Voyage au coeur des empires. Crimée, Caucase, Asie centrale
Cagnat René - Orloff Alexandre
ACTES SUD
76,10 €
Sur commande
EAN :9782742784745
L'immense espace qui s'étend de la Crimée et du Caucase jusqu'aux cimes des monts Célestes, ultime obstacle sur les chemins de la soie, aux confins de la Chine, est le coeur du continent eurasiatique. Terres de démesure, entre trois mers intérieures, l'océan des steppes et les plus hauts sommets du Caucase, du Pamir, de l'Hindou Kouch, traversant les déserts de rocs et de sables du pays Turc, Touran, Karakoum, Kyzylkoum. Terres de passages et de conquêtes, de convoitises et de violences, qui ont subi l'éternel affrontement de l'empire sédentaire et de l'envahisseur nomade, incessamment renouvelé au rythme des acculturations : tous les peuples, les langues et les religions s'y croisent et s'y mêlent au long d'une histoire millénaire qui reste d'une brûlante actualité ? énergétique et géopolitique. Indo-iraniens, Grecs, juifs, Arabes, Turks. Mongols, Chinois, Britanniques, Russes, Américains s'y sont succédé et affrontés... Les traces du chamanisme, de l'antique culte du feu, du zoroastrisme, du christianisme nestorien, du bouddhisme y affleurent parmi les diverses formes de l'islam, sunnite ou chiite ismaélien. Paysages et visages s'imposent d'abord à nous au fil des vues exceptionnelles, prises par Alexandre Orloff pour l'Unesco, au début des années 1990. Visions vertigineuses de cols, de gorges, de vallées, de lacs de montagne, tel celui " d'Alexandre ", l'Iskander Koul, à l'ouest des Tian Chan. De fantastiques forteresses aux noms poétiques, " Château de la jeune fille " à Merv, " Château des sectateurs du feu " qui verrouille l'entrée du Wakhan, entre pays tadjik, afghan, Chine et Pakistan,. jalonnent ces noeuds stratégiques, poussières de l'orgueil humain. Mais la pérennité appartient aux figures hiératiques d'aksakal, patriarches turkmènes ; aux fiers regards des Circassiens ; aux doux visages, figés ou mélancoliques, des fentrnes du Daghestan ; à ceux, immémoriaux, des mères, filles et aïeules des vallées tadjikes du Yazgouliem et de Bardara. Cette mosaïque de peuples est pourtant menacée : que sont devenus, après la guerre, les Khavsurs chrétiens de Tchétchénie, réfugiés dans un village perdu à la frontière de la Géorgie ? Et les derniers " Sogdiens ", à peine deux mille, retrouvés au début du XXe siècle par des linguistes russes dans la vallée du Yagnob, puis déportés et kolkhozisés en 1970 par les Soviétiques ? Le patriarche de Petip, figure et hospitalité antiques, était l'un des derniers survivants retournés au pays... Si l'inventaire ethnographique constitue un témoignage unique, l'illustration offre un somptueux déploiement de merveilles artistiques de toutes époques et de tous styles. Les plus spectaculaires restent les splendeurs de l'art timouride, à Samarcande, à Boukhara, à Khiva, ou en des lieux moins visités : Chakhrisabz, ville natale de Tamerlan, ou Konya-Ourguentch, qu'il détruisit. Bijoux des Alains et des Scythes, trouvés dans les kourganes, carquois grec en or, casque perse, monnaies de Byzance, statue en marbre de Rodogune au musée d'Achakabad, orfèvrerie turque : la profusion d'oeuvres antiques et médiévales montre l'intensité des échanges artistiques et commerciaux. Mais la part belle est faite aux chefs-d'oeuvre des artisanats locaux, au premier rang desquels la fabrication et le tissage de la soie, au Ferghana, dont sont issues les multicolores robes khan allas. Autres joyaux de l'art d'Asie centrale, les bijoux ouzbeks, turkmènes et kazakhs, ou l'étonnant tchyï kirghize à motifs géométriques, assemblage de roseaux très fins et de laines colorées, destiné à l'isolation de la yourte. Une vue de Turkestan montre une yourte, merveille de l'art nomade, jouxtant le fameux mausolée de Hodja Ahmad Yasawi, resté inachevé après la mort de Tamerlan. Elle symbolise le destin de l'Asie centrale : le durable y est périssable et l'éphémère, éternel.
Nombre de pages
306
Date de parution
31/08/2009
Poids
2 462g
Largeur
269mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782742784745
Titre
Voyage au coeur des empires. Crimée, Caucase, Asie centrale
Auteur
Cagnat René - Orloff Alexandre
Editeur
ACTES SUD
Largeur
269
Poids
2462
Date de parution
20090831
Nombre de pages
306,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Djanibek, écrivain et poète kirghize, se voit confier par son père mourant la mission d'apporter sa tête dans un coffret auprès de ses parents enterrés de l'autre côté de la frontière, dans le Xinjiang chinois. Avec sa compagne Djildiz, une belle musicienne, Djanibek monte une petite caravane et se prépare à traverser clandestinement la montagne en suivant une piste secrète. Le couple, un temps protégé par l'Esprit du père dont ils accompagnent les dernières volontés, chemine d'abord sans encombre, jusqu'à ce qu'ils croisent une bande de Tadjiks mal intentionnés... Le récit, enveloppé du mystère des Monts Célestes, mêle à une aventure ancrée dans la tradition kirghize une émouvant histoire d'amour.
De 1999, date de la 1ère parution de La rumeur des steppes, à 2011, un événement considérable a secoué l'Asie centrale: l'intervention fin 2001 des États-Unis en Afghanistan. Remplaçant la puissance britannique, effacée de la zone depuis cinquante ans, ils ont fait une entrée fracassante au beau milieu d'empires (Chine, Russie et, dans une moindre mesure, Iran et Turquie?) qui, depuis des siècles, étaient les seuls à rivaliser dans le bassin touranien. Au motif de venger les attentats du 11 septembre, il s'est agit de mettre en place une « plateforme d'intervention » proche de quatre puissances nucléaires, à proximité des richesses et turbulences du Moyen-Orient, et surtout au plus près du principal potentiel énergétique mondial: celui, pétrolier et gazier, du Golfe persique et de la Caspienne mais aussi, uranifère et hydroélectrique, des monts CélestesUne péripétie de cette ampleur ne pouvait qu'avoir une influence profonde sur cette région d'Asie. Pour en rendre compte, l'ajout de quelques chapitres en fin d'ouvrage aurait été autant insuffisant, tant les changements prolongeaient des tendances anciennes, que maladroit, car n'aurait pas permis de souligner la vitalité centre-asiatique, qui semble seule en mesure de maintenir ou restaurer, une fois de plus, une civilisation locale attachante face à la brutalité de ses conquérants.Né en 1942, à Madagascar, René Cagnat a parcouru le monde au fil de sa carrière d'officier et de diplomate. Il vit désormais au Kirghizstan, où il est professeur à l'Université américaine de Bichkek
René Cagnat, qui fut pendant quinze ans attaché militaire en URSS et dans plusieurs pays de l'Est, vit aujourd'hui dans cette zone de fracture qu'est l'Asie centrale et enseigne à l'université de Bichkek, en Kyrghyzie. Profondément attaché à ces régions, il évoque ici les grands bouleversements du passé, les figures de Gengis Khan et Tamerlan, le clivage entre nomades et sédentaires, le désastre écologique de la mer d'Aral, la dégradation des conditions de vie après les espoirs des indépendances, la montée de l'islamisme dans une région où le développement majeur est aujourd'hui celui de la drogue et de l'instabilité, avec pour source l'Afghanistan.
Résumé : Spécialiste de l'Asie centrale, ulcéré par l'aveuglement américano-britannique en Afghanistan, René Cagnat écrit, de 2001 à nos jours, toute une série d'articles accompagnant et même annonçant le cours fatal des événements. Malheureusement il n'a jamais pu se faire entendre. Cet ouvrage détaille les sept erreurs gravissimes : "Les sept piliers de la bêtise". Elles furent commises d'abord par les Américains, néophytes en terre afghane, mais étrangement relayées par les Britanniques, incapables de faire profiter leurs alliés de la dure expérience du grand jeu qui fut la leur au XIXe siècle. Les comparses de l'Otan ont suivi, peu à peu rejoints par la France dans l'incapacité de maintenir cette distance pleine de dignité dont elle venait de faire preuve en Irak.
Nicolas Mathieu ouvre pour nous une fenêtre sur le ciel avec ce roman qui n’est constitué que de déclarations d’amour. Son entrelacs de textes composent un hymne à la vie et à ses moments forts. Magnifié par les illustrations d’Aline Zalko.