Commerce, voyage et expérience religieuse XVIe-XVIIIe siècles
Burkardt Albrecht ; Bertrand Gilles ; Krumenacker
PU RENNES
24,00 €
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EAN :9782753504141
Les commerçants constituent, à l'époque moderne, l'un des groupes les plus marqués par la mobilité: leur métier même l'imposait. Alors que la plupart des voyageurs ne se mettaient en route que de façon occasionnelle - volontairement ou forcés par les malheurs du temps -, pour les professionnels de l'échange parcourir les espaces (ou les faire parcourir par collaborateurs ou subordonnés) était une condition sine qua non de leur existence. Aussi la mobilité des marchands a-t-elle fait l'objet de nombreuses recherches menées par les spécialistes d'histoire économique, notamment en vue d'une meilleure connaissance des réseaux et des modes de fonctionnement du grand commerce. Il est clair toutefois que l'intérêt que présente l'activité itinérante des marchands ne se limite pas à ces derniers phénomènes. Le commerçant voyageur participe du monde qui l'entoure (et qu'il parcourt) de façon multiple, et à bien des égards, les rapports qu'il noue avec les phénomènes culturels et religieux ne sont pas juxtaposés à ses activités professionnelles. Les deux "sphères" entrent facilement en relation, l'une pouvant jouer sur la perception et la pratique de l'autre. Au lieu de les isoler il s'agit donc de les intégrer dans une histoire culturelle des échanges commerciaux. Le présent volume se donne précisément cet objectif, en explorant le sujet, à travers tout un ensemble de cas précis, pour l'Europe de l'époque moderne. L'interrogation porte tout d'abord sur les itinéraires et les espaces que parcourent les marchands, leurs expériences de la mobilité et du monde; elle se tourne ensuite vers les rapports qu'entretiennent commerce et exigences religieuses, vers les nombreux conflits qui se dégagent dans ce domaine, mais aussi vers leurs formes d'accommodement; les "mentalités" marchandes (réelles ou imaginées) font l'objet d'une troisième partie, alors qu'une dernière analyse les enjeux identitaires qui se posent pour les "nations" et "communautés" marchandes implantées à l'étranger. Biographie de l'auteur Albrecht Burkardt est maître de conférences en histoire moderne à l'université Lumière Lyon II. Ses travaux portent sur l'histoire religieuse allemande, française et italienne des XVIe- XVIIIe siècles. Gilbert Bertrand et Yves Krumenacker sont professeurs d'histoire moderne, respectivement à l'Université Pierre Mendès France Grenoble II et à l'université Jean Moulin Lyon III.
Nombre de pages
507
Date de parution
07/06/2007
Poids
501g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782753504141
Titre
Commerce, voyage et expérience religieuse XVIe-XVIIIe siècles
Auteur
Burkardt Albrecht ; Bertrand Gilles ; Krumenacker
Editeur
PU RENNES
Largeur
165
Poids
501
Date de parution
20070607
Nombre de pages
507,00 €
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Ce livre cherche à élucider les rapports qu'entretiennent, à l'époque moderne, les activités économiques et les pratiques dévotionnelles. Il s'agit de deux sphères volontiers séparées, avec en arrière-plan, des a priori d'incompatibilité, voire des aversions traditionnelles qui n'ont pas épargné l'historiographie. Et pourtant il est évident que, dans les sociétés d'Ancien Régime, le champ des pratiques de piété a constitué un facteur économique d'importance majeure. Avec le soutien de CRIHAM, de l'université de Limoges, du CRH, de l'Ecole des hautes études en sciences sociales.
A toutes les époques, sans doute, et dans les sociétés les plus diverses, les hommes ont conservé des "restes" du passé, qui sont la trace de personnages ou de moments disparus dont ils veulent conserver le souvenir. Ces reliques renvoient à un passé dont elles assurent en même temps une présence. Elles connaissent différents sorts : les unes sont vénérées avec continuité, d'autres sont oubliées, voire effacées et peuvent ressurgir ultérieurement. En Occident, la conservation et la vénération des reliques ont connu leur manifestation la plus évidente dans le domaine religieux, favorisée par la certitude qu'il existe un lien mystique entre les vivants et les morts. Mais les pouvoirs civils ont également eu à coeur de légitimer leur pouvoir par la conservation de reliques. Les intentions religieuses et politiques s'entremêlent alors. Dans une démarche comparatiste, partant de l'objet relique proprement dit, une équipe de chercheurs examine comment la fabrication, la protection, la vénération et la transmission, parfois la captation ou la destruction des reliques, voire l'établissement d'anti-reliques ont pu être l'objet d'ententes ou de conflits, unissant ou opposant divers acteurs, publics, privés, profanes ou religieux. Ces pratiques ne sont pas révolues. Même dans les sociétés contemporaines sécularisées, qui se disent rationalistes, les reliques peuvent revêtir une réelle importance pour ceux qui les détiennent et les donnent à vénérer pour légitimer leur autorité.
L'émotion romantique et la fièvre de restauration ont fait négliger à quel point la ruine est plus qu'un vestige du passé en voie de disparition. La ruine est en réalité une construction symbolique qui s'impose dans le paysage au moment où elle est considérée non plus comme un amas de pierres mais comme un reste du passé, qu'il s'agisse d'honorer les bâtisseurs, de rappeler les usages, ou encore de conserver ou de rétablir le souvenir d'événements mémorables. Les ruines sont des objets dont la valeur ne se définit pas exclusivement à l'aide de critères esthétiques ou épistémologiques. Il s'agit de lieux de mémoire dont la valorisation, qu'elle soit propre à certains groupes sociaux particuliers ou concerne la société à part entière, est négociée de même qu'elle est - tout comme l'esthétique et l'épistémologie elles-mêmes - sujette au changement historique. Aussi c'est dans ces différents aspects que réside la nature politique des usages des ruines - objet d'analyse de ce présent volume.
Humbert-Amemiya Hiroko ; Cabel Eflamm ; Numajiri R
Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
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