Et les hippopotames ont bouilli vifs dans leurs piscines
Burroughs William ; Kerouac Jack ; Grauerholz Jame
GALLIMARD
17,90 €
Sur commande, 2 à 4 jours
EAN :9782070124558
Manhattan, été 1944. Autour de Will, la trentaine, serveurdans un bar, et de Mike, 19 ans, les deux narrateurs du roman,gravite toute une constellation d'amis sans le sou, qui errentdans la chaleur de la ville et font le va-et-vient incessant entreles appartements des uns et des autres, où s'improvisent dessoirées improbables. Parmi eux il y a surtout Phil, un gamin de17 ans à la beauté insolente, qui essaie désespérémentd?échapper aux assiduités de Ramsay Allen, dit Al, laquarantaine un peu pathétique, éperdument amoureux de luidepuis ses 13 ans. Partout où va Phil, Al le suit comme sonombre, jamais découragé par les refus du garçon. Pour luiéchapper, et par goût de l'aventure, Phil accepte la propositionde son ami Mike: s'embarquer, dès que possible, sur unnavire de la marine marchande. L'objectif est d'arriver enFrance, et de filer vers Paris, la ville des poètes et des artistesqui aura sûrement été libérée d'ici là. Mais le départ tantattendu est chaque jour reporté pour des retards et tracasseriesadministratives; et le roman suit la longue attente des deuxgarçons, leurs errances nocturnes toujours renouvelées, et latension qui monte avec Al, constamment pendu aux basquesde Phil. Alors qu'ils ont un jour enfin trouvé un bateau, ils ensont congédiés au dernier moment. Dépités, ils retrouvent laterre ferme, mais, au petit matin, Phil est introuvable. Ilraconte alors à Will puis à Mike que, la veille au soir, excédépar l'insistance d'Al, dans un accès de folie, il l'a tué d'uncoup de hachette, avant de jeter son corps au bas d'unimmeuble. Le roman se conclut sur la dernière beuverie deMike et de Phil, qui s'apprête à solliciter l'aide de son onclehaut placé, pour qu'il l'aide à échapper à la justice. Et leshippopotames ont bouilli vifs dans leurs piscines est le premierroman de William Burroughs et Jack Kerouac. Ecrit encollaboration, il se base sur l'histoire vraie d'un de leursjeunes amis qui, comme Phil, a tué son prétendant. Kerouac etBurroughs, dans la peau de leurs avatars Will Dennison etMike Ryko, semblent y peaufiner chacun leur style, leur ton,leurs thèmes de prédilection. Burroughs en figure paternelledésabusée, s'occupant de ces jeunes gens irresponsables touten s'adonnant à ses penchants pour la morphine, Kerouac enjeune homme épris d'aventure, au style faussement familier,en réalité très précis, très écrit. Le charme du roman tientsurtout à l'atmosphère légère et grave à la fois de ce NewYork de l?été 44, peuplé de marins, de soldats en transit, dejeunes gens désoeuvrés, où le temps est suspendu à la fin de laguerre. Dans ces personnages encore indéterminés, animés dudésir vague de faire quelque chose, s'embarquer dans uneaventure ou écrire un livre ? dans ce goût des beuveries et dela marginalité, on retrouve la matrice des oeuvres des deuxromanciers de la Beat Generation. Il s'agit d'un documentpassionnant, qui montre deux écrivains en devenir et évoqueun entre-deux qui est à la fois la fin d'un monde et le débutd'un autre.
Ce livre, longtemps interdit, est devenu légendaire. Le festin nu est une descente aux enfers de la drogue - morphine, héroïne, cocaïne, opium... Sujétion, délivrance et rechute, tel est le cycle qui constitue l'un des problèmes du monde moderne. Suite d'épisodes enchevêtrés et disparates où se mêlent hallucinations et métamorphoses, clowneries surréalistes et scènes d'horreur à l'état pur, cauchemars et délires poético-scientifiques, érotisme et perversions. Le festin nu est d'une veine à la fois terrifiante, macabre, et d'un comique presque insoutenable.
Auteur emblématique de la Beat Generation, William Burroughs a marqué de son empreinte sulfureuse la littérature américaine des années soixante. Le manuscrit du Festin nu est un tel fatras de notes éparpillées qu'aucun éditeur n'accepte de le publier, d'autant que le contenu est d'une obscénité rare et qu'il heurte à peu près tous les principes de bienséance. Ce n'est qu'avec l'aide de Jack Kerouac et d'Allen Ginsberg que Burroughs parviendra à en tirer une matière présentable... c'est-à-dire correctement tapée à la machine, car pour ce qui est de la clarté du propos, comme le répétait Burroughs pour expliquer sa démarche, "les mots savent où ils doivent être mieux que vous. Ils n'aiment pas être gardés en cage". L'ouvrage relève donc à bien des égards du surréalisme, tout en relatant les errances et autres visions d'un esprit sous l'emprise de maintes substances hallucinogènes. Tenter d'en faire la synthèse serait une entreprise vouée à l'échec. On entre dans Le Festin nu comme on pénètre en un laboratoire, sans a priori quant à la finalité de l'expérience qui s'y déroule. Burroughs s'y adonne à un dérèglement systématique des sens, débouchant sur une nouvelle sémantique. --Lenaïc Gravis et Jocelyn Blériot
Auteur emblématique de la Beat Generation, William Burroughs a marqué de son empreinte sulfureuse la littérature américaine des années soixante. Le manuscrit du Festin nu est un tel fatras de notes éparpillées qu'aucun éditeur n'accepte de le publier, d'autant que le contenu est d'une obscénité rare et qu'il heurte à peu près tous les principes de bienséance. Ce n'est qu'avec l'aide de Jack Kerouac et d'Allen Ginsberg que Burroughs parviendra à en tirer une matière présentable... c'est-à-dire correctement tapée à la machine, car pour ce qui est de la clarté du propos, comme le répétait Burroughs pour expliquer sa démarche, "les mots savent où ils doivent être mieux que vous. Ils n'aiment pas être gardés en cage". L'ouvrage relève donc à bien des égards du surréalisme, tout en relatant les errances et autres visions d'un esprit sous l'emprise de maintes substances hallucinogènes. Tenter d'en faire la synthèse serait une entreprise vouée à l'échec. On entre dans Le Festin nu comme on pénètre en un laboratoire, sans a priori quant à la finalité de l'expérience qui s'y déroule. Burroughs s'y adonne à un dérèglement systématique des sens, débouchant sur une nouvelle sémantique. --Lenaïc Gravis et Jocelyn Blériot
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.
Lorsque Elizabeth Gilbert rencontre Rayya Elias, à New York, au début des années 2000, elle est immédiatement frappée par la verve de cette femme affranchie qui devient sa con dente et amie. Mais en 2016, lorsque Rayya apprend qu'elle est atteinte d'un cancer incurable, leur amour s'impose comme une évidence. Toutefois, la relation - certes, magnifique et passionnée - est loin d'être un conte de fées, et fait ressortir des comportements toxiques qui mettent leur couple à rude épreuve. Après la mort de Rayya en 2018, Gilbert, bouleversée, doit surmonter ce deuil et reconstruire sa vie. Avec Jusqu'à la rivière, Elizabeth Gilbert nous rappelle qu'entre l'amour et la mort, le chagrin et l'espoir, il existe un chemin sinueux vers la lumière.
Comment choisir sa voie quand on est à l’aube de l’âge adulte, en Amérique ? Dan et Tamma, inséparables depuis l’enfance, ont grandi dans des milieux socio-culturels différents et éprouvent pourtant tous les deux de grandes difficultés à accomplir leurs rêves, malgré une motivation sans bornes.C’est le revers de la médaille du « self-made man » américain, quand les jeunes doivent choisir entre payer leurs études ou les soins de santé de leurs proches.Et pourtant, cette indéfectible amitié m’a collé le sourire tout du long.