Chaque année, le jour de l'Ascension, le doge s'embarque sur le Bucentaure, la galère de parade de la Sérénissime, et jette un anneau d'or dans l'Adriatique, symbole de son mariage avec la mer. Au-delà de ce geste, c'est au quotidien que la Cité vit au rythme de la mer. Grâce à ses galères et galéasses sorties du plus grand arsenal de tous les temps, elle domine la Méditerranée et ses comptoirs jalonnent toutes les routes commerciales entre l'Orient et l'Occident. Pour défendre sa puissance maritime, que menacent les Ottomans, Venise doit être de toutes les alliances, de tous les combats : elle représente la moitié des forces de la Chrétienté qui, le 7 octobre 1571, remportent l'éclatante victoire de Lépante. René Burlet et André Zysberg, modernes chroniqueurs, rendent compte de la montée en puissance, puis du lent déclin de la Cité des Doges. Les succès militaires ne peuvent empêcher la concurrence économique. Aux XVIIème et XVIIIème siècles, malgré sa splendeur artistique, Venise n'a plus qu'un rôle de second plan. En mai 1797, se joue le dernier acte. Les troupes de Bonaparte entrent dans la ville, le rideau tombe sur la Sérénissime.
Nombre de pages
143
Date de parution
15/06/2000
Poids
224g
Largeur
125mm
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EAN
9782070535194
Titre
Venise. La Sérénissime et la mer
Auteur
Burlet René ; Zysberg André
Editeur
GALLIMARD
Largeur
125
Poids
224
Date de parution
20000615
Nombre de pages
143,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Cet ouvrage fait le point des connaissances concernant la psychologie de l'enfant de 1 à 3 ans, en termes simples et accessibles. Il part des données du développement psychomoteur pour aboutir à la façon dont l'enfant vit et construit l'image de son corps : - corps vécu et ressenti par l'enfant ; - corps vu à travers l'expérience du miroir ; - corps imaginé au cours de la phase anale. Mais il envisage également l'ensemble des aspects de cet être en devenir qu'est l'enfant : - l'ouverture à autrui par l'imitation, l'identification ; - la compréhension du monde par le développement de l'intelligence, du langage, de la logique ; - l'expression de son être par le jeu et le dessin. Cependant il se garde d'imposer des normes aux parents. Son objectif essentiel est d'informer pour que ceux-ci puissent, en toute connaissance de cause, faire les choix pédagogiques et éducatifs qu'ils désirent.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.