Les noces de Cadmos et Harmonie furent la dernière fête où les dieux de l'Olympe s'assirent à table en compagnie des hommes. Ce qui se passa auparavant, pendant d'innombrables années, et ce qui arriva par la suite, pendant quelques générations, forment l'arbre immense du mythe grec. Dans Les noces de Cadmos et Harmonie, un souffle de vent revient agiter le feuillage de cet arbre. Comme l'écrivit un Ancien, "ces choses n'eurent jamais lieu, mais elles sont toujours". Les raconter, en les entrelaçant dans leurs plus menus détails, c'est forcément se poser certaines questions qui, elles aussi, "sont toujours" : pourquoi les dieux de l'Olympe prirent-ils figure humaine, et pourquoi "cette figure-là" ? Pourquoi tant de scandale et de mystère dans leurs histoires ? Qu'est-ce qu'un simulacre ? Pourquoi l'ère des héros fut-elle brève, convulsive et unique ? De quoi Zeus se sent-il menacé ?Peut-être le mythe est-il une narration que l'on ne peut comprendre qu'en la narrant. Peut-être la manière la plus immédiate de penser le mythe est-elle d'en conter de nouveau les fables. Ici, une lumière rasante, nette, les envahit toutes et les montre dans leurs enchaînements multiples : tel un immense et très léger filet qui se pose sur le monde.
Nombre de pages
496
Date de parution
24/10/1995
Poids
238g
Largeur
107mm
Plus d'informations
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EAN
9782070387663
Titre
Les noces de Cadmos et harmonie
Auteur
Calasso Roberto
Editeur
FOLIO
Largeur
107
Poids
238
Date de parution
19951024
Nombre de pages
496,00 €
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Résumé : " Et un jour ce fut le grand crime - sous le règne de Frédéric II de Prusse, mais aussi sous le règne de Guillaume II, et aussi pendant l'interrègne : le temps qu'il fallut aux " horloges cosmiques " pour vider leurs mécanismes -, le crime qui avait sans aucun doute produit la déchirure irrémédiable dans l'Ordre du Monde. Ici, notre chronique, après son prologue céleste, s'attachera dorénavant aux vicissitudes de deux grandes familles saxonnes, parentes et ennemies : les Schreber et les Flechsig, appartenant toutes deux à la "plus haute noblesse céleste". " Daniel Paul Schreber, président de chambre à la cour d'appel de Dresde, fut interné dans différents asiles entre 1893 et 1902. C'est notamment à partir de ses célèbres " Mémoires d'un névropathe " que Freud a élaboré sa théorie de la paranoïa. Mais c'est l'histoire secrète du président Schreber, ce fou impur interné par Flechsig, que Roberto Calasso raconte dans ce texte brillant et inclassable qui emprunte, par contamination, la forme la plus impure : celle du roman.
Résumé : La légende de la ruine de Kasch est l'histoire d'un royaume d'Afrique dont le roi était tué lorsque les astres formaient certaines configurations dans le ciel. Un jour se présenta un étranger, nommé Far-li-mas. Il faisait des récits extraordinaires qui envoûtaient tant son auditoire que les prêtres oubliaient de contempler le ciel. L'arrivée de ce conteur marqua la fin d'une ère sacrificielle : la ruine du royaume de Kasch. Mais bientôt le nouvel ordre lui-même, où était aboli le meurtre rituel du roi, allait connaître son déclin. A travers cette légende, Roberto Calasso pose la question de la légitimité du pouvoir, de la tyrannie et du sacrifice. Talleyrand, témoin privilégié de l'Histoire, guide le lecteur dans des lieux réels ou symboliques : la cour de Versailles, l'Inde des Véda, l'abbaye de Port-Royal, les galeries libertines du Palais-Royal. Il a pour compagnons Marie-Antoinette, Bentham, Goethe, Fénelon, Baudelaire, Chateaubriand, un bâtard de Louis XV, Sainte-Beuve et d'innombrables autres comparses. Une étonnante vision de l'Histoire, à la fois érudite et poétique.
Résumé : Les noces de Cadmos et Harmonie furent la dernière fête où les dieux de l'Olympe s'assirent à table en compagnie des hommes. Ce qui se passa auparavant, pendant d'innombrables années, et ce qui arriva par la suite, pendant quelques générations, forment l'arbre immense du mythe grec. Dans Les noces de Cadmos et Harmonie, un souffle de vent revient agiter le feuillage de cet arbre. Comme l'écrivit un Ancien, "ces choses n'eurent jamais lieu, mais elles sont toujours". Les raconter, en les entrelaçant dans leurs plus menus détails, c'est forcément se poser certaines questions qui, elles aussi, "sont toujours" : pourquoi les dieux de l'Olympe prirent-ils figure humaine, et pourquoi "cette figure-là" ? Pourquoi tant de scandale et de mystère dans leurs histoires ? Qu'est-ce qu'un simulacre ? Pourquoi l'ère des héros fut-elle brève, convulsive et unique ? De quoi Zeus se sent-il menacé ?Peut-être le mythe est-il une narration que l'on ne peut comprendre qu'en la narrant. Peut-être la manière la plus immédiate de penser le mythe est-elle d'en conter de nouveau les fables. Ici, une lumière rasante, nette, les envahit toutes et les montre dans leurs enchaînements multiples : tel un immense et très léger filet qui se pose sur le monde.
Jamais je n'ai pu chercher et penser autrement que dans un sens, si j'ose ainsi parler, théologique, c'est-à-dire conformément à la doctrine talmudique des quarante-neuf degrés de signification de chaque passage de la Torah". Ainsi parlait Walter Benjamin, tel est le postulat de l'enquête que conduit ici Roberto Calasso, dans la continuité d'une oeuvre inaugurée avec La ruine de Kasch et Les noces de Cadmos et Harmonie. A l'image de ses précédents ouvrages, Les quarante-neuf degrés dévoile, derrière des mots et des lieux, un lien subtil qui ne cesse de tous les tenir. Les univers clos, paradisiaques et infernaux de Robert Walser et de Frank Wedekind ; le regard de Nietzsche tourné sur soi-même ; l'imposante muraille de mots dressée par Karl Kraus ; le bleu sacrilège, corrosif de Gottfried Benn ; l'histoire de ces livres monstrueux - les Mémoires de Schreber ou L'unique de Stirner - qui se sont transformés dans l'esprit de leurs lecteurs ; ou bien encore Léon Bloy, Paul Léautaud, Flaubert, silhouettés par la pointe du physionomiste : tout laisse deviner, livré au cours de ses métamorphoses, cet objet indéfini qui s'appelle "littérature" .
Vous voulez vous venger de l'avarice de votre maître ? Faites-lui croire qu'une troupe imaginaire de spadassins est à sa poursuite et que vous avez trouvé un moyen de le sauver. Prenez un sac. Mettez l'homme dans ce sac et prenez soin de bien le fermer. Promenez-le un peu sur votre dos à travers la ville. Profitez-en pour le rouer de temps à autre de coups de bâton. Mais prenez garde que votre victime ne découvre la supercherie...