Hugo et Baudelaire dessinaient : Michel-Ange écrivit. Dans les deux cas, une maîtrise en éclipsa une autre : les Italiens lisent les Poèmes de l'auteur du David comme nous lisons Les Fleurs du Mal. N'est-il pas temps de nous mettre à l'écoute d'un Michel-Ange poète, l'un des plus grands de la lyrique italienne ? L'homme qui peignit le Plafond et le Mur d'autel de la Sixtine, l'homme qui étala le Tombeau des Médicis sous le nez des libertins de toute sorte, l'homme qui fascina l'art occidental au point d'en déterminer, jusqu'à nos jours, le territoire et les enjeux, cet homme fut aussi, comme vous et moi, un amant maladroit et souverain : éperdu d'un idéal inaccessible et enivré d'une réalité à soumettre. Il aima - rarement, une seule fois - mais il aima, et il aima un homme, Tommaso de'Cavalieri. Il l'aima comme vous et moi souhaitons - ou nous félicitons - d'avoir aimé : jusqu'à ne plus voir en lui-même que la lumière de l'autre - et jusqu'à souhaiter d'en mourir, pour pouvoir vivre. Il fallait clore le dossier, ouvert depuis le XVIe siècle ; un premier livre (L'Ange et la Bête) présenta les Dessins et traduisit les lettres que le " père de l'Art " (Delacroix) destina à Cavalieri. Un second volume vient maintenant donner à lire tous les Poèmes que Michel-Ange adressa à Cavalieri.
Nombre de pages
173
Date de parution
04/11/1999
Poids
225g
Largeur
142mm
Plus d'informations
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EAN
9782841581337
Titre
Sonnets & madrigaux à Tommaso Cavalieri
Auteur
BUONAROTTI M-A.
Editeur
CLIMATS
Largeur
142
Poids
225
Date de parution
19991104
Nombre de pages
173,00 €
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Le premier révolutionnaire professionnel, l'essentiel chaînon entre Robespierre et Blanqui, l'infatigable monteur de sociétés secrètes : tel est Philippe Buonarroti, l'auteur de La Conspiration pour l'Egalité. En 1828, lors de la sortie du livre, ce perpétuel exilé gagne sa vie à Bruxelles en donnant des leçons de musique. Un auteur inconnu, un éditeur marginal : on pouvait s'attendre à une sortie discrète. Or, La Conspiration devient rapidement le grand livre des révolutionnaires de l'époque, non seulement en France où il paraît après la révolution de 1830, mais en Allemagne où Marx tente de le faire traduire, et en Angleterre où il diffuse dans le mouvement chartiste. Après le récit à grands traits de la Révolution française, le livre raconte l'histoire de ce groupe d'hommes, réunis autour de Babeuf, qui furent une sérieuse menace pour le régime du Directoire : travail clandestin, préparation de l'insurrection, trahison, arrestation, procès à Vendôme, Babeuf et Darthé condamnés à mort et guillotinés. Outre l'historique, Buonarroti expose le programme des Egaux, où "les richesses particulières disparaissent, et le droit de propriété est remplacé par celui de chaque individu à une existence aussi heureuse que celle de tous les membres du corps social". Un livre animé par la passion de l'égalité, oeuvre d'un personnage parmi les plus originaux des révolutionnaires du XIXe siècle.
Buonarroti Philippe ; Schiappa Jean-Marc ; Ducange
Résumé : Mémoires, témoignage de premier plan, reconstitution historique, et bien évidemment projet politique... La Conspiration pour l'Egalité, publiée en 1828 par Philippe Buonarroti, compagnon de Babeuf, est un récit passionnant et extraordinairement vivant de la Révolution française et de la conjuration menée en 1796-1797 par Gracchus Babeuf, utopiste de combat, pour instaurer dans la France révolutionnaire une égalité sociale radicale et la communauté des biens. Depuis près d'un demi-siècle, cet ouvrage majeur, qui s'est imposé comme un classique de la littérature révolutionnaire, n'avait pas été réédité. Il bénéficie aujourd'hui d'une édition scientifique complète établie par des spécialistes incontestables, permettant de le découvrir et de l'appréhender au mieux, dans son contexte immédiat comme dans son histoire longue, depuis les "Lumières radicales" du XVIIIe siècle jusqu'à la postérité communiste ultérieure.
Le manque est au coeur des relations humaines et de la pensée, de l'économie et de la recherche, du désir et de la quête, de l'attente et de l'espoir. Peut-on réellement s'en passer ? Qu'appelons-nous au juste "manque" ? Nous pouvons manquer d'une chose, nous pouvons manquer de sens, nous pouvons manquer à quelqu'un ou quelqu'un peut nous manquer. Ce manque a trouvé son expression dans un terme devenu incontournable en marketing : le "sans". Sans sucre, sans gluten, sans lactose, sans calorie, sans nicotine, sans adjuvant, sans huile de palme, sans colorant, sans contact : par un tour de passe-passe extraordinaire, nous avons su transformer l'absence en valeur, le manque en objet de convoitise. Et si, sous cet angle, nous pouvions relire l'histoire de la pensée, entre plein et manque, désir et néant ? Et si l'histoire de nos sociétés de consommation révélait en creux une autre histoire, celle de la métaphysique de nos temps troublés ?Notes Biographiques : Professeure agrégée et docteure en philosophie, Mazarine Pingeot est l'auteure d'une dizaine de romans, dont Le Salon de massage (Mialet-Barrault, 2023) et de plusieurs essais (La Dictature de la transparence, Laffont, 2016). Elle enseigne à Sciences Po Bordeaux.
Quelque chose a changé dans nos démocraties concernant la liberté d'expression, mais quoi ? On entend souvent qu'on ne pourrait plus rien dire et, en même temps, que les mensonges et les fake news ne cessent de prospérer, si bien qu'on ne serait plus en démocratie. Or, en s'interrogeant sur les conditions d'émergence de ces discours, il apparaît au contraire que, sans pouvoir tout dire, on n'a jamais pu autant s'exprimer qu'aujourd'hui, et que si le relativisme est nécessaire à la démocratie et au développement de la connaissance humaine, la vérité en politique ne l'est pas moins pour qu'un Etat démocratique le reste.
Aujourd'hui, une forte campagne idéologique tente de faire du mot "nature" une sorte d'idole politique. On vitupère les industries, les machines agricoles, les logements, les routes, les déchets, les voitures à essence, les avions à réaction, et bien d'autres témoins de l'invention humaine, dont on constate ou soupçonne qu'ils portent atteinte aux déterminations naturelles, qu'ils menacent l'existence des petites fleurs comme des vastes océans. Le présent texte s'inscrit dans ce contexte idéologique. Je partirai d'une question fondamentale et constamment laissée de côté : que signifie, en vérité, le mot "nature" ? " Concept retors, insaisissable, la nature sillonne l'histoire de la pensée. Mais sait-on vraiment la définir ? Cheminant d'Aristote à Hegel et Kant, en passant par la poésie romantique, Alain Badiou revisite l'étrange destin philosophique d'une idée qui n'a cessé d'évoluer avec son temps. Alors que la science contemporaine a progressivement déserté la "nature" pour lui préférer la "matière" ou le "vivant", et que la pensée écologiste s'en est emparée sur le terrain politique, ce livre explore sous tous ses angles le concept de nature - et invite à en repenser les usages.