
L'idée même de richesse
Nous savons tous que l'argent - c'est-à-dire la richesse matérielle - ne fait pas le bonheur (même s'il y contribue). Et la croissance du PIB non plus. Pire, depuis une trentaine d'années, celle-ci semble aller de pair avec un déclin du bonheur. Il est donc naturel de rechercher d'autres indicateurs de la richesse, qui entendent mesurer non seulement la valeur marchande, mais aussi la valeur sociale, humaine, culturelle, etc., produite par une société. Ces indicateurs alternatifs sont utiles pour rompre avec l'omniprésence de l'idéologie marchande. Mais ils donnent des résultats incertains et contrastés. Et, surtout, on peut se demander si, en prétendant agréger des données extrêmement disparates, ils ne participent pas du fantasme de la mesure universelle, celui-là même qui donne à la dictature du PIB toute sa puissance et qui alimente aujourd'hui le culte de l'évaluation et du reporting généralisés au coeur du néomanagement. Avant de tenter de mesurer les différentes formes de richesse, il faut donc s'interroger sur l'idée même de richesse. Et si la richesse était de l'ordre de la gratuité, de ce qui ne se mesure pas ou excède la mesure? Du côté de l'inestimable?
| EAN | 9782707171344 |
|---|---|
| Titre | L'idée même de richesse |
| Auteur | Caillé Alain ; Weber Juliette |
| Editeur | LA DECOUVERTE |
| Largeur | 124 |
| Poids | 148 |
| Date de parution | 20120202 |
| Nombre de pages | 143,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Revue du MAUSS N° 40, second semestre 2012 : Sortir de (la) prison. Entre don, abandon et pardon
Caillé AlainLes prisons françaises sont dans un état moral et physique dramatique. Et plus encore, peut-être, les plus neuves et les plus récentes, parce que plus inhumaines que les plus anciennes. Loin de permettre aux délinquants de réparer leur délit en se réparant eux-mêmes, pour accéder à la sortie à une vie normale, elles renforcent la haine, l'inadaptation et les motivations à une délinquance accrue. La sortie de prison se révèle du coup particulièrement problématique. Comment l'aménager pour qu'elle ne conduise pas à l'effondrement et/ou à la récidive? C'est la question que se posait un important colloque organisé à Caen en février 2012, sous la présidence de Nicole Maestracci et Denis Salas. On en reprend ici certaines des contributions présentées. Mais au-delà même de la question des modalités de la sortie de prison, il convient de se demander comment il serait possible de sortir du régime actuel de l'institution Prison, si contre-productif et délétère. Ici encore, c'est en mettant à profit l?éclairage du paradigme du don que l'on explore les possibilités d'une voie moyenne, qui ne laisse pas les populations carcérales à l'abandon mais leur ouvre la possibilité d'accéder à un pardon qui ne soit pas absolution mais don d'une potentialité de renouveau. Avec des contributions de: Denis SALAS, Magistrat, membre du conseil d'administration de l'Observatoire International des Prisons. Nicole MAESTRACCI, Magistrat, Premier Président de la Cour d'appel de Rouen, Présidente de la FNARS. Alain TOURRET, Président de l'institut international des droits de l'homme et de la paix Sébastien BOTREAU-BONNETERRE, Directeur de l'institut Anne-Marie FIXOT, Présidente de l'association Démosthène Jean-Manuel LARRALDE, professeur de droit à l'Université de Caen Basse-Normandie Annie KENSEY, Démographe, Chef du bureau des études et de la prospective à l'administratio pénitentiaire. Cécile BRUNET-LUDET, Magistrat, Ancien Juge de l'Application des peines, chargée de mission à la direction de l'administration pénitentiaire, Jean-Yves KERBOEUF, Ancien Juge de l'Application des Peines au TGI de Rennes. Jean-François VILLETTE, Administrateur de l'association Revivre, Conseiller à la cour d'appel et ancien Président de la Cour d'assises du Calvados. Nicolas CHAMPION, Secrétaire Général de la fédération du Calvados du Secours Populaire Français Fabrice BOURDEAU, Directeur, et Alexia ANNE, Chef du CHRS INSERTION (Centre Hébergement et Réinsertion Sociale de Caen) de l'association Revivre. Christiane de BEAUREPAIRE, Médecin psychiatre, ancien chef de service du SMPR de Fresnes, président de l'association médico-légale pour la réinsertion (AMLR) Michel JOUANNOT, ancien Vice-président de l'association nationale des visiteurs de prison (ANVP), Membre de l?équipe de Jean-Marie Delarue, Contrôleur général des lieux privatifs de liberté, Anne-Marie KLOPP, Membre de l'ANVP, diplômée d?études approfondies en criminologie (Université de Louvain-La-Neuve, Belgique), chargée des relations européennes. Et Hélène Castel et Jean-Marie Delarue, Contrôleur général des lieux de privation de libertéÉPUISÉVOIR PRODUIT22,00 € -

Critique de la raison utilitaire. Manifeste du MAUSS
Caillé AlainParu en 1989, ce petit livre pédagogique qui présentait le travail de pensée accompli par la Revue du MAUSS depuis sa fondation en 1981, a peu à peu pris des allures de livre culte et exercé une influence souterraine sur des pans importants de la sociologie, de l'anthropologie, de la science économique ou de la philosophie morale et politique. Épuisé depuis plusieurs années, ce livre est réédité avec un avant propos et une postface inédits qui permettent également d'introduire le lecteur aux analyses ultérieures du MAUSS, sur la genèse de l'utilitarisme (et donc de l?économisme) et sur le paradigme du don. 1re édition: ? Agalma ?, La Découverte, 1989.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER19,50 € -

Pour un manifeste du convivialisme
Caillé AlainPartout un autre monde cherche à s'inventer. A travers de multiples expériences, de multiples courants de pensée, sous de multiples appellations: autre économie, économie sociale et solidaire, postdéveloppentisme, sobriété volontaire, abondance frugale, décroissance, indicateurs de richesse alternatifs, commerce équitable, microcrédit, responsabilité sociale et environnementale, entreprise sociale, politique de l'association, démocratie radicale, écologie politique, altermondialisme, etc. Ou encore, tout récemment, sous la forme d'une revendication de la dignité, dans le monde arabe, au nom de l'indignation en Espagne ou au Portugal et ailleurs. Le pari dont procède ce pré-manifeste est que le nom qui cerne au plus près la doctrine commune qui se cherche ainsi est celui de convivialisme. Un convivialisme qui ne prendra véritablement consistance que s'il s'assume comme une idéologie politique qui, à la fois synthétise et dépasse les quatre grandes idéologies de la modernité, le libéralisme, le socialisme, l'anarchisme et le communisme, trop tributaires de leur commun soubassement utilitariste et économiciste pour affronter le défi central du monde actuel qui est d'affronter sa finitude. Pourquoi un "pré-manifeste"? Pour préluder à un travail collectif permettant de rendre effectivement manifeste ce qui est commun à toutes ces tentatives d'invention d'un monde post-néolibéral, plutôt que ce qui les divise.ÉPUISÉVOIR PRODUIT12,20 €
Du même éditeur
-

Slut shaming
OVIDIEDe la fin des années 1990 jusqu'au milieu des années 2000, les mondes du cinéma, de la télévision, de l'art, de la mode et de l'édition s'enthousiasment pour le sexe explicite : c'est la période du " porno chic ". Durant cette poignée d'années, des cinéastes, hommes comme femmes, introduisent des scènes pornographiques dans leurs films. Des directrices de casting écument les clubs échangistes et les soirées BDSM. Les artistes inondent les galeries d'oeuvres pornographiques. Les marques font appel aux égéries de films pour adultes pour leurs campagnes de pub. Le public découvre, éberlué, l'arrivée de la téléréalité et le sexe en direct. Les textes explicites écrits par des femmes battent tous les records de vente. Il ne se passe pas une semaine sans qu'une star du X soit invitée sur un plateau TV. C'est ainsi que des mondes qui n'auraient jamais dû se côtoyer ont fini par fusionner. Ovidie a participé à cette parenthèse du porno chic, un moment charnière antérieur à internet qui a inspiré ce que les millenials nommeront plus tard la " culture porn ". Mais tout change en octobre 2017, lorsque #MeToo vient bouleverser nos regards en nous amenant à relire ces années à travers le prisme des discriminations sexistes et sexuelles. Et, pour une fois, l'industrie du X n'est pas la seule sur le banc des accusés. Car derrière la starification des actrices, il y a eu la stigmatisation, le jugement, le slut shaming. Dans cet ouvrage qui mêle récit intime et réflexions politiques, Ovidie décrypte ce mécanisme marquant au fer rouge les femmes qui, à un moment ou à un autre de leur vie, ont été sexualisées - et l'ont payé très cher.EN STOCKCOMMANDER18,00 € -

Sociologie des pratiques culturelles. 3e édition
Coulangeon PhilippeRésumé : Dans la plupart des sociétés occidentales, la place des loisirs et des activités culturelles s'est sensiblement accrue depuis la fin des années 1960. Cette évolution générale masque toutefois de profondes disparités qui interrogent le bilan des politiques de démocratisation de la culture car celles-ci, notamment en France, inspirent l'essentiel des politiques publiques menées dans ce domaine. L'accès aux biens, aux services et aux équipements culturels continue d'alimenter les inégalités observées dans d'autres domaines de la vie sociale, en particulier dans le domaine scolaire. Marquée par la montée de l'audiovisuel, le recul de l'écrit et la globalisation de l'offre de biens et services culturels, la cartographie des styles de vie culturelle est aujourd'hui perturbée par un certain éclectisme des goûts et des pratiques ; si celui-ci brouille le découpage des frontières symboliques entre les groupes sociaux, il n'est pas nécessairement synonyme d'une disparition des hiérarchies culturelles.EN STOCKCOMMANDER11,00 € -

Comme on les enferme. Dans les centres de rétention, de Paris à Lampedusa
Tassin LouisePartout en Europe, à l'abri des regards, les centres de rétention destinés à organiser l'expulsion des sans-papiers se multiplient. Au nom du contrôle des frontières, des milliers de personnes y voient leurs droits fondamentaux bafoués. Surmontant les difficultés d'accès à ces lieux, Louise Tassin est parvenue à enquêter au coeur et autour de ces dispositifs. Grâce à une immersion inédite dans des centres d'Ile-de-France et sur les îles de Lesbos et Lampedusa, elle livre un tableau vivant et documenté de cet enfermement de masse. Avec elle, on découvre qu'une partie du personnel en charge de la rétention a connu des trajectoires migratoires similaires à celles des " retenu. es ". Autrement dit : pas d'enfermement des étranger. es... sans l'appui d'une main-d'oeuvre immigrée précaire. Le contrôle des frontières est par ailleurs largement délégué à des acteurs privés (entreprises, associations, collectifs locaux), qui travaillent en coopération avec les fonctionnaires de police, quand ils ne s'y substituent pas. Quid de la responsabilité des Etats, des conditions d'enfermement, de la transparence des dispositifs dans ce contexte ? Les expériences des étrangères et des étrangers retenus résonnent d'un centre à l'autre et d'un pays à l'autre. Partout s'exprime le sentiment d'être injustement traités en criminels. Que fait la rétention à celles et ceux qui y sont placés ? Et comment l'existence de ces lieux façonne-t-elle les représentations de l'étranger ?EN STOCKCOMMANDER22,00 € -

Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs). Introduction à la Communication NonViolente
Rosenberg Marshall B. ; Cesotti Annette ; SecretanEN STOCKCOMMANDER20,50 €
De la même catégorie
-

Résister. Edition revue et augmentée
Saqué SaloméNouvelle édition augmentée de ce petit pamphlet nécessaire à lire et à diffuser ! Salomé Saqué nous relate des faits, vérifiés et sourcés, sur l’extrême-droite, ses méthodes, ses origines comme ses dangers pour les droits et la démocratie. Mais elle nous donne aussi des pistes pour résister ensemble. Un ouvrage éclairant qui inspire à faire front commun avec beaucoup de justesse mais aussi de force et qui invite à un vrai débat démocratique.EN STOCKCOMMANDER5,00 € -

Le temps de l'obsolescence humaine
Patino Bruno« La révolution numérique atteint son apogée, celle des intelligences artificielles. Nous sommes désormais pris en charge. Les outils et les algorithmes nous interpellent, nous encadrent, nous guident, choisissent à notre place. Répondent aux questions que nous ne nous posions pas. Jouent avec nous. Se jouent de nous. Cette dernière révolution nous laisse amers et épuisés. Nos cerveaux sont saturés de dopamine, ne connaissant ni vide, ni repos. Tout comme nos yeux, nos doigts, nos corps. Nos vies sont fragmentées, à l’image du monde. Peut-être devenons-nous des mines à ciel ouvert, aspirés et malmenés par le monde de la donnée, au cœur du d’une réalité qui semble elle-même s’effacer ...Telle n’était pas la promesse du progrès et nous voici pris de vertige : sommes-nous entrés dans une nouvelle civilisation, à la croisée du sommeil perdu, de l’hypnose et de la soumission ? Ou bien vivons-nous la dernière heure de l’homo sapiens ? »Dans la foulée de ses grands succès (La civilisation du poisson rouge, Sortir du bocal, Submersion), Bruno Patino nous livre un court essai prophétique, plein d’idées, d’hypothèses, de portraits, de lectures, de solutions.EN STOCKCOMMANDER18,10 € -

Slut shaming
OVIDIEDe la fin des années 1990 jusqu'au milieu des années 2000, les mondes du cinéma, de la télévision, de l'art, de la mode et de l'édition s'enthousiasment pour le sexe explicite : c'est la période du " porno chic ". Durant cette poignée d'années, des cinéastes, hommes comme femmes, introduisent des scènes pornographiques dans leurs films. Des directrices de casting écument les clubs échangistes et les soirées BDSM. Les artistes inondent les galeries d'oeuvres pornographiques. Les marques font appel aux égéries de films pour adultes pour leurs campagnes de pub. Le public découvre, éberlué, l'arrivée de la téléréalité et le sexe en direct. Les textes explicites écrits par des femmes battent tous les records de vente. Il ne se passe pas une semaine sans qu'une star du X soit invitée sur un plateau TV. C'est ainsi que des mondes qui n'auraient jamais dû se côtoyer ont fini par fusionner. Ovidie a participé à cette parenthèse du porno chic, un moment charnière antérieur à internet qui a inspiré ce que les millenials nommeront plus tard la " culture porn ". Mais tout change en octobre 2017, lorsque #MeToo vient bouleverser nos regards en nous amenant à relire ces années à travers le prisme des discriminations sexistes et sexuelles. Et, pour une fois, l'industrie du X n'est pas la seule sur le banc des accusés. Car derrière la starification des actrices, il y a eu la stigmatisation, le jugement, le slut shaming. Dans cet ouvrage qui mêle récit intime et réflexions politiques, Ovidie décrypte ce mécanisme marquant au fer rouge les femmes qui, à un moment ou à un autre de leur vie, ont été sexualisées - et l'ont payé très cher.EN STOCKCOMMANDER18,00 € -

L'homme nu. La dictature invisible du numérique
Dugain Marc ; Labbé ChristopheRésumé : On les appelle les big data. Google, Apple, Facebook, Amazon, ces géants du numérique qui aspirent, à travers Internet, smartphones et objets connectés, des milliards de données sur nos vies. Derrière cet espionnage existe un " pacte secret " scellé par les big data avec l'appareil de renseignement le plus redoutable de la planète. Ensemble, ils sont en train d'enfanter une entité d'un genre nouveau, une puissance mutante qui ambitionne ni plus ni moins de reformater l'Humanité. Pour les big data, la démocratie est obsolète, tout comme ses valeurs universelles. C'est une dictature inédite qui nous menace : une Big Mother bien plus terrifiante encore que Big Brother. " Ce livre se présente comme le livre noir de la révolution numérique. " Le Figaro littéraire " Après avoir lu ce livre, vous ne regarderez plus votre iPhone de la même manière. " Le Point Cet ouvrage a reçu le Prix lycéen " Lire l'économie "EN STOCKCOMMANDER8,10 €

