Qui a bien pu nous faire croire que seuls les hommes méritent qu'on leur tire le portrait et en quoi pouvons-nous imaginer un instant qu'il n'existe pas de différences considérables entre un pinson et un autre pinson, qu'il enaille de sa tête, ses yeux, son corps ou ses membres aussi bien que de son attitude ou des amours qu'il connaît dansson existence de pinson? Jean-Luc Mylayne est un portraitiste! Avec infiniment de précautions, de respect et d'estime, Jean-Luc Mylayne capte des moments fugaces qu'il nous offre en présent. Il est le portraitiste de cette présence sourde du monde que nous entendons confusément siffler, chanter, piailler, qui nous entoure de toutes parts et qui parfois nous enchante, mais que nous ne voyons pas ou que nous regardons si peu. Vouloir réduire le propos des photographies de Jean-Luc Mylayne aux oiseaux est aussi sot que de prétendre que Jean-Baptiste Siméon Chardin s'en est tenu, sa vie durant, à peindre des natures mortes ou des servantes quand, luiaussi, nous racontait le monde dans sa douce et tendre intimité. (Laurent Busine)
Nombre de pages
100
Date de parution
19/10/2004
Poids
250g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782873172510
Titre
Les oies sauvages riaient et Dieu s'endormit tôt
ISBN
2873172517
Auteur
Busine Laurent ; Mylayne Jean-Luc
Editeur
LETTRE VOLEE
Largeur
170
Poids
250
Date de parution
20041019
Nombre de pages
100,00 €
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Résumé : Véritable livre d'artistes et d'amitié pensé et mûri pendant près de dix-huit ans, cet ouvrage associe dans une mise en page remarquable et immédiatement reconnaissable les univers deux grands artistes contemporains sensibles à l'espace à la communication. comme ledit justement Laurent Busine, historien de l'art et ancien directeur du Mac's (Grand hornu) : "Que puis-je ajouter qui ne soit vain quand je sillonne page après page les traces de votre généreux partage et le bonheur à faire glisser les vagues de sable du désert vers lebleu de la mer, à entraîner une ville compacte dans une seule maison, à guider as vers une étoile, à ouvrir un portique à la couleur du ciel rouge, à faire se rencontrer d'impossibles perspectives, à conduire des ponts, des routes, des rails, au loin. et tant d'autres choses que je ne saurais dire". né en 1944 à Berne où il décède en 2010, Balthasar Burkhard a travaillé pour la Kunsthalle de Berne et son charismatique directeur, harald szeemann durant près de dix ans, captant et documentant la révolution artistique en cours. architecte de formation et auteur de livres d'artistes, Peter Downsbrough est né à new Brunswick dans le new Jersey. il vit et travaille à Bruxelles. Depuis ses débuts en 1969, de très nombreuses expositions lui sont consacrées tant en europe qu'aux Etats-unis et il édite de nombreux livres d'artistes.
Busine Laurent ; Buchloh Benjamin ; Lancioni Danie
Le livre s'ouvre sur une mise en perspective historique de l'oeuvre de Penone par le critique d'art américain Benjamin Buchloh. Ensuite, à travers sept thématiques pensées et décrites par l'auteur belge Laurent Busine, on découvre le fil d'une oeuvre dense et complexe. Le souffle, le regard, la peau, le coeur, le sang, la mémoire, la parole sont autant de pierres de touche pour la découverte de "l'objet de la sculpture". Quant à l'auteur et critique d'art français Didier Semin, il déploie à partir de L'Arbre voyelle - sculpture réalisée en 1999 pour le jardin des Tuileries à Paris - l'histoire et la magie poétique de toute l'oeuvre de Penone. Depuis les premiers travaux jusqu'aux pièces récentes, en s'attardant aussi bien sur les sculptures, les dessins, les photographies que sur les écrits encore rarement publiés, la monographie révèle, au fil des pages, une oeuvre unique dans l'histoire de l'art moderne et contemporain. Giuseppe Penone, né à Garessio en 1947, est un artiste majeur de la scène artistique internationale. Il est associé au mouvement de l'Arte povera, fondé par le critique d'art Germano Celant à la fin des années 1960. L'oeuvre de Penone se caractérise à la fois par la beauté de ses formes et de ses matériaux et par la vitalité d'une interrogation sur l'homme et la nature. Elle se confronte aux questions qui la dépassent, comme celles du temps, de l'être, du devenir et de la mémoire. Mettant l'accent autant sur le processus créateur que sur l'oeuvre elle-même, l'artiste s'identifie au fleuve, au souffle, à ce qui par essence est mouvement et vie. Il révèle le rythme incessant au coeur du cycle naturel qui, avec le temps, altère les êtres et les choses.
Ce livre de photographie consacré aux nus du photographe belge Michel Hanique réunit ses prises de vue qui suivent un protocole immuable, à savoir le choix du lieu et de la pose par ses modèles qui s'exposent librement et délibérément à son objectif pour révéler et offrir au regard quelque chose de leur désir, de leur plaisir - ce que le photographe exprime par ces mots qu'il voulait placer en exergue du livre : "Je ne te prendrai pas en photo... " .
En prise à l?étendue ce qui bat le jour, après l?horizon se déplacent têtes et ciel tel le passeur, la main changée las, ce qui submerge guide l?ombre, celui qui pénètre la surface.
Catherine Grout, docteur en histoire de l?art et en esthétique, est professeur d?esthétique et chercheur au LACTH, ENSAP de Lille, commissaire indépendante de manifestations et de projets en milieu urbain (Enghien-les-Bains, Osaka, Tokyo, Chu-wei à Taiwan, Bolzano, Strasbourg), lauréate de la Villa Kujoyama (1994-1995), membre du réseau Japarchi (Asie-Imasie, CNRS, Institut des mondes asiatiques). Elle a publié Le Tramway de Strasbourg (Le Regard, 1995); Pour une réalité publique de l?art (L?Harmattan, 2000) et L?Émotion du paysage (La Lettre volée, 2004).
Neveu de Kandinsky, c'est à la demande de celui-ci que Kojève rédige cet essai en 1936. Il y propose non seulement une interprétation de la peinture de Kandinsky mais inverse les termes de peinture concrète et abstraite. «Les tableaux de Kandinsky ne sont pas des peintures d'objets, mais des objets peints : ce sont des objets au même titre que l'arbre, la montagne, les chaises, les Etats... sont des «objets» ; seulement, ce sont des objets picturaux, des peintures «objectives»».