aménage les accès terrestres et maritimes et exploite toutes les ressources du territoire. Dans son principe d'élaboration d'un paysage urbain harmonieux, Tamaris associe le jardin et la ville et annonce l'optique des cités idéales du XXe siècle. Au carrefour de l'orient et de l'Occident est née une architecture de la Méditerranée.