Un peintre peut tout dire avec des fruits ou des fleurs ou des nuages seulement", confiait Manet à Ambroise Vollard. Cette confession résume la personnalité à contre-courant d'Édouard Manet (1832-1883). Il se plut, sa vie durant, à peindre des natures mortes et excella dans ce genre mineur à l'époque de la grande peinture d'Histoire. C'est ce qu'Isabelle Cahn exprime dans ce petit livre, à l'aide de gros plan tirés des toiles de l'artiste. Elle attire l'attention sur ce que voit Manet, sur ses premiers bouquets, ces natures mortes dans les portraits, les tables de fleurs, les tables servies, les portraits de fruits et légumes et les dernières fleurs épurées et romantiques de celui qui fait avant tout appel à nos sens. Avec de petits fascicules aux pages qui se déplient, la collection Découvertes Gallimard/hors série propose une nouvelle façon de lire. Façon coup d'oeil, en huit modules où les textes se mêlent aux images, le lecteur découvre une oeuvre ou un thème. Ludiques et très complets, une nouvelle approche de l'art pour tous. --Nathalie Vorimore
Nombre de pages
50
Date de parution
11/10/2000
Poids
145g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782070535354
Titre
Manet. Natures mortes
Auteur
Cahn Isabelle
Editeur
GALLIMARD
Largeur
125
Poids
145
Date de parution
20001011
Nombre de pages
50,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition «Félix Vallotton. Le feu sous la glace», présentée aux Galeries nationales du Grand Palais, Paris, du 2 octobre 2013 au 20 janvier 2014.
Ambroise Vollard, lorsqu'il ouvre en 1893 sa première boutique rue Laffite à Paris, est un nouveau venu dans le monde du marché de l'art. Il va en devenir l'un des plus puissants acteurs. Et jouer un rôle décisif dans la reconnaissance et la diffusion de l'oeuvre d'artistes majeurs. Dès ses débuts, Vollard se passionne pour Manet, Degas, Gauguin, Renoir, organise les premières expositions de Van Gogh et de Cézanne, des peintres nabis, ou encore du jeune Picasso. Redoutable négociateur, audacieux dans ses choix mais patient, il adopte d'emblée une stratégie financière efficace: se constituer un stock important, acheter à bas prix, procéder à des échanges, promouvoir "ses" artistes en les exposant et faire habilement monter la cote. Son génie du commerce l'amène rapidement à organiser des partenariats avec d'autres marchands, à travailler avec les grands collectionneurs européens, puis à s'ouvrir au marché américain. C'est ce parcours exceptionnel qu'Isabelle Cahn nous invite à découvrir, à travers les mille et une transactions du marchand et de ses trésors. Biographie de l'auteur Isabelle Cahn est historienne de l'art, conservateur du patrimoin. Elle a collaboré à la préparation de l'exposition "Ambroise Vollard" (New York, Chicago, Paris, 2006-2007). Elle est l'auteur de nombreux ouvrages, dont "Abécédaire de Gauguin" (Flammarion 2003), "Le Théâtre de L'oeuvre (1893-1900)," Naissance du théâtre moderne "(musée d'Orsay, Cinq continents, 2005)," L'impressionnisme ou L'oeil naturel (Le Chêne 2005), "Le Douanier-Rousseau, naïf ou moderne" (A propos, 2006).
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.