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Conspiration pour l'égalité dite de Babeuf
Buonarroti Philippe ; Berkane Sabrina
FABRIQUE
15,00 €
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EAN :9782358720687
Le premier révolutionnaire professionnel, l'essentiel chaînon entre Robespierre et Blanqui, l'infatigable monteur de sociétés secrètes : tel est Philippe Buonarroti, l'auteur de La Conspiration pour l'Egalité. En 1828, lors de la sortie du livre, ce perpétuel exilé gagne sa vie à Bruxelles en donnant des leçons de musique. Un auteur inconnu, un éditeur marginal : on pouvait s'attendre à une sortie discrète. Or, La Conspiration devient rapidement le grand livre des révolutionnaires de l'époque, non seulement en France où il paraît après la révolution de 1830, mais en Allemagne où Marx tente de le faire traduire, et en Angleterre où il diffuse dans le mouvement chartiste. Après le récit à grands traits de la Révolution française, le livre raconte l'histoire de ce groupe d'hommes, réunis autour de Babeuf, qui furent une sérieuse menace pour le régime du Directoire : travail clandestin, préparation de l'insurrection, trahison, arrestation, procès à Vendôme, Babeuf et Darthé condamnés à mort et guillotinés. Outre l'historique, Buonarroti expose le programme des Egaux, où "les richesses particulières disparaissent, et le droit de propriété est remplacé par celui de chaque individu à une existence aussi heureuse que celle de tous les membres du corps social". Un livre animé par la passion de l'égalité, oeuvre d'un personnage parmi les plus originaux des révolutionnaires du XIXe siècle.
Nombre de pages
300
Date de parution
18/02/2015
Poids
325g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782358720687
Titre
Conspiration pour l'égalité dite de Babeuf
Auteur
Buonarroti Philippe ; Berkane Sabrina
Editeur
FABRIQUE
Largeur
130
Poids
325
Date de parution
20150218
Nombre de pages
300,00 €
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Buonarroti Philippe ; Schiappa Jean-Marc ; Ducange
Résumé : Mémoires, témoignage de premier plan, reconstitution historique, et bien évidemment projet politique... La Conspiration pour l'Egalité, publiée en 1828 par Philippe Buonarroti, compagnon de Babeuf, est un récit passionnant et extraordinairement vivant de la Révolution française et de la conjuration menée en 1796-1797 par Gracchus Babeuf, utopiste de combat, pour instaurer dans la France révolutionnaire une égalité sociale radicale et la communauté des biens. Depuis près d'un demi-siècle, cet ouvrage majeur, qui s'est imposé comme un classique de la littérature révolutionnaire, n'avait pas été réédité. Il bénéficie aujourd'hui d'une édition scientifique complète établie par des spécialistes incontestables, permettant de le découvrir et de l'appréhender au mieux, dans son contexte immédiat comme dans son histoire longue, depuis les "Lumières radicales" du XVIIIe siècle jusqu'à la postérité communiste ultérieure.
Cet ouvrage tente de rassembler en quelques chapitres les grands enjeux souleve ? s par Silvia Federici autour de la notion de sorcie`res et de chasse aux sorcie`res. Le public a connu (et reconnu) Federici a` travers son magnum opus de recherche historiographique intitule ? Caliban et la sorcie`re. Cet inte ? re^t s'explique a` la fois par la diversite ? des questions souleve ? es par l'autrice et par leur importance actuelle dans le de ? bat public : en tournant notre regard sur les inquisiteurs du Moyen-A^ge, Federici nous parle de la domination des femmes, de la gene`se du capitalisme et du travail salarie ? , mais aussi de la privatisation des communs et de la destruc- tion de la nature. Cette the ? orisation n'a pas manque ? de soulever des questionnements et des critiques, auxquelles Federici re ? pond ici avec une grande pe ? dago- gie, ce qui lui permet de mettre en avant des e ? le ? ments particulie`rement saillants de son re ? cit : non seulement le fait qu'en Angleterre, la carto- graphie des enclosures se superpose aise ? ment avec celle des proce`s en sorcellerie ; mais en outre, l'autrice souligne les transformations requises par le capitalisme dans notre rapport a` la nature, au corps, aux animaux, a` la magie. Les sorcie`res e ? taient les femmes qui (gue ? risseuses, avorteuses, entoure ? es d'animaux) de ? veloppaient un rapport a` la nature, au langage, au corps et a` la sexualite ? qui subvertissait d'emble ? e l'exigence rationalisatrice, me ? dicale et e ? troitement techno- logique de la grande modernisation capitaliste. Mais il ne s'agit pas que d'histoire : l'autrice propose e ? galement de disse ? quer le retour funeste de la chasse aux sorcie`res dans certains pays africains ou en Inde. Sans s'en tenir a` une lecture religieuse ou ide ? ologique des conflits, elle situe l'origine de cette re ? surgence dans la grande mutation ayant affecte ? les mondes agricoles dans les pays en sous- ou mal-de ? veloppement. Cet oeuvre de Federici se situe la croise ? e des nouvelles radicalite ? s contemporaines, du renou- veau fe ? ministe aux autonomies (ZAD, habitats collectifs, coope ? ratives) jusqu'a` l'e ? cologie radicale.
Comment un certain désir s'y prend-il pour impliquer des puissances tierces dans ses entreprises ? C'est le problème de ce qu'on appellera en toute généralité le patronat, conçu comme un rapport social d'enrôlement. Marx a presque tout dit des structures sociales de la forme capitaliste du patronat et de l'enrôlement salarial. Moins de la diversité des régimes d'affects qui pouvaient s'y couler. Car le capital a fait du chemin depuis les affects tristes de la coercition brute. Et le voilà maintenant qui voudrait des salariés contents, c'est-à-dire qui désireraient conformément à son désir à lui. Pour mieux convertir en travail la force de travail il s'en prend donc désormais aux désirs et aux affects. L'enrôlement des puissances salariales entre dans un nouveau régime et le capitalisme expérimente un nouvel art de faire marcher les salariés. Compléter le structuralisme marxien des rapports par une anthropologie spinoziste de la puissance et des passions offre alors l'occasion de reprendre à nouveaux frais les notions d'aliénation, d'exploitation et de domination que le capitalisme voudrait dissoudre dans les consentements du salariat joyeux. Et peut-être de prendre une autre perspective sur la possibilité de son dépassement.
Au fil des saisons, nous avons formé des cortèges bigarrés, muni·es de bêches, de mégaphones et de meuleuses, vêtu·es de bleus de travail et de combinaisons blanches, escorté·es par des oiseaux géants... Nous avons traversé les bocages et les plaines, arpenté les vallées industrielles et le bitume des usines ? et même frôlé les cimes alpines. Nous nous soulevons pour défendre les terres et leurs usages communs. Contre les méga-bassines, les carrières de sable, les coulées de béton et les spéculateurs fonciers, nous voulons propager les gestes de blocage, d'occupation et de désarmement, pour démanteler les filières toxiques. Nous nous soulevons parce que nous n'attendons rien de ceux qui gouvernent le désastre. Nous nous soulevons parce que nous croyons en notre capacité d'agir. Depuis des siècles, du nord au sud, des mouvements populaires se battent pour défendre une idée simple : la terre et l'eau appartiennent à tou·tes, ou peut-être à personne. Les Soulèvements de la terre n'inventent rien ou si peu. Ils renouent avec une conviction dont jamais nous n'aurions dû nous départir.