
L'autre journal. Une anthologie (1984-1992)
Un journal pour converser avec ses lecteurs.Dans le premier numéro, Michel Butel compare son projet de journal à une « conversation courante ». Il promet qu?il y aura « des hésitations, des reprises, des silences, des chutes, des scories, des illustrations, des envolées, des interruptions. » L?Autre Journal est un pied de nez à l?air du temps, il « dément la proposition alors générale de l?apocalypse imminente et du désespoir ». Un formidable fourbis. L?Autre Journal n?avait pas d?égal pour créer des rubriques improbables, surprenantes, décalées. Certaines devenaient des rendez-vous réguliers, d?autres allaient et venaient avec leurs lots de surprises. Dans cette mosaïque se côtoyaient avec plus ou moins de régularité: portfolios, chroniques, conversations, ateliers, reportages, choses vues, horoscopes, almanachs, débats, destins, passions, déjà-vus, inédits
| Nombre de pages | 400 |
|---|---|
| Date de parution | 15/03/2012 |
| Poids | 1 410g |
| Largeur | 200mm |
| EAN | 9782352041900 |
|---|---|
| Titre | L'autre journal. Une anthologie (1984-1992) |
| Auteur | Butel Michel |
| Editeur | ARENES |
| Largeur | 200 |
| Poids | 1410 |
| Date de parution | 20120315 |
| Nombre de pages | 400,00 € |
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L'Autre Livre
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", au sens où il puise dans son désespoir les ressources pour lui échapper. Ainsi notait-il, dans le volume hétéroclite L'autre livre paru en 1997 qui donne son nom à cette édition complète de ses écrits ? : "? Peut-être que tout ce qui précède la mort est une affaire de lignes, d'angles, d'inclinaisons. Peut-être la vie n'est-elle qu'une géométrie variable, les sensations seulement des positions, les sentiments des directions. Et de ce lieu où nous nous attardions, de cette vie où nous fûmes si perplexes, il ne resterait que la diagonale du désespoir. ? " Autrement dit, écrire est une manière de "? se maintenir en un état de gai désespoir ? ", comme il le dit encore, en citant son amie Marguerite Duras. La littérature, pour Michel Butel, est un consentement aux diagonales, aux flux transgressant perpétuellement les identités, aux innombrables "? lignes de fuite ? " qui nous traversent, comme les nommait son compagnon de pensée Gilles Deleuze. 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Ces récits tiennent à la fois du roman policier, du conte philosophique, du témoignage historique. L'Autre Amour, prix Médicis en 1977, raconte une double histoire d'amour en fuite ? : entre Enneke, actrice de théâtre au destin tumultueux, et Van, gauchiste désabusé recherché par la police ? ; plus tard entre la même Enneke et Guillaume, survivant du cauchemar nazi, tous deux pressentant avoir attendu "? quelque chose comme cela depuis les années d'enfance ? ". La Figurante, parue en 1979, en est la suite ? : Helle, devenue figurante de cinéma après une enfance à fuir les persécuteurs nazis, croise sur son chemin Enneke, mais aussi l'analyste Annehilde, le peintre Simon, et enfin Haas, désespéré et révolté, selon qui "? il nous faut mener à la fois la vie et la mort ? ". Quant au récit L'Enfant, paru en 2004, il se démarque de ces tentatives romanesques, par sa brièveté envoûtante, qui est celle d'une fable ? : dans une chambre d'hôpital, un homme recueille les paroles prophétiques d'un enfant gravement malade ? ; l'enfant n'a pas de nom, il est seulement "? celui qui transmet un message mais il ignore lequel, il ne sait pas qui le lui a confié, il ne sait plus à qui le remettre ? ". L'écrivain lui-même est comme cet enfant, qui toujours "? pense à autre chose ? ". Un dernier récit, dont l'écriture fut dictée par la secousse des attentats du 11 septembre à New York, était resté à l'état de manuscrit ? ; L'Autre Histoire est publiée ici pour la première fois. Deux inconnus l'un pour l'autre, Matthias Manzon, écrivain, et Lena Zhayan, analyste, vivent une aventure brève et passionnée, alors que le monde entier et toutes les dimensions de l'existence sont ébranlés par l'effondrement des tours jumelles. 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