Imaginez un immeuble sur le toit duquel on décide de créer un jardin, une prairie, un petit paradis où enfin on aurait réglé la question solitude. "Je manque cruellement d'un jardin. Et pourquoi pas suspendu ? On y installerait des palissades. Tout autour du toit. C'est mieux si on fait la fête. Le haut de l'immeuble est plat, comme les buildings de Manhattan, ça tombe bien. On sème juste du gazon. Une prairie et basta – là, on respire". Mais attention, si la concierge rêve de faire pousser dans la cour de l'immeuble une minuscule jungle luxuriante, les autres habitants peuvent s'opposer au projet. Il faut explorer. C'est l'occasion pour Olivier Cadiot de mener une enquête follement romanesque comme antidote à la solitude et au chagrin, à la recherche de ce qu'il nomme "la consistance de l'être aimé", ou celle d'un amour ultime, absolu. On pourrait penser à l'immeuble de La Vie mode d'emploi de Perec, aux mille et une vies et histoires qui s'y déploient, mais Love Supreme est une exploration burlesque et radicale qui passe par diverses rencontres toutes plus désopilantes et intrigantes les unes que les autres, jusqu'à celle d'un amour ultime, suprême. Un philosophe allemand volubile et passionné de varappe, qui escalade la façade de l'immeuble à mains nues, une psychanalyste revêche, une jeune comédienne qui rêve de monter La Mouette de Tchekov et dont le narrateur tombe amoureux, un noble extravagant passionné de chasse à courre et dont l'appartement cache une sorte de monumental château secret, et un propriétaire ultra-riche, vulgaire et brutal, qui fait furieusement penser à certains "maîtres du monde" contemporains... Le narrateur potasse la Morphologie du conte de Propp, s'initie à la philosophie romantique, à l'écriture musicale, s'inspire de divers traités de jardinages, pour bricoler un roman de survie et d'amour, un conte moderne "qui finit bien", une utopie ultra contemporaine pour un "paradis mode d'emploi".
Nombre de pages
192
Date de parution
05/03/2026
Poids
240g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782818064122
Auteur
Cadiot Olivier
Editeur
POL
Largeur
140
Date de parution
20260305
Nombre de pages
192,00 €
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Livre sensoriel et énigmatique, retour définitif et durable de l'être aimé s'attache à brouiller les frontières entre poésie et roman, sérieux et futile, formel et informel. De paysages et portraits esquissés, Olivier Cadiot écrit moins qu'il ne scande cette romance dont la beauté s'échafaude et se nourrit tout autant de bifurcations que de ruptures fulgurantes. Biographie: Né à Paris en 1956, Olivier Cadiot est poète, romancier et dramaturge. Depuis son premier recueil L'art poétic"publié chez P.O.L en 1988, il a écrit Roméo &Juliette I (1989), Futur, ancien, fugitif (1993), Le colonel des zouaves (1997), Re-tour définitif et durable de l'être aimé (2002), Fairy queen (2002), Un nid pour quoi faire (2007)."
Résumé : Vingt ans après la Revue de littérature générale, Olivier Cadiot a eu envie de revenir sur ce sujet, la littérature, mais cette-foisci sans l'aide de sociologues, de philosophes, de musiciens ou de paysagistes. Avec les seuls moyens de l'écrivain contemporain. Sans plans, ni cartes, ni partitions, ni théorie. Cela donne un feuilleton en plusieurs épisodes, comique et sensible, une histoire en zig-zag émaillée de conseils à de futurs auteurs... et surtout à soi-même. Une suite de variations consacrées aussi bien au passé de la littérature qu'à son présent, à son avenir, à sa mort annoncée mais toujours différée. Ce n'est pas à proprement parler une fiction, bien que cela y emprunte des personnages, des " figures ", des cas psychologiques et une vraie liberté de ton ; ce n'est pas non plus un essai bien que s'y retrouvent théories, hypothèses et débats contemporains : mais sous une forme tellement déliée, tellement inventive, imagée, imaginative et si pleine d'humour que l'on en redemande, des essais comme ça !
Quand j'ai débarqué à Tours (Indre-et-Loire) au printemps 1968, c'était pour enquêter sur ce que mes parents y avaient vécu pendant la guerre. J'étais très loin d'imaginer que, ce printemps-là, tout le pays serait secoué par une révolte étudiante et paralysé par une grève générale, que je tomberais amoureuse, et que mon histoire d'amour me transporterait en 1942, dans la France de l'Occupation ! Vous allez peut-être trouver surprenant que je me décide à raconter mon histoire d'amour, de résistance et de voyage dans le temps à l'âge de quatre-vingt-trois ans. Mais je crois que c'est le bon moment : en 2026 comme en 1942, il ne faut pas laisser les discours de haine et les mensonges devenir les récits dominants.
Je ne cherche pas ailleurs. Rahmat, le Kabuliwalla, c'est moi. Je ne le filme pas comme un autre, je n'écris pas pour fuir. Je raconte mon histoire à travers lui. Car ce que je poursuis, ce que je veux sauver, ce que je veux comprendre - c'est moi-même, dans ce regard d'exilé, dans ce corps en marche, dans ce silence d'avant la parole.
Résumé : "J'essaie peut-être de dire une chose impossible : être où je ne suis pas, parler avec les morts, aimer une inconnue. J'essaie, penché sur l'image, de fixer le point où la fiction prend corps. Des histoires liées à la photographie, au cinéma, à des images qui hantent la mémoire ; des récits en train de s'écrire, des enquêtes en train d'être menées, des scènes en train de se filmer ; des études de cas : Antonioni, Gus Van Sant, Chris Marker, Giacometti, Stendhal, Duras¿ Au fond de toute image, de tout récit, il s'agit avant tout de saisir l'absence, d'écrire la disparition". Bertrand Schefer.
Résumé : Bertrand Schefer, qui est aussi cinéaste, a longtemps travaillé sur le scénario d'un film dans lequel il voulait raconter l'histoire d'un cher ami d'enfance qui s'était peu à peu coupé du monde et vivait en marge de la société, errant sans domicile fixe et sans travail. Son destin hantait Bertrand Schefer et sa figure grandissait en lui avec les années, absorbant ses forces. Il vivait avec ce qui était devenu comme un double obscur, une part d'ombre qui le dévorait de remord et de culpabilité. Grâce au cinéma il espérait en finir avec ce fantôme et se libérer du passé. Le film n'a pas pu se faire, mais de cet échec est sorti un texte, ce récit d'un homme hanté par un double dont la figure et les choix de vie radicaux ont fixé à jamais l'époque de la jeunesse. Entre le temps de l'éloignement et celui du retour, le narrateur retrace sous la forme d'un rapport factuel, comme pour donner de la réalité à sa mémoire trouée, l'histoire réelle et fantasmée d'une amitié fondatrice.