Dans ce livre : Tome 1 - La Goinfre Mort tombée des cieux. Une bien belle épopée des Dix moutons ; Tome 2 : Guerre des gangs à Chicago. Un polar joliment ficelé des Dix moutons Ce livre contient les deux premières histoires d'une série destinée à s'étoffer. Récits de genre (une épopée, un polar), illustrés, à l'humour détonant et corrosif dans les textes comme dans les dessins, ils sont à la fois parodie et hommage appuyé aux livres et films dont ils reprennent les codes pour mieux les détourner et en jouer. Dans chacune de ces histoires, dix moutons, anthropomorphiques ou non, se retrouvent systématiquement à lutter contre l'absurdité d'un Destin féroce. Dans chacune de ces histoires, systématiquement, neuf moutons mourront irrémédiablement de morts toutes plus incongrues les unes que les autres, et un seul, systématiquement, vaincra la cruelle adversité. Original à tout point de vue, Dix Moutons n'entre pas dans les habituelles astreintes de l'Oulipo. Les contraintes, fortes mais fluides dans la narration, qui construisent ces textes restent dissimulées derrière le récit. Au-delà du systématisme de la mort des moutons, et du respect-détournement du genre dans chaque histoire, on découvrira pour l'épopée, un travail particulier sur les registres de langue, les formes lexicales ou syntaxiques. Pour le polar, l'intertextualité : le texte entier de cette guerre des gangs est bâti en dissimulant des extraits (plus d'une soixantaine) de classiques de la poésie française, du XIIe au XXe siècle, depuis Marie de France jusqu'à Guillevic et Yves Bonnefoy. L'annexe de fin permettra au lecteur curieux de les retrouver tous.
Nombre de pages
136
Date de parution
13/03/2023
Poids
179g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782355772887
Titre
Dix moutons
Auteur
Cabaud Jean-Baptiste
Editeur
RUMEUR LIBRE
Largeur
140
Poids
179
Date de parution
20230313
Nombre de pages
136,00 €
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Nous volerons à notre place, Evguéni ; notre juste place d'hommes. Au centre des éléments. Portés par le souffle de notre machine, nous naviguerons sur les vagues de la toundra. Puis lorsque celle-ci prendra fin, sans nous arrêter, sans même ralentir, nous poursuivrons sur la mer elle-même. Glisser sur le relief, s'appuyer dessus. Se laisser porter, simplement. N'être que nous même, c'est là toute la beauté, mon ami ! Nous ne sommes pas des oiseaux. Nous n'avons pas besoin de leurs ailes immenses. Des moignons suffiront. Nous ne sommes pas des poissons. Nous pouvons nous défaire de quilles et de nageoires. Le sol, Evguéni : le sol ! C'est lui que l'on doit regarder pour voler. Plus nous descendrons et mieux nous volerons. Compresser l'air sous un ventre de fer : là est le secret. L'empêcher de fuir. Capturer le flux et boire ses humeurs. Sous nous le compacter. Le plaquer sur la terre. Il est si mouvant, si éparpillé. Alors l'absorber. L'apprivoiser, puis ne rien craindre par-dessus la steppe immense.
Ca secoue ça bouge ça fout le vertige ça va trop vite ça va trop fort ça va trop loin ça s'arrête jamais on est fasciné mais on reste atterré on comprend pas vraiment on regarde comme quelque chose d'extérieur la pensée on comprend pas comment ça marche mais on cherche des solutions pourtant parce qu'il faut parce qu'il faut de temps en temps trouver un ralentissement qui ne viendra jamais tout seul de temps en temps trouver autrement un apaisement l'ataraxie on rêve de ça c'est ça c'est de ça dont on rêve l'ataraxie c'est un mot c'est juste un mot qu'on a entendu une fois.
Mais les soldats ont détourné les yeux, car une voix sur la colline a fait soudain plus de bruit que la voix folle. C'était une voix affolée qui criait: "Non! Reviens! Reviens!" Et la voix courait après un petit garçon qui courait après un ballon qui courait le long de la colline vers les champs de bataille.
Dans un pays en guerre, les hommes combattent au front. Au milieu du champ de bataille, un enfant court après son ballon, ce qui fait taire les fusils et suspend les hostilités. Une histoire montrant comment l'enfance peut déjouer la guerre.
La danseuse affûtée, audacieux poignard, Dans le fourreau claquant de sa gangue hivernale, Parsème de beige ses ondes boréales : L'eau transperce les corps de son glacé regard. Même les coussinets du polaire renard, Sont transis par le gel de la banquise opale, Les âmes hibernent ou à grands pas détalent, Le pagailleux tardif se soumet au blizzard ! Un cristal transparent de quartz neigeux lacère, La goutte qui survit en vif éclat de verre, Sa rondeur fluide capte le malheureux, Qui dans ses méandres se débat puis s'abîme, Le soleil apaise ses alchimiques feux, Tissant dans ses gouttes un arc-en-ciel sublime.