Le Cicerone. Guide du plaisir esthétique dans les oeuvres d'art d'Italie
Burckhardt Jacob ; Poirier Jean-Louis
KLINCKSIECK
37,00 €
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EAN :9782252041109
Compagnon de tout amateur d'art désireux de visiter l'Italie, le Cicerone de Jacob Burckhardt (Bâle, 1818-1897) a connu une immense notoriété au XIXe siècle. Un succès dû non seulement à la précision avec laquelle l'auteur a recensé et décrit les oeuvres d'art, mais aussi à l'objectif qu'il s'était donné : initier le lecteur à la beauté en lui apprenant à s'en emparer et à en jouir, en lui apportant, au-delà des éléments historiques, de quoi alimenter sa réflexion et former sa sensibilité. Les analyses proposées par Burckhardt, d'une rare pertinence et d'une totale liberté, donnent la mesure de l'étonnante capacité de compréhension de l'un des plus grands esprits de son siècle. Historien mais aussi philosophe, pénétré de Platon et de Hegel, admirateur de Winckelmann, il a proposé une approche nouvelle des oeuvres d'art, les considérant enfin pour elles-mêmes et non comme les seuls produits d'une culture ou d'une civilisation - démarche qu'il a illustrée ensuite dans ses célèbres ouvrages sur la Renaissance en Italie. Paru en 1855, le Cicerone original de Burckhardt n'a jamais été, à ce jour, traduit et édité en France. Seule existe une traduction, inégale et parfois fautive, parue en 1885, établie d'après une édition corrigée - et déformée - par divers spécialistes. Cette publication restitue donc pour la première fois, dans une traduction nouvelle, l'intégralité du texte tel que Burckhardt l'a conçu.
Nombre de pages
1088
Date de parution
09/03/2018
Poids
845g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782252041109
Titre
Le Cicerone. Guide du plaisir esthétique dans les oeuvres d'art d'Italie
Auteur
Burckhardt Jacob ; Poirier Jean-Louis
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
135
Poids
845
Date de parution
20180309
Nombre de pages
1 088,00 €
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L esprit humain ne peut juger le passé en toute liberté qu'avec le recul du temps. C'est ce phénomène pendulaire de décomposition et de reconstruction qui engendre la " réalité historique " avec sa complexe diversité, ses déguisements, sa liberté et sa contrainte ; elle prend parfois le visage de la foule, parfois celui de l'individu ; son humeur oscille de l'optimisme au pessimisme ; elle crée et détruit les Etats, les cultes, les civilisations ; tantôt, s'abandonnant à des impulsions et à la fantaisie, elle est un lourd mystère pour elle-même, tantôt elle est soutenue et accompagnée par la seule réflexion, bien que hantée, certains jours, par des pressentiments de ce qui s'accomplira dans un avenir lointain. Nous devons arriver à contempler toute cette réalité à laquelle, du seul fait de vivre à une certaine époque, nous fournissons inévitablement notre contribution passive. JACOB BURCKHARDT
Burckhardt Jacob ; Schmitt Henri ; Boucheron Patri
Synthèse foisonnante, qui fit date, La civilisation de la Renaissance en Italie fixa pour plus d'un siècle la thèse d'une transition des temps obscurs du Moyen Age aux lumières de l'humanisme, amorcée dans les Etats de la péninsule. Moraliste dans ses portraits de princes et de papes, commentateur des textes de Dante et de Pétrarque, historien de l'art et du corps lorsqu'il aborde la mode féminine, Burckhardt a érigé en objets d'histoire des éléments culturels et psychologiques ignorés de ses contemporains. Son ouvrage demeure un classique indispensable pour comprendre la formation des périodes historiques.
Burckhardt Jacob ; Kopp Robert ; Schmitt H ; Klein
En un tableau saisissant, Jacob Burckhardt (1818-1897) décrit dans La Civilisation de la Renaissance en Italie la plus grande révolution culturelle de l'Occident moderne. Son essai - répondant à La Renaissance de Michelet - compte parmi les chefs d'oeuvre historiques du XIXe siècle. Burckhardt a profondément influencé notre manière de percevoir la Renaissance en insistant sur l'émergence de nouvelles formes politiques autour de la Cité et sur l'affirmation de l'individu au centre de la société. A travers la description des fêtes et des machines de guerre, l'analyse des principes de l'éducation, des sciences, de la religion, il recrée ce monde des républiques italiennes du Quattrocento, où la politique et l'administration étaient considérées comme des arts. Dans sa préface, Robert Kopp retrace la genèse et la fortune de ce livre célèbre et rappelle l'étonnante modernité de Burckhardt, professeur à l'Université de Bâle et ami de Nietzsche. Il montre notamment que Burckhardt est à l'origine de l'histoire culturelle, croisant avec bonheur différentes disciplines.
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.