Mai 68. Sous les pavés, le gauchisme. En à peine quelques semaines, ce courant politique devient le porte-parole de la jeunesse et partant de toute une génération. Sous cette bannière se rassemblent les mouvances anarchiste, maoïste et trotskyste, divisées en de multiples groupes qui émergent à la fin des années 1960 (Gauche prolétarienne, Ligue communiste, ORA, OCI, PCMLF...). Mais derrière ce gauchisme politique se déploie aussi tout un gauchisme culturel, avide de secouer le vieux monde et de changer la vie. Que reste-t-il aujourd'hui dans notre société de cette force politique et de ces aspirations libertaires ? Dans cette synthèse historique totalement inédite, Philippe Buton répond à cette question et à bien d'autres avec une grande clarté. Retraçant l'aventure du gauchisme, il montre que ce mouvement a certes été uni, notamment autour d'une croyance en une révolution proche et radicale, mais aussi profondément divisé par une multitude de querelles. Il expose également qu'après le " printemps rouge et noir ", ce courant est brusquement devenu une réalité tangible que des acteurs traditionnels - la police, l'armée et la gauche parlementaire particulièrement - ont eu bien du mal à prendre en compte. Enfin, il établit que les gauchistes ont été à la pointe de nombreux combats sociaux qui nous animent encore aujourd'hui, notamment la défense des droits des femmes et l'émergence de la conscience écologique. En revenant sur les évolutions politiques du mouvement gauchiste mais aussi sur ses conséquences culturelles et sociales, Philippe Buton dépeint avec brio la France d'une jeunesse bouillante et militante qui, pendant près de dix ans, a cru en l'avènement d'un monde nouveau.
Nombre de pages
560
Date de parution
12/05/2021
Poids
748g
Largeur
156mm
Plus d'informations
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EAN
9782262032593
Titre
Histoire du gauchisme. L'héritage de Mai 68
Auteur
Buton Philippe
Editeur
PERRIN
Largeur
156
Poids
748
Date de parution
20210512
Nombre de pages
560,00 €
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Entre 1943 et 1947, loin d'avoir renoncé à toute perspective révolutionnaire, le Parti communiste français élabore une stratégie pour prendre le pouvoir. Ou, plus exactement, des stratégies qui, dans un premier temps, s'appuient sur une Résistance qu'il tente, en général avec succès, de contrôler et, dans un second temps, s'apparentent étroitement à la politique suivie dans les pays de l'Europe en voie de soviétisation. Ces stratégies complexes, souvent sinueuses, suscitent nombre d'incompréhensions au sein de la population ouvrière. C'est ainsi que le PCF rencontre de sérieuses difficultés pour se développer à la Libération. Grâce à de multiples archives récemment ouvertes - dont celles conservées à Moscou -l'auteur s'efforce de reconstituer les liens étroits qui unissent le PCF à l'URSS, de déterminer la logique qui guide l'action du PCF pendant cette période, avant d'analyser les raisons de ses échecs successifs.
La première guerre mondiale fut un combat inextricablement national et politique, et la victoire de 1918 fut également perçue comme le triomphe définitif de la liberté et de la démocratie contre l'agression et l'autoritarisme. Mais d'autres postulants, dynamiques et conquérants, à l'alternative politique de la démocratie libérale se lèvent immédiatement : le communisme et le fascisme. Sept décennies plus tard, avec la mort de la dernière alternative planétaire au modèle démocratique, le triomphe apparent s'est transformé en victoire réelle, du moins à moyen terme. Ce combat, finalement gagné, fut tout sauf évident, et il suscita de multiples réflexions, débats et controverses, à la fois dans sa dimension externe (contre les totalitarismes et leurs zélateurs) et à l'intérieur de sa sphère d'existence : désamorcer les attaques portées contre la démocratie en approfondissant celle-ci, en passant d'une démocratie de représentation à une démocratie d'intégration. Le but de cet ouvrage est de retracer l'histoire intellectuelle mouvementée de l'idée démocratique en analysant les prises de position des défenseurs (anciens et récents) et des procureurs (de gauche ou de droite) de la démocratie, sans omettre l'examen des réponses apportées aux questions inédites soulevées par l'évolution de la société du XXe siècle : l'égalité des hommes et des femmes, l'extension de la démocratie sociale, l'efficacité de l'État démocratique, etc. L'originalité de ce livre est d'avoir voulu rendre concrète cette histoire des idées, grâce à la reproduction de nombreuses sources révélatrices de cette aventure intellectuelle.
Jusqu'au milieu des années 1970, une légende dorée a magnifié la libération de la France, apogée de la Résistance héroïque d'un peuple unifié derrière le général de Gaulle pour les uns, derrière le Parti communiste pour les autres. Puis, au cliché de l'"union sacrée" succède celui de la "guerre civile". A l'origine de ces perceptions contradictoires, deux France que tout oppose en 1944. D'un côté, celle qui a connu les maquis, les massacres, les cours martiales, et qui est persuadée de s'être libérée seule. De l'autre, celle pour qui la mort provenait du ciel, la liberté s'incarnant avant tout dans la figure des GI's. Cette double France, dont le tissu social s'est déjà déchiré avant-guerre, semble alors irréconciliable après l'Occupation. Grâce aux mythes complémentaires de l'insurrection nationale et de la "poignée de traîtres", la Libération représente une tentative de résoudre une double crise identitaire - la défaite, la mort de la démocratie -, en partie par des faux-semblants : l'identification à la Résistance et la vision de la souffrance endurée et de la dignité conservée. Période complexe, pendant laquelle se sont fixés nombre des traits qui conditionnent encore notre histoire.
Buton Philippe ; Buttner Olivier ; Hastings Michel
Est-il concevable qu'une période historique longue de quarante ans, qui vit s'instaurer un système bipolaire au niveau mondial, entraînant la planète dans une grille de lecture du monde manichéenne, n'ait trouvé aucun écho dans les communes et les départements franc ? ais ? Peut-on au contraire imaginer découvrir quelques traces de ce conflit géopolitique dans les comportements politiques et les pratiques culturelles qui se sont déployés aux échelons infranationaux ? Ce sont ces deux questions, faussement nai ? ves, auxquelles cet ouvrage se propose de répondre. Adossée au réseau des correspondants de l'Institut d'Histoire du Temps Présent (CNRS), pluridisciplinaire dans ses approches, l'enquête collective est portée par une double ambition : retrouver de la Guerre froide ailleurs que là où elle est communément située et interprétée, repérer une autre Guerre froide que celle élaborée par les seuls acteurs des relations internationales. Vue d'en bas, quelle Guerre froide rencontre-t-on ? Est-elle au moins encore guerrière ?
Une histoire du pouvoir à travers ses plus illustres cérémonies. " Cette cérémonie toujours la même et pourtant si diverse par l'histoire, les temps, les idées, les moeurs, les usages et les coutumes ". (Chateaubriand) En 2023, plus de deux milliards de personnes ont assisté en direct au sacre de Charles III dans l'abbaye de Westminster, ce rituel venu du fond des âges et continuant de passionner les foules du monde entier. Depuis des siècles, de nombreux ouvrages se sont interrogés sur ces cérémonies majeures où un nouveau monarque reçoit l'onction de l'huile sainte en même temps que la couronne. Le sacre des rois de France à Reims compte parmi les plus célèbres, Marc Bloch ayant notamment montré comment la tradition capétienne avait inspiré par la suite les monarques anglais. Cet ouvrage collectif poursuit précisément la même ambition, et vise à étudier les sacres européens comme une tradition politique, en revenant sur des cérémonies marquantes, des usages disparus ou au contraire toujours vivaces. En dix-sept chapitres enlevés sont ainsi évoqués les sacres des rois de France au Moyen Age et à la Renaissance, ceux des empereurs carolingiens et ottoniens, des rois de Suède, des empereurs romains germaniques, des tsars de Russie et bien entendu des rois d'Angleterre. De manière plus ciblée, l'ouvrage revient sur des cas particuliers, comme Charles VII, Henri IV, Marie de Médicis, Louis XIV, Napoléon et Charles X, avant d'évoquer l'invention de rites de substitution qui forment la mémoire posthume des sacres. A travers ce lien puissant entre le politique et le sacré, l'ouvrage souligne ainsi de manière frappante le besoin de ritualisation inhérent à tout pouvoir, car il est au fondement même de la perpétuelle quête de légitimité des dirigeants. Sous la plume experte d'un collectif d'auteurs associant figures montantes de l'histoire et personnalités reconnues (Jean-Christian Petitfils, Philip Mansel, Maxence Hermant, Gérard Sabatier, Nicolas Dujin, Thierry Lentz), ce Grand livre des sacres offrira la première synthèse accessible au grand public, prenant en compte les avancées les plus récentes de la recherche tout en s'appuyant sur un corpus considérable de témoignages et d'archives inédites.