Qatar, dominer par le sport. Géopolitique d'une ambition
Buzenet Alexandre ; El Bouanani Mourad ; Guégan Je
BREAL
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EAN :9782749554631
L'objectif de cet essai est de montrer, qu'au-delà de la Coupe du monde de football, le Qatar se sert du sport pour asseoir ses ambitions géopolitiques.La Coupe du monde 2022 est terminée. Elle a couronné deux vainqueurs : l'Argentine et le Qatar, pays organisateur. « Pygmée au punch de géant », « confetti qui s'imagine être un empire », « Start up Al Thani », les expressions ne manquent pas pour qualifier cet émirat qui inquiète autant qu'il intrigue. À la suite de Qatar 2022, l'occasion est belle de se pencher sur les ressorts de son soft power, l'une des conditions de son succès planétaire. Profitant de la manne énergétique du gaz naturel liquéfié, le Qatar a pourtant réussi son pari : il n'est plus l'émirat inconnu des années 1990. Il est devenu une marque. Et le sport s'est imposé comme son meilleur atout pour faire valoir ses intérêts, son indépendance et sa légitimité. Exister, séduire et gagner, voilà comment pourrait se résumer la stratégie gagnante qu'il déploie depuis plus de vingt ans en dépit de toutes les critiques. C'est cette folle histoire que nous allons vous raconter, celle d'un émirat autrefois méprisé et de son rapport géopolitique au sport.
A l'heure où les petits épargnants craignent que la crise financière ne fasse partir en fumée leurs économies, où les salariés et patrons guettent le "tsunami" de récession qui traverse la planète, tous écoutent et tentent d'analyser les discours des politiques et des économistes. Ce petit livre est une sorte de lexique. Un outil de traduction du discours économique, un décryptage amusant de sa rhétorique. Biographie de l'auteur Bernard Maris, professeur d'université en France et aux États-Unis, anime la page économie de Charlie-Hebdo, sous le nom d'Oncle Bernard. Chroniqueur sur France Inter et I-télé, il est également connu pour ses essais comme lettre ouverte aux gourous de l'économie qui nous prennent pour des imbéciles, La Bourse ou la vie ou les Antimanuels d'économie 1 et 2.
La Nakba, la "catastrophe" : tel est le nom que les Palestiniens donnent à la guerre de 1948, événement désastreux qui provoqua le départ de quelque 850 000 réfugiés palestiniens. Du côté israélien, 1948 fut une guerre d'indépendance victorieuse qui aboutit à la création de l'Etat d'Israël. Israël s'est construit autour de cet événement, politiquement et "symboliquement". Très tôt, l'historiographie israélienne s'est emparée de cette victoire pour en tirer des "mythes fondateurs", tels que "une terre sans peuple pour un peuple sans terre", "les Palestiniens ont fui les combats volontairement", ou encore "Israël a accepté la partition de l'ONU en 1947 alors que les Arabes l'ont refusée"... Tous ces récits mythiques sont ici revisités et, souvent, mis à mal. Depuis quelques années déjà, se développe en effet en Israël une nouvelle historiographie qui remet en cause la version officielle israélienne des faits, et notamment le problème des réfugiés palestiniens. Eugene L. Rogan et Avi Shlaim, deux éminents historiens du Moyen-Orient contemporain, ont rassemblé les contributions des meilleurs "nouveaux historiens" israéliens et universitaires arabes et occidentaux, pour offrir un regard totalement neuf sur la guerre de 1948, afin d'en comprendre les enjeux historiques et contemporains. Avec Fawaz A. Gerges, Rashid Khalidi, Joshua Landis, Benny Morris, Laila Parsons, Charles Tripp.
Depuis la résolution des Nations unies sur le partage de la Palestine et la proclamation de la création d'un Etat juif par David Ben Gourion en 1948, le Proche-Orient n'a jamais trouvé la paix. Pourtant, au début des années 1990, la main tendue de Yasser Arafat, qui reconnaît, de fait, l'existence de l'État d'Israël, et la réponse d'Itzhak Rabin laissent entrevoir la possibilité d'un accord de paix. L'espoir est de courte durée: le discours de paix de Rabin sera son dernier, et l'Autorité palestinienne représentée par Arafat sera affaiblie par les luttes internes et les pressions politico-militaires israéliennes.
Comment un État né comme refuge au lendemain de la Shoah peut-il exercer un régime d'oppression ? Comment le sionisme a-t-il pu évoluer d'un mouvement de libération et d'auto?détermination vers une idéologie ethno-nationaliste ? Par quels renversements tragiques de l'histoire a-t-on pu en arriver là ? Omer Bartov répond à ces questions vertigineuses en mêlant son analyse politique à un récit plus intime. Il raconte l'histoire des violences extrêmes à l'encontre des Palestiniens, décrypte la persistance de l'antisémitisme et la stigmatisation des critiques d'Israël. Écrit avec la douleur vive du présent, ce livre esquisse surtout un scénario pour l'avenir, rappelant que seule une pression internationale massive peut enrayer la plongée de l'État hébreu dans l'abîme. Omer Bartov est un historien israélo-américain, spécialiste de la Shoah. Il est professeur d'histoire européenne à l'université de Brown (États-Unis). Il est l'auteur d'Anatomie d'un génocide. Vie et mort dans une ville nommée Buczacz (Plein Jour, 2021 ; Champs, 2024), et L'Armée d'Hitler. La Wehrmacht, les nazis et la guerre (Les Belles lettres, 2024). Traduit de l'anglais par Lise Vermont
5 juin 1967-4 juin 1982 est une étape décisive de la question de Palestine, le moment où le conflit israélo-arabe connaît son apogée pour ensuite tendre à se transformer en conflit israélo-palestinien. L'occupation par Israël de la totalité de la Palestine mandataire remet en avant la dimension première du conflit, l'opposition des deux peuples. La révolution palestinienne contrecarre les projets des États arabes au risque d'une confrontation armée. La guerre de 1973 restaure l'honneur des États arabes et ouvre un processus de paix bien ambigu tandis que le Liban bascule dans une guerre civile qui attire à elle Israéliens et Palestiniens. Ce tome IV de la question de Palestine restaure le caractère unique de chacune des séquences historiques de cette période tumultueuse, les rendant pour la première fois intelligibles. C'est la première synthèse de ce genre issue d'un enseignement de plusieurs années au Collège de France. La description des événements permet de comprendre les mécanismes politiques du Moyen-Orient contemporain et l'évolution des sociétés, ainsi que les règles qui régissent les relations internationales dans cette région du monde.