Fraîchement débarqué de sa province, au printemps de 1832, Eugène de Pressiny est un jeune poète sans fortune, surtout riche d'ambitions et d'une pièce en vers consacrée à Charlemagne. Par ces temps romantiques, et avec l'amitié de Théophile Gautier, déjà célèbre pour ses gilets rouges, Eugène ne doute point qu'il fera carrière dans la littérature et au théâtre. Mais le Paris qui l'accueille, plutôt mal, a d'autres soucis que les drames à grand spectacle : le choléra ravage la France et la capitale, bientôt suivi d'une révolution manquée que les soldats de Louis-Philippe vont écraser au cloître Saint-Merri, et notre jeune homme se trouve mêlé bien malgré lui à ces terribles événements. Sauvé d'une mort certaine par un mystérieux conspirateur, Eugène, sans méfiance, va servir de prête-nom à une puissante organisation républicaine qui complote pour la liberté. Après les événements, le naïf devient célèbre du jour au lendemain, car le gouvernement le considère comme l'inspirateur inconnu de la révolte, et l'ennemi numéro un du régime. Quoique flatteuse, cette gloire inespérée ne va pas sans inconvénients : elle le contraint en particulier à fuir les argousins de Vidocq lancé à ses trousses, ce qui lui vaudra de découvrir d'étranges milieux... Héros involontaire, Eugène rencontre ainsi le Tout-Paris des lettres, dont Alexandre Dumas, Eugène Sue, et bien s-r Victor Hugo, le maître de la jeunesse, le génie adulé, le grand homme... C'est d'ailleurs à la première (et unique) représentation du Roi s'amuse que l'aventure d'Eugène touche provisoirement à son terme, car Vidocq a fini par retrouver sa trace... Jouant le jeu du roman historique avec une invention constante qui ne sacrifie pourtant jamais rien de la vérité des faits ni du pittoresque des personnages, Michel-Antoine Burnier et Patrick Rambaud renouvellent à leur manière un genre souvent galvaudé depuis Dumas. Il s'agit en somme d'une exaltante mise en scène du règne de Louis-Philippe à ses débuts, sous ses aspects les moins connus, à travers les sociétés secrètes qui pullulaient alors, les folies fouriéristes, les extravagances de Prosper Enfantin et les rêves de quelques Ferragus inspirés qui attendront encore seize ans une éphémère république. L'envers du décor s'anime, les figurants ressuscitent, un monde étonnant et juvénile se révèle. Amusé, captivé, emporté, le lecteur complice traverse ainsi l'année 1832 et ses complots dans un irrésistible mouvement, qui est celui-là même de l'histoire, quand on sait la saisir au vol, avec le talent d'une passion éblouie.
Nombre de pages
368
Date de parution
01/06/1976
Poids
409g
Largeur
135mm
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EAN
9782246002383
Titre
LES COMPLOTS DE LA LIBERTE . 1832
Auteur
Burnier Michel-Antoine ; Rambaud Patrick
Editeur
GRASSET
Largeur
135
Poids
409
Date de parution
19760601
Nombre de pages
368,00 €
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Résumé : Les saint-simoniens de 1830, la révolution de 1848, la Commune, les grandes grèves, Jean Jaurès, Léon Blum, le Front populaire et la Libération de Paris, la décadence avec Guy Mollet et le renouveau avec François Mitterrand, enfin l'écrasante victoire de 1981 puis le tournant de la rigueur, les échecs, le sursaut avorté de Rocard, la gauche plurielle de Jospin, le désastre de 2002 face à Le Pen, les rénovations manquées, les querelles, les nouvelles espérances. Trente ans après l'élection de François Mitterrand en 1981, Michel-Antoine Burnier raconte l'histoire du socialisme, une invention française qui remonte à plus d'un siècle et demi, les victoires, les défaites, les débats, jusqu'aux interrogations à la veille d'une nouvelle élection présidentielle. Voici les récits et les images qu'on ne trouve pas dans les manuels ni dans les essais ou les encyclopédies. Ainsi s'éclaire l'affrontement pour les primaires de la gauche. L'Histoire ne s'est pas passée comme vous le croyez.
Résumé : Les citoyens, les journalistes. les politologues n'ont pas compris : pourquoi M Strauss-Kahn a-t-il fait exploser sa candidature à la présidence de la République alors qu'il paraissait élu d'avance ? Pourquoi M Sarkozy a-t-il promis, contre toute vraisemblance, d'être "le candidat du pouvoir d'achat" ? Pourquoi a-t-il inauguré son mandat par un cocktail m'as-tu-vu au Fouquet's ? Pourquoi s'est-il fait passer pour le président des riches "? Nulle explication, ni au bistrot, ni sur Internet, ni dans les médias. encore moins dans les livres savants. C'est que nous sommes victimes d'une étrange illusion. Considérant l'agitation qui s'empare de la classe politique à la veille de chaque scrutin présidentiel, nous en concluons trop vite que le projet majeur de nos dirigeants est d'accéder au pouvoir ou de s'y maintenir. L'objectif profond des hommes politiques n'est pas de s'installer à l'Elysée ni de gagner une majorité à l'Assemblée : leur objectif profond n'est pas la victoire mais la défaite. Comment expliquer. sinon, tant d'erreurs de la part de gens si intelligents ? Le pouvoir est un insupportable fardeau : l'opposition une situation de rêve.
Fondateur de Médecins sans Frontières puis de Médecins du Monde, militant, journaliste, gastro-entérologue à l'hôpital Cochin, scénariste d'une célèbre série, premier des french doctors, député européen, ministre, un temps dirigeant d'un pays, le Kosovo, homme de gauche dans un gouvernement de droite... il est aujourd'hui le ministre des Affaires étrangères de la France. Qui est Bernard Kouchner? Né dans le monde en feu de 1940, lycéen puis étudiant il milite pour la paix en Algérie, au Viêt-nam, en Amérique latine... Dès la fin de ses études de médecine il part en mission pour la Croix-Rouge au Biafra. Nous sommes en 1968, à une époque où l'on doit soigner et se taire, où le monde entier ferme les yeux sur les guerres et les famines du tiers-monde. Mais Bernard Kouchner refuse de rester silencieux. On n'essaie même pas d'empêcher les massacres, et c'est cela qu'il trouve insupportable. Il entre dans la vie publique. Le droit d'ingérence humanitaire, celui des french doctors, est né. Bernard Kouchner va consacrer sa vie à l'imposer au monde. Dès lors, il est de tous les combats pour les autres, à travers tous les continents, souvent au péril de sa vie. Afghanistan, Cambodge, Pérou, Tchad, Liban, Salvador, mer de Chine, Kurdistan, Rwanda, Éthiopie, Somalie... Ses aventures racontées ici sont tragiques et passionnantes, où le rire vient souvent au secours du médecin dans l'horreur. Beaucoup aimé et beaucoup trahi, contesté souvent, excessif parfois, engagé toujours, père de quatre enfants, Julien, Camille, Antoine et Alexandre, Bernard Kouchner partage sa vie avec la journaliste Christine Ockrent. Débatteur passionné, ami fidèle, il aime aussi la rigolade, le vin rouge, les vacances en bande, la course à pied, le ski et les bateaux... À lire le récit de Michel-Antoine Burnier, on le découvre, Bernard Kouchner a eu sept vies. Avec comme fil directeur la générosité et l'aventure. Biographie de l'auteur Michel-Antoine Burnier, ancien rédacteur en chef de L'Événement d'Emmanuel d'Astier, cofondateur d'Actuel, a publié une trentaine de livres, essais, romans historiques, parodies littéraires, satires politiques, dont plusieurs en compagnie de Bernard Kouchner. Il écrit aussi des fictions pour la télévision.
La révolution numérique atteint son apogée, celle des intelligences artificielles. Nous sommes désormais pris en charge. Les outils et les algorithmes nous interpellent, nous encadrent, nous guident, choisissent à notre place. Répondent aux questions que nous ne nous posions pas. Jouent avec nous. Se jouent de nous. Cette dernière révolution nous laisse amers et épuisés. Nos cerveaux sont saturés de dopamine, ne connaissant ni vide, ni repos. Tout comme nos yeux, nos doigts, nos corps. Nos vies sont fragmentées, à l'image du monde. Peut-être devenons-nous des mines à ciel ouvert, aspirés et malmenés par le monde de la donnée, au coeur du d'une réalité qui semble elle-même s'effacer ? Telle n'était pas la promesse du progrès et nous voici pris de vertige : sommes-nous entrés dans une nouvelle civilisation, à la croisée du sommeil perdu, de l'hypnose et de la soumission ? Ou bien vivons-nous la dernière heure de l'homo sapiens ? " Dans la foulée de ses grands succès (La civilisation du poisson rouge, Sortir du bocal, Submersion), Bruno Patino nous livre un court essai prophétique, plein d'idées, d'hypothèses, de portraits, de lectures, de solutions.
Si la littérature est le lieu où la réalité se révèle de la manière la plus saisissante et la plus dérangeante, alors ce roman est un grand livre de littérature ! Un juge du régime des mollahs, condamné à perpétuité, écrit en prison : " Je sais que seuls mes crimes importent, mais mon récit pourrait vous aider à comprendre la fabrique des criminels. " Il raconte son enfance misérable, partageant la chambre d'un grand-père moribond dont il est le " garçon-pipi " , puis l'amour de sa vie, incestueux mais merveilleux, de la perte duquel il ne se remettra jamais. Pour épuiser sa douleur et sa haine, il s'enrôle à la guerre. " J'étais en guerre contre mon destin, et on me donnait une arme et un champ de bataille". Adolescent en quête de martyr, il est envoyé dans une école religieuse pour devenir juge et se prend pour le " Talleyrand iranien " . Il décrit les ressorts d'un régime de terreur, de tortures, de trafic d'organes, d'espionnage généralisé... Un incident va l'inciter à rendre visite à une adolescente en prison, puis, en catimini, à 117 autres jeunes et belles détenues. " Le viol me révulsait, me rebutait, vous comprenez ? J'avais besoin d'être admiré. Je leur apportais des plaisirs à hauteur de liberté. Je les traitais comme des femmes courtisées. Je rendais hommage à leur féminité bafouée. " Alors, ce " violeur attentionné et délicat " , qui reconnaît avoir condamné à mort des innocents, est-il un bouc-émissaire qui paie pour les crimes d'un régime dont les vrais puissants sont exonérés, ou un monstre manipulateur dont la bonne conscience dénonce encore plus la profonde perversion ? Au lecteur de juger. Peut-on être à la fois victime et bourreau ? On se sent mal à l'aise à ressentir de l'empathie pour ce criminel, voire à s'identifier à lui.
Chaque année Sorj Chalandon nous dit qu’il n’écrira plus de livre sur son père, et pourtant, chaque année il y revient. Cette fois il touche le sujet en plein cœur, puisqu’il décrit son errance dans les rues de Paris lors de sa fugue à 17 ans. Il y conte l’adolescence, la rage contre l’injustice, l’engagement, les coups durs et surtout, les belles rencontres salvatrices. Cette fois encore Chalandon m’a émue par sa sincérité et la qualité de sa plume.