Cage John ; Roth Moira ; Roth William ; Sawelson N
ALLIA
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EAN :9782844859044
Présentation de l'éditeur John Cage rencontre Marcel Duchamp en 1941. Trente après, il confie dans le présent entretien les souvenirs qu'il conserve de cet homme aussi simple qu'énigmatique. Et d'abord il salue en lui la beauté de son indifférence. En 1913, Duchamp a composé un Erratum musical de manière aléatoire. Raison pour laquelle John Cage le hisse en précurseur de ses propres recherches. Il rapporte aussi quelques anecdotes, et notamment la rare fois où Duchamp a perdu son sang-froid, lui d'ordinaire si magnanime : une mémorable partie d'échecs, que Cage aurait dû gagner mais qu'il a perdue, mettant Duchamp dans une colère noire. Le compositeur rend aussi compte avec sa simplicité coutumière des grandes problématiques soulevées par Marcel Duchamp, et notamment le rapport entre l' uvre et le spectateur, préoccupation partagée entre les deux hommes. Les deux uvres s'offrent d ailleurs l'une l autre dans un miroir inversé : Cage explique avec une grande clarté avoir voulu développer la dimension physique de l'écoute quand Duchamp voulait réduire cette dimension dans la peinture. Pédagogique, drôle, émouvant, un témoignage inédit en français sur celui qui "prenait le fait de s amuser très au sérieux".
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Nombre de pages
95
Date de parution
04/09/2014
Poids
92g
Largeur
102mm
Plus d'informations
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EAN
9782844859044
Titre
Rire et se taire. Sur Marcel Duchamp
Auteur
Cage John ; Roth Moira ; Roth William ; Sawelson N
Editeur
ALLIA
Largeur
102
Poids
92
Date de parution
20140904
Nombre de pages
95,00 €
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C'est avec la plus totale sincérité que John Cage décrit ici le cheminement qui l'a conduit à devenir compositeur. L'éventail de ses références sont vertigineuses: les mopuvements de la danse moderne, le jazz ou encore les rites des Indiens Navajo. Sans crier gare, il livre, de manière extrêmement limpide, une théorie de la musique tirée de son expérience. Pour Cage, la musique est "l'organisation par n'importe quel moyen de n'importe quel son". Surtout, il replace son expérience personnelle dans l'histoire. On y apprend notamment que sa musique était diffusée à la radio durant la guerre pour démontrer que l'Amérique aimait l'Orient? Ces confessions fourmillent d'anecdotes édifiantes. John Cage se révèle ici, outre un "maître du hasard" à la manière de Duchamp, un immense pédagogue.
Pour les Oiseaux, suite d'entretiens du compositeur américain John Cage avec le philosophe Daniel Charles, constitue, en quelque sorte, une initiation à la démarche de l'un des créateurs les plus passionnants et les plus controversés du XXème siècle. Inventeur du piano préparé, accompagnateur de Merce Cunningham, amateur d'oracles chinois ou metteur en scène de spectacles multimédia, graveur-sculpteur, voire mycologue incollable, ces entretiens nous restituent, chacun, dans un jeu de facettes, la complexité réelle, profonde à force d'être protéiforme, du phénomène Cage. Plus que des témoignages, Pour les Oiseaux nous offre d'observer la pensée de Cage au travail, de celui qui est, encore et toujours aujourd'hui, le premier grand praticien de l'oubli. Il redécouvre (et ne cesse par là de découvrir pour la première fois, dans ses textes et musiques ou non-musiques) que l'art et la culture sont à décrisper et à désintellectualiser, et que « la » musique n'est nullement une mnémotechnie plus ou moins culpabilisante à vocation élitiste, voire théocentrique, mais plutôt un gigantesque flux machinique païen-plébéien, acentré et évanescent, auquel il n'est plus question de se soustraire. Musica mundana: musical est le jaillissement de tout ce qui est, en tant qu'il advient, musical est le monde. Bref, la jouissance, en musique, de toutes parts, tous azimuts, par tout le corps, par tout le monde. Comme jadis on péchait: paraction-et-par-omission. Par volonté et par hasard.
Ce carnet au format A5 (1521) et à la couverture rigide, en similicuir et ornée de dorures, deviendra votre compagnon idéal en tant que grimoire de pratique ou en tant que compagnon de route pour noter tout ce que vous souhaitez.
Race prolifique", les imbéciles, du fait même de leur nombre, assurent la survie de l'espèce. Ils sont aussi source de divertissement et autorisent la plus grande paresse. Leur domination, vu la masse qu'ils représentent, permet l'oisiveté. Car si tous les hommes étaient intelligents, que d'efforts il faudrait déployer. Qui plus est, sans imbécile, pas de génie. En effet, l'imbécile accepte volontiers des tâches, voire des responsabilités, dont l'homme intelligent ne voudrait pour rien au monde. Raison pour laquelle les puissants en sont souvent doté, d'imbécillité. L'imbécile a ceci de dangereux qu'il se mêle de tout et volontiers d'art et de littérature, quand ce n'est pas de politique. C'est que les imbéciles sont partout et prolifèrent. Mais ce peut aussi être un avantage.
Des plaines, des villes, des nuits, des îles... Demande à la brûlure est une errance peuplée de visions, de routes et de fantômes. Comme un carnet de voyage dans un monde flottant, les poèmes deviennent parfois des aphorismes, des fragments. "Le corps, amené à mourir / Un piège pour le désir" : comment lui échapper ? Comment se protéger de cette absence dont le souffle irradie la mémoire ? En se détachant du présent, au risque de se perdre en soi-même. En contemplant à travers de fragiles souvenirs le mouvement incessant du monde, les paysages dessinés par la mer et la fumée, un "soleil s'écroulant dans ma bouche". Et en rêvant le jour pour traverser les nuits, quand la puissance des images invoque et conjure des ombres voluptueuses. "L'obscurité s'accouple au vent / Pour me tenir ici".