Le livre est basé sur la participation du bataillon français de l'ONU, bataillon d'infanterie formé de militaires volontaires de l'armée française et de l'Union française issus de toutes les armes et des réserves qui intervint pendant la guerre de Corée (1950-1953). De très loin la principale composante des forces françaises dans la guerre de Corée, il fut envoyé par le gouvernement pour représenter la France dans les forces terrestres multinationales (constituées de contingents d'une vingtaine de pays, dont une grande partie en provenance des Etats-Unis) mandatées par le Conseil de sécurité des Nations unies dans sa résolution 83 du 27 juin 1950. Dans des conditions extrêmement rudes, le bataillon français mènera d'âpres combats sur les crêtes gelées de Corée. Dans une première partie, l'ouvrage nous plonge dans le contexte international de ce conflit puis une seconde partie retrace la dureté des combats et met en lumière à travers ses photographies le parcours méconnu des hommes du BF ONU et leurs faits d'armes entre autres la prise de Crève-coeur, les batailles à White Horse et à T-Bone. Enfin, la dernière partie invite les lecteurs à découvrir la Corée des années 1950, ses visages et ses paysages.
Nombre de pages
152
Date de parution
22/06/2023
Poids
612g
Largeur
210mm
Plus d'informations
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EAN
9782958399023
Titre
La guerre de Corée. 1950-1953
Auteur
Cadeau Ivan ; Racine Olivier ; Ragu Rodolphe
Editeur
ECPAD
Largeur
210
Poids
612
Date de parution
20230622
Nombre de pages
152,00 €
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Il y a près de soixante ans maintenant, l'armée française livrait, à Diên Biên Phu, la dernière bataille rangée de son histoire. Cinquante-six jours durant, des combats acharnés opposent les troupes de l'Union française aux soldats de l'armée populaire vietnamienne. Depuis lors, ces trois syllabes sont synonymes de courage et de sacrifice. Côté français, cette bataille perdue, qui se solde par la chute du camp retranché de Diên Biên Phu, le 7 mai 1954, précipite la fin de la guerre d'Indochine. Elle provoque aussi un réel traumatisme en même temps qu'une prise de conscience de l'opinion publique française, qui s'interroge sur les raisons qui ont conduit à l'anéantissement de 17 bataillons, parmi les meilleurs, et à la perte de 15 000 hommes - morts, blessés, prisonniers - commandés par le général de Castries. A l'appui d'archives et de témoignages inédits, Ivan Cadeau donne à voir une autre réalité de cet événement capital, notamment à travers la chasse aux responsables qui s'est ouverte dès 1955 et qui fait encore débat aujourd'hui. Il montre encore que, comme l'écrira le général Ely, "si par une chance inespérée, Diên Biên Phu n'était pas tombé, si seulement la place avait été dégagée par une intervention aérienne américaine, le choix fait par le général Navarre ne serait-il pas considéré encore aujourd'hui comme un trait de génie ?"
D u 13 mars au 7 mai 1954, l'armée française livre à Diên Biên Phu la dernière bataille rangée de son histoire. Cinquante-six jours durant, des combats acharnés opposent les troupes de l'Union française aux soldats de l'armée populaire vietnamienne. A l'appui d'archives et de témoignages inédits, Ivan Cadeau dévoile une autre réalité de cet événement capital qui précipita la fin de la guerre d'Indochine. Il raconte également la chasse aux responsables, ouverte dès 1955, et qui fait encore débat aujourd'hui. II montre que, comme l'écrira le général Ely, "si par une chance inespérée, Diên Biên Phu n'était pas tombé, si seulement la place avait été dégagée par une intervention aérienne américaine, le choix fait par le général Navarre ne serait-il pas considéré encore aujourd'hui comme un trait de génie ?".
Saigon, avril 1956 : la France quitte le sol vietnamien. Après dix années de guerre et des centaines de milliers de morts, la page de l'Extrême-Orient français se referme. Au printemps 1940, l'effondrement de la France sonne le glas de l'Indochine française. L'intrusion japonaise et le réveil des nationalismes locaux bouleversent les rapports que la métropole entretient avec le Vietnam, le Laos et le Cambodge. Fin 1946, la guerre d'Indochine commence. Elle va durer neuf années, au cours desquelles les Français ne parviennent pas à vaincre un ennemi insaisissable. Face au renforcement du Viêt-minh, la France n'oppose que des buts de guerre mal définis et des forces insuffisantes pour les atteindre. En mai 1954, la défaite de Diên Biên Phu accélère la fin des hostilités et annonce le départ de l'armée française de l'Asie du Sud-Est.
La guerre de Corée est surnommée la "guerre oubliée". Ce conflit qui se déroule aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale et précède de quelques années la guerre du Vietnam reste largement méconnu, alors qu'il compte parmi les plus meurtriers du XXe siècle. Pour la première fois, Ivan Cadeau raconte sa genèse et son histoire en s'appuyant sur des archives inédites et sur une abondante bibliographie internationale. Après avoir présenté les fractures de la société coréenne et la division du pays à hauteur du 38e parallèle, il raconte l'invasion, le 25 juin 1950, de la Corée du Sud par sa voisine communiste du Nord. L'intervention de l'ONU sous l'égide de MacArthur transforme cette guerre civile en conflit international où s'affrontent directement les Etats-Unis, l'Union soviétique et la Chine communiste, menaçant le monde d'un nouveau cataclysme nucléaire. Oeuvre scientifique rigoureuse et récit vivant laissant la parole aux témoins, l'ouvrage éclaire cet affrontement emblématique de la guerre froide et qui dure encore dans les faits, la paix n'ayant jamais été signée entre les deux Corée. Aujourd'hui comme hier, leur rivalité fratricide menace la communauté internationale.
Après Verdun, la Somme est la seconde grande bataille de 1916 sur le territoire français. Elle est parfois réduite aux images des soldats britanniques avançant dans un no man's land. Pourtant, l'armée française y participa largement. Le 1er juillet 1916, quelque deux-cent-mille poilus sont rassemblés dans cette zone,au moment où les généraux alliés lancent une offensive qui doit enfin créer la rupture du front. Présents durant les cent-quarante jours de la bataille, les opérateurs de l'armée réalisent plus de deux-mille photographies qui témoignent de l'engagement des soldats français. De la préparation de l'attaque, au printemps, à l'arrêt des opérations, en novembre, les images issues de leur production et rassemblées dans cet ouvrage révèlent cette présence trop souvent oubliée. Présentées par l'historien Philippe Nivet, ces photographies de soldats dans l'attente, en marche ou en action au milieu du feu, ne cherchent pas seulement à raconter la bataille de la Somme telle que nous la connaissons, elles en donnent une lecture ancrée au plus près du front, des ruines d'Albert aux terrains dévastés de part et d'autre du fleuve.
Créée en 1915, la section photographique des armées a gardé trace de la présence d'animaux très divers dans la vie militaire, ce qu'on fait à leur suite tous les soldats de l'image qui ont témoigné des conflits dans lesquels la France a été engagée depuis la Grande Guerre. Que leur rôle soit de contribuer par le développement de leurs talents, que leur présence soit le fruit de rencontres fortuites ou qu'ils aient été choisis comme mascottes, les animaux accompagnent les soldats depuis des siècles. Récemment encore, l'armée de l'Air a enrôlé des aigles royaux pour lutter contre les drones. Cette expérience laisse à penser que quelles que soient les avancées technologiques, les animaux conserveront, sans nul doute encore longtemps, des liens forts avec les armées. Ils travaillent, souffrent aux côtés des soldats, apaisent parfois les hommes : ils sont toujours une présence précieuse, ce que montrent les images réunies dans ce livre.