Penser la politique. Enjeux et défis contemporains
Busekist Astrid von
SCIENCES PO
28,50 €
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EAN :9782724611809
Arbitrer les différends, caractérisés par la difficile conjugaison des contraires - morale et politique, - égalité et différence, vérité et relativité - oblige à considérer le conflit des valeurs et la pluralité des opinions. Apprécier ce qu'il est juste de tolérer ou d'exiger selon les contextes requiert un dialogue entre la compréhension formelle des phénomènes politiques et la manière dont ils sont interprétés, mis en oeuvre, traduits, contestés par les citoyens. Admettre qu'il n'y a pas de vérité en politique, et pas davantage de consensus sur la manière de la comprendre, demande une attention soutenue aux exigences d'égalité, de liberté et de justice. L'auteur propose de guider la délibération sur un certain nombre d'enjeux publics contemporains, par la maîtrise des outils ou des approches théoriques, et de se repérer dans un univers qui repose, aussi, sur la tradition cachée. Nombre d'idées nous paraissant innovantes ou même révolutionnaires ont été élaborées par les penseurs de jadis, avec d'autres mots, sous une autre forme. Mais comment ? Que retenons-nous des Anciens, des penseurs chrétiens ? Que devons-nous aux premiers sociologues des institutions politiques, aux philosophes de l'État ? Comment passe-t-on de l'État-nation à un ensemble cosmopolitique, de la guerre à la paix ? Quelle conception de la justice permet de penser de justes inégalités, une redistribution équitable, la reconnaissance des individus ? Comment enfin juger de l'avenir de la démocratie ? Le projet d'égalité équitable esquissé dans ce livre s'inscrit dans les grands débats politiques actuels, accompagné par les philosophes qui s'engagent volontiers en politique.
Nombre de pages
445
Date de parution
09/11/2010
Poids
857g
Largeur
172mm
Plus d'informations
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EAN
9782724611809
Titre
Penser la politique. Enjeux et défis contemporains
Auteur
Busekist Astrid von
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
172
Poids
857
Date de parution
20101109
Nombre de pages
445,00 €
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Patrie de l'Europe et du surréalisme, la Belgique ne cesse d'étonner. Cette monarchie démocratique et multilingue est souvent mal comprise, même de ceux qui lui sont le plus proches. Singulière, la Belgique est riche d'une architecture constitutionnelle équilibrée, de politiques sociales et d'immigration souples et efficaces, d'un engagement européen fort et d'une politique étrangère résolument multilatérale. L'art du compromis qu'elle cultive depuis ses origines a permis de conjurer la crise récente: 540 jours sans gouvernement ne l'ont pas fait disparaître, et les Cassandre qui voulaient hâter sa fin ont dû s'incliner devant l'ingéniosité du roi et des acteurs politiques des différentes communautés. Certes, le plat pays demeure divisé, politiquement, culturellement, linguistiquement. Mais les spécialistes réunis dans cet ouvrage de synthèse refusent de céder au pessimisme quant à son avenir. Décryptant la fédération autour de quatre grands axes - politique, institutionnel, social et culturel -, ils brossent un tableau complet et nuancé de ses communautés, de ses régions et de sa capitale, Bruxelles.
Résumé : Les frontières séparent, dit-on, les territoires, les espaces, les individus et les communautés. Elles sont tantôt solides comme un mur, tantôt légères comme un fil. Matérielles ou symboliques, durables ou éphémères, profanes ou sacrées, les frontières partagent. Mais, comme la porte, la frontière est aussi ce que deux entités ont en partage ; comme le seuil, la frontière entrelace les espaces. L'eruv est cette frontière discrète, ce mur symbolique fait de portes, cette séparation presque immatérielle qui privatise une portion de la voie publique pour permettre aux Juifs rabbiniques de respecter les interdits du shabbat à l'extérieur du domicile. Réfléchir à l'eruv - ce mur fait de fils tendus sur la ville -, c'est interroger notre lecture d'un espace commun aux significations multiples, c'est questionner notre conception de la bonne distance entre la religion et le politique, c'est évaluer la tolérance des sociétés démocratiques à la différence. Sans que les frontières ne deviennent des clôtures et sans que les portes ne se transforment en murs.
Résumé : Invité à donner une conférence en Ukraine dans la ville de Lviv, autrefois Lemberg, Philippe Sands découvre une série de coïncidences historiques qui le conduiront des secrets de sa famille à l'histoire universelle. C'est à Lemberg que Leon Buchholz, son grand-père, passe son enfance avant de fuir, échappant ainsi à l'Holocauste qui décima sa famille ; c'est là que Hersch Lauterpacht et Raphael Lemkin, deux juristes juifs qui jouèrent un rôle déterminant lors du procès de Nuremberg et auxquels nous devons les concepts de "crime contre l'humanité" et de "génocide" , étudient le droit dans l'entre-deux-guerres. C'est là enfin que Hans Frank, haut dignitaire nazi, annonce, en 1942, alors qu'il est Gouverneur général de Pologne, la mise en place de la "Solution finale" qui condamna à la mort des millions de Juifs. Parmi eux, les familles Lauterpacht, Lemkin et Buchholz. Dans cet extraordinaire témoignage, qui transcende les genres, s'entrecroisent une enquête palpitante et une réflexion profonde sur le pouvoir de la mémoire. Traduit de l'anglais par Astrid von Busekist.
Les assemblées tirées au sort se sont multipliées à travers le monde à partir des années 2000, dans un contexte de défiance envers les acteurs traditionnels du champ politique. Ces dispositifs sont souvent défendus au nom de leur caractère participatif ou délibératif, voire de l'impartialité ou de la représentativité qu'ils garantiraient. Ils sont parfois aussi dits favoriser l'émergence d'un consensus que les clivages partisans ou les conflits d'intérêt empêchent d'ordinaire. Les assemblées tirées au sort donnent pourtant lieu à des formes de conflits inédites, et se font l'écho d'oppositions profondes, comme l'a montré notamment la Convention citoyenne pour le climat en France (2019-2021). C'est à cette nouvelle "politique du tirage au sort" qu'est consacré ce dossier, au croisement de la théorie politique normative et des sciences sociales.
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Néoréaction, régression démocratique, illibéralisme, autoritarisme, populisme, néofascisme, cyberlibertarianisme, antimodernisme : cet écheveau de concepts rendant compte de certaines des évolutions profondes de nos sociétés et de nos systèmes politiques contemporains a de quoi désorienter. Régulièrement, pourtant, l'actualité invite à les utiliser pour désigner des discours, des pratiques institutionnelles, des projets politiques ou des idéologies, qu'il s'agisse, de façon neutre, de les décrire ou, de façon plus engagée, de s'en inquiéter et de les dénoncer. C'est là tout l'intérêt intellectuel et l'utilité civique de ce volume : clarifier ces concepts tout en mettant en lumière les liens entre deux ensembles de phénomènes qui méritent d'être appréhendés de concert. Ainsi s'impose aujourd'hui la nécessité de scruter en détail les fondements intellectuels des tendances autoritaires, afin de mieux en comprendre les manifestations politiques et institutionnelles.
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Atlas, dans la mythologie, représente un géant capable de tenir la Terre sur ses épaules sans en être écrasé. Mais quand Gérard Mercator publie en 1538 ce qu'il décide d'appeler un Atlas, le rapport des forces s'est complètement inversé : un "Atlas" est un ensemble de planches, imprimées sur du papier, quelque chose que l'on feuillette et que le cartographe tient dans sa main ; ce n'est plus la Terre que l'on a sur le dos et qui nous écrase, mais la Terre que l'on domine, que l'on possède et que l'on maîtrise totalement. Près de cinq siècles après, voilà que la situation s'inverse à nouveau : paraît un "Atlas" qui permet aux lecteurs de comprendre pourquoi il est tout à fait vain de prétendre dominer, maîtriser, posséder la Terre, et que le seul résultat de cette idée folle, c'est de risquer de se trouver écrasé par Celle que personne ne peut porter sur ses épaules". Bruno Latour Changement climatique, érosion de la biodiversité, évolution démographique, urbanisation, pollution atmosphérique, détérioration des sols, catastrophes naturelles, accidents industriels, crises sanitaires, mobilisations sociales, sommets internationaux, transition climatique... Voici le premier atlas réunissant l'ensemble des données sur les transformations écologiques de notre temps.