Qui a bien pu nous faire croire que seuls les hommes méritent qu'on leur tire le portrait et en quoi pouvons-nous imaginer un instant qu'il n'existe pas de différences considérables entre un pinson et un autre pinson, qu'il enaille de sa tête, ses yeux, son corps ou ses membres aussi bien que de son attitude ou des amours qu'il connaît dansson existence de pinson? Jean-Luc Mylayne est un portraitiste! Avec infiniment de précautions, de respect et d'estime, Jean-Luc Mylayne capte des moments fugaces qu'il nous offre en présent. Il est le portraitiste de cette présence sourde du monde que nous entendons confusément siffler, chanter, piailler, qui nous entoure de toutes parts et qui parfois nous enchante, mais que nous ne voyons pas ou que nous regardons si peu. Vouloir réduire le propos des photographies de Jean-Luc Mylayne aux oiseaux est aussi sot que de prétendre que Jean-Baptiste Siméon Chardin s'en est tenu, sa vie durant, à peindre des natures mortes ou des servantes quand, luiaussi, nous racontait le monde dans sa douce et tendre intimité. (Laurent Busine)
Nombre de pages
100
Date de parution
19/10/2004
Poids
250g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782873172510
Titre
Les oies sauvages riaient et Dieu s'endormit tôt
ISBN
2873172517
Auteur
Busine Laurent ; Mylayne Jean-Luc
Editeur
LETTRE VOLEE
Largeur
170
Poids
250
Date de parution
20041019
Nombre de pages
100,00 €
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La tradition de l'image du combat de saint Georges et du dragon et la connaissance historique que nous en avons offre le singulier privilège d'être un puissant moteur à l'imaginaire. Sous quelles formes la dynamique du combat peut-elle se présenter aux yeux de nos contemporains ? La ville de Mons a souhaité passer commande à cinq artistes européens d'une ?uvre représentant le mythe de saint Georges et du dragon. Ces ?uvres ont pris place dans des lieux prestigieux du patrimoine de la ville de Mons comme l'Hôtel de ville et la collégiale Sainte-Waudru et entrent ainsi dans une chaîne iconographique des plus riches.Textes de Laurent Busine, Georges Didi-Huberman, Jacques Lacarrière. ?uvres de Balthasar Burkhard (Suisse), Patrick Corillon (Belgique), Gérard Garouste (France), Giuseppe Penone (Italie) et Jose Maria Sicilia (Espagne).
Véritable livre d'artistes et d'amitié pensé et mûri pendant près de dix-huit ans, cet ouvrage associe dans une mise en page remarquable et immédiatement reconnaissable les univers deux grands artistes contemporains sensibles à l'espace à la communication. comme ledit justement Laurent Busine, historien de l'art et ancien directeur du Mac's (Grand hornu) : "Que puis-je ajouter qui ne soit vain quand je sillonne page après page les traces de votre généreux partage et le bonheur à faire glisser les vagues de sable du désert vers lebleu de la mer, à entraîner une ville compacte dans une seule maison, à guider as vers une étoile, à ouvrir un portique à la couleur du ciel rouge, à faire se rencontrer d'impossibles perspectives, à conduire des ponts, des routes, des rails, au loin. et tant d'autres choses que je ne saurais dire". né en 1944 à Berne où il décède en 2010, Balthasar Burkhard a travaillé pour la Kunsthalle de Berne et son charismatique directeur, harald szeemann durant près de dix ans, captant et documentant la révolution artistique en cours. architecte de formation et auteur de livres d'artistes, Peter Downsbrough est né à new Brunswick dans le new Jersey. il vit et travaille à Bruxelles. Depuis ses débuts en 1969, de très nombreuses expositions lui sont consacrées tant en europe qu'aux Etats-unis et il édite de nombreux livres d'artistes.
Comment occupons-nous nos espaces de vie, comment occupons-nous notre temps, que faisons-nous de nos corps ? Liées par l'amitié, et un intérêt partagé pour les utopies féministes, Sally Bonn, Lise Lerichomme et Julia Ramirez-Blanco ont imaginé ensemble à partir de ces questions une exposition, un symposium, un workshop et cet ouvrage collectif. 'Le Foyer de la révolte' s'appuie sur l'imaginaire utopique et féministe lié à nos conditions de travail domestique, de vie "privée" et d'expérimentations sociales. Dans les années 1980, l'historienne de l'architecture Dolores Hayden avait réfléchi à certaines de ces questions dans son ouvrage novateur 'The Grand Domestic Revolution'. Reprenant cette impulsion et l'actualisant, les artistes, chercheur·euses et auteur·ices du 'Foyer de la révolte' inventent des pistes et des formes dessinant des présences possibles et des futurs désirables. Depuis les pensées radicales du XIXe siècle jusqu'aux interrogations contemporaines sur nos manières de vivre, des nourriceries du Familistère de Guise aux squats anarcho-féministes berlinois, des bidonvilles de Nanterre aux habitats collectifs des ZAD contemporaines, nous suivons une ligne sinueuse mais décisive parmi des manières d'être et de faire monde. Par touches successives, les modèles familiaux y sont recomposés, le rapport au travail éclaté, la pensée de l'espace ouverte. L'enjeu de cet ouvrage est de faire apparaître la création artistique dans sa dimension engagée et d'entretenir le feu de ces révoltes. Sous la direction de Sally Bonn, chercheuses en esthétique, Lise Lerichomme, chercheuses en arts plastiques, et Julia Ramirez-Blanco, chercheuses en histoire de l'art, avec les contributions d'Anne Creissels, Keren Detton, Marcelo Expósito, Anaïs Feyeux, Edith Gaillard, Jacopo Galimberti, Anne-Valérie Gasc, Noémie Goddard, Monique Hervo, Clovis Maillet & Louise Hervé, Alex Martinis Roe, Morgane Merteuil, Cynthia Montier, Daniela Ortiz, Frederic Panni, Juan Pro, Ghislaine Vappereau.
Ce livre porte sur la façon dont les artistes contemporains tentent d'ajuster leurs moyens de représentation à la situation migratoire actuelle. En analysant ces jeux d'échelle, cet essai vise aussi à appréhender les migrations contemporaines à travers le prisme de leurs représentations artistiques. C'est à éclairer cette dimension que s'attache cet essai, qui se penche en ce sens sur quelques-uns des motifs caractéristiques des imaginaires migratoires de ce début de XXIe siècle que sont le refuge, le mur et le bateau, tels que les artistes d'aujourd'hui tentent d'en restituer les différentes dimensions. En entretissant histoire de l'art et études migratoires, cet ouvrage constitue l'une des premières théories critiques publiées en français sur les relations entre arts et migrations contemporaines. Paul Bernard-Nouraud est historien, théoricien et critique d'art. Docteur en esthétique de l'EHESS, il est également diplômé de l'Institut d'Etudes Politiques de Bordeaux, de l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne et de l'Université libre de Bruxelles. Il a également été postdoctorant au sein du Madrid Institute for Advanced Study de Madrid, en résidence à la Casa de Velázquez. Outre ses contributions universitaires dans différentes revues, il est notamment l'auteur d'"Une histoire de l'art d'après Auschwitz" en trois volumes parus à L'Atelier contemporain. Il intervient régulièrement pour le Palais de la Porte dorée en tant que référent scientifique pour la médiation.