
Comment fonctionne une cure analytique ? A l'écoute du sujet toujours singulier
L'analyste n'est pas un moraliste, il préfère l'éthique à la morale mais il ne se situe pas non plus hors la loi. S'il est supposé savoir quelque chose sur la jouissance, il ne jouit pas de ses patients, il ne les instrumentalise pas, il ne les objective pas, il ne les chosifie pas, mais cherche avec eux à partir de leur parole, à partir de l'association libre, à débusquer les liens entre le symptôme et la pulsion, entre la pensée et le fantasme inconscient qui la guide. C'est l'inconscient qui commande, qui conduit le navire de notre vie, c'est lui qui prend le dessus si on ne prend pas la peine de débusquer son message. À partir de moments précis d'une clinique du sujet, l'ouvrage plonge au coeur de l'énigme d'une cure analytique. Sa visée est de situer cliniquement et théoriquement l'intervention de l'analyste et de comprendre les effets de son acte réfutable dans son minutieux travail basé sur une approche toujours cas par cas. Corana Bulat-Manenti est psychanalyste à Paris où elle assure également un enseignement. Secrétaire générale de la Fondation européenne pour la psychanalyse, elle a une longue pratique libérale et hospitalière à AP-HP. De formation philosophique et littéraire, psychologue clinicienne, elle est membre de la rédaction de la revue La clinique lacanienne et d'Espace analytique.
| EAN | 9782749234724 |
|---|---|
| Titre | Comment fonctionne une cure analytique ? A l'écoute du sujet toujours singulier |
| Auteur | Bulat-Manenti Gorana |
| Editeur | ERES |
| Largeur | 141 |
| Poids | 256 |
| Date de parution | 20121115 |
| Nombre de pages | 190,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

La clinique lacanienne N° 24 : Les débuts d'une analyse
Bulat-Manenti GoranaLa psychanalyse est depuis longtemps intégrée à la culture, et personne n'ignore plus l'existence de l'inconscient. La vérité d'un lapsus, d'un rêve, d'un acte manqué n'est généralement mise en doute par personne. De sorte qu'une analyse commence longtemps avant la première rencontre. Certains patients y pensent depuis une lecture faite au lycée. D'autres gardent une adresse de psychanalyste en poche pendant des années. Car si chacun s'accorde à reconnaître l'importance de la découverte freudienne, cela n'a pas empêché les résistances de croître et d'embellir à notre époque. La psychanalyse, c'est pour les autres, pour les fous, pour les riches, pour ceux qui ont le temps. De sorte que les premières rencontres se produisent parfois dans l'urgence, ou sous la pression de l'entourage, et, en tout cas, en demandant des aménagements. Ces particularités témoignent-elles d'un changement de la clinique ou bien plutôt d'un élargissement de la base sociale de la psychanalyse ? Incontestablement, les conditions sont nouvelles : base sociale élargie, résistances renforcées. Ce numéro de La clinique lacanienne explore comment commencent les analyses aujourd'hui.ÉPUISÉVOIR PRODUIT26,50 € -

La clinique lacanienne N° 13 : Prendre corps ?
Bulat-Manenti Gorana ; Douville Olivier ; Lippi SiQue dit la clinique psychanalytique de notre corps que le postmodernisme désigne comme objet biologique, identique à lui-même, mesurable et explorable à souhait, dans sa matérialité de chair brute ? Peut-il vraiment, comme on le prétend aujourd'hui, livrer le mystère de ce qui le ronge et le rend malade sans que la parole du sujet y soit ? Pure matière, pure innocence, ne voulant rien savoir du trauma qui le pousse à refouler, s'il ne prend pas la mesure de la dimension psychique de ses symptômes douloureux, ne risque-t-il pas de perdre l'essentiel de son humanité ? N'oublions pas que Freud a inventé la psychanalyse à partir des maux du corps de l'hystérique en rendant évidente leur causalité inconsciente, ignorée par le sujet. Il découvre que l'inconscient, dans son chiffrage, cherche la jouissance, obéissant à des règles qu'on peut isoler du fait de la répétition. Lacan, à son tour, dégage le paradigme du premier trauma comme étant celui de l'entrée du sujet humain dans le langage qui lui préexiste, celui de l'Autre. Il nous enseigne que sonder les rapports du corps et du langage, c'est aussi interroger le complexe paternel, c'est poser la question de ce qu'est la femme.ÉPUISÉVOIR PRODUIT26,50 € -

La clinique lacanienne N° 22 : Psychosomatiques ?
Bulat-Manenti Gorana ; Lacôte-Destribats ChristianLa psychanalyse a été inventée sur la base du traitement des névroses et son indication s'est longtemps limitée au domaine de l'hystérie et des phobies. Elle s'est ensuite étendue au champ des psychoses et des perversions. C'est surtout dans le champ des psychoses que la question des phénomènes psychosomatiques se pose. Ceux-ci ne correspondent pas à un retour du refoulé, mais à une régression directe de l'angoisse sur le corps dans certaines circonstances symboliques. La définition conceptuelle exacte des phénomènes psychosomatiques reste jusqu'à aujourd'hui en débat, de même que leur traitement dans la cure.ÉPUISÉVOIR PRODUIT26,50 € -

La clinique lacanienne N° 14 : Le corps. Matière et semblances
Aguerre Jean-Claude ; Bulat-Manenti Gorana ; DouviLe corps n'est pas une donnée chez l'être humain. Le corps est plutôt un arrachement ou un ouvrage, une construction, une création, jamais un acquis. Ce corps humain, différent de l'organisme, se construit et se déconstruit au rythme de son rapport à la demande de l'Autre... Le corps du parlêtre est un corps tendu entre Moi idéal et Idéal du moi, entre jouissance de l'Autre et jouissance du sujet, un corps divisé entre Thanatos et Eros, malade de la parole qu'il subit, tiraillé entre l'infantile et le génital, entre le masculin et le féminin, toujours en prise avec son ombre phallique, son enveloppe vide rejetée pour pouvoir vivre, corps qui se décroche du vivant s'il n'est plus aimé et reconnu comme séparé de l'Autre...ÉPUISÉVOIR PRODUIT26,50 €
Du même éditeur
-

Cent mots pour être éducateur. Dictionnaire pratique du quotidien
Gaberan PhilippeL'essentiel du travail de l'éducateur réside dans le caractère anecdotique de sa présence à l'Autre. Ce n'est pas pour autant que tout le monde peut se dire éducateur! L'apparente simplicité d'un "être avec" masque la réelle complexité du "faire avec". Et ce serait maintenir une illusion que de penser trouver les ressorts du métier d'éducateur en quelques savoirs disciplinaires: ceux-ci ne peuvent l'expliquer que dans l'après-coup. Le sens du métier d'éducateur est à puiser dans une lecture appliquée des actes posés au jour le jour; encore faut-il pour cela disposer d'un langage approprié. D'où le choix de cent mots simples et pourtant illustratifs de la difficulté de ce métier. Cent mots pour une profession longtemps restée sans mots! Tel est le pari de ce dictionnaire qui, par le biais de chacune des notions explorées, tisse des liens entre l'apparente banalité des gestes quotidiens de l'éducateur et leur fondamentale répercussion sur le développement de la personne accompagnée dans une relation d'aide éducative ou de soin. Au final, ce dictionnaire ne conceptualise pas une pratique professionnelle; il la rend visible et lisible par tous ceux qui sont appelés à l'exercer. Il est une trousse à outils que tout éducateur devra savoir garder à portée de main, tant pour l'aider dans ses écrits que pour penser sa pratique. Biographie de l'auteur Philippe Gaberan, éducateur spécialisé et docteur en Sciences de l'éducation, est formateur et chercheur en travail social à l'ADEA (Bourg-en-Bresse). Rédacteur au journal Lien Social, il est aussi l'auteur ou le coauteur de plusieurs ouvrages et articles de référence.EN STOCKCOMMANDER14,50 € -

Dans le dédale des thérapies familiales. Un manuel systémique
Meynckens-Fourez Muriel ; Henriquet-Duhamel Marie-Face à la complexité croissante du mouvement systémique et des thérapies familiales, ce livre offre des repères théoriques largement illustrés par la pratique des auteurs. Pour chaque modèles de thérapie familiale, six rubriques: les concepts-clefs; sur quoi porte l'intervention; comment le problème est-il défini; l'objectif de l'intervention ou de la thérapie; les outils utilisés; la position de l'intervenant ou du thérapeute.EN STOCKCOMMANDER26,00 € -

S'il te plaît, ne m'aide pas ! L'aide sous injonction administrative ou judiciaire
Hardy Guy ; Ausloos Guy ; Pluymaekers JacquesAujourd'hui, de plus en plus de personnes sont aidées sous influence, sous injonction, sous contrainte. Sans qu'ils ne l'aient réellement voulu ou demandé, nombre de nos concitoyens sont invités, voire convoqués chez des éducateurs, travailleurs sociaux ou psychologues (que l'injonction soit médicale, administrative ou judiciaire). Véritable oxymore, l'aide contrainte trouve sa justification dans la protection des enfants, des adolescents, des femmes battues, des personnes fragiles, des aînés... La gestion de toute déviance, de toute délinquance, y conduit inéluctablement, ce dont témoigne le glissement législatif tant en Suisse, qu'en France, en Belgique ou encore au Québec. A travers sa pratique dans le domaine de la protection de l'enfance, l'auteur décrit l'inconfort de la position des "aidants" professionnels et analyse la double contrainte à laquelle elle conduit. Pour dépasser ce paradoxe, les intervenants sociaux doivent envisager des changements profonds dans leurs approches, leurs méthodologies. Ce livre ouvre des pistes de réflexion sur l'étendue des possibles et la création de nouvelles marges de manoeuvre. Il présente sans complaisance les démarches alternatives mises en oeuvre au sein du centre d'intervention psycho-médico-social Carpe, dans lesquelles ni le juge, ni les parents, ni les enfants ne sont disqualifiés.EN STOCKCOMMANDER24,99 € -

La comédie humaine du travail. De la déshumanisation taylorienne à la sur-humanisation managériale
Linhart DanièleRésumé : Danièle Linhart analyse en quoi la logique du management moderne n'est pas si éloignée de celle qui a prévalu dans le taylorisme. Dans les deux cas - déshumanisation et sur-humanisation - c'est la dimension professionnelle des salariés qui se trouve attaquée. Désormais le management moderne revendique l'idée que le salarié est avant tout un être humain dont il faut prendre en considération les besoins, les aspirations, comme les faiblesses. Ce livre montre que derrière cette idée louable s'organise en réalité une disqualification des métiers, de la professionnalité, de l'expérience qui tend à renforcer la domination et le contrôle exercés par les dirigeants. Gérer les salariés en fonction de leur seule condition humaine, c'est nier le fait qu'au travail, ils tiennent des rôles, exercent des fonctions dont ils sont les experts et qui mettent des limites à l'envahissement de leur vie personnelle.EN STOCKCOMMANDER19,00 €
De la même catégorie
-

Le divan des femmes
Roudinesco ElisabethEpouses ou amantes des hommes qui composèrent le premier cercle psychanalytique, les femmes durent batailler ferme pour se faire une place dans un univers qui n'avait pas été conçu pour elles, puis s'imposer progressivement comme cheffes d'écoles et créatrices de nouvelles approches de l'inconscient. Les découvertes, les débats, les controverses qui furent originellement alimentées par l'étude des symptômes et des souffrances de toutes ces anonymes sont racontées ici avec science et pédagogie au long d'un récit passionnant, hommage de l'historienne de la psychanalyse à l'engagement de toutes ces femmes, qu'elles soient devenues célèbres (de Lou-Andréa Salomé à Françoise Dolto) ou demeurées dans l'ombre. Depuis le berceau viennois de la découverte freudienne, la saga se déploie dans le monde entier - Berlin, Saint-Pétersbourg, Londres, Paris, New York, Buenos Aires, Rio de Janeiro -, chaque ville générant son lot de personnalités d'exception (patientes ou thérapeutes) et d'avancées cliniques majeures auxquelles les femmes ont pris une part décisive. Chacun, chacune aussi, au terme de cette lecture bouleversante, reconnaîtra sa dette.EN STOCKCOMMANDER22,00 € -

Que faire de la différence des sexes ?
Hefez Serge ; Bongrand Régis ; Caraman FrancineComment se représenter un "vagin d'homme" , un "pénis de femme" , un homme "enceint" ? Quid des théories sexuelles infantiles ? Les assignations sexuelles habituelles façonnent des catégories d'homme et de femme actuellement bousculées par de nouveaux usages de la sexualité et des identités sexuées. La sexualité est à sa manière une "fabrique du genre" . Comment le psychanalyste peut-il rencontrer et écouter un sujet transgenre sans être assailli par un flot de représentations susceptible d'entraver son écoute ? Seule l'interrogation du contre-transfert, qui relève tout autant de l'inconscient de l'analyste, de sa filiation théorique, que de son inscription dans le socius et dans l'histoire, peut constituer une boussole pour avancer dans le travail analytique. Plusieurs psychanalystes (Régis Bongrand, Francine Caraman, Kalyane Fejtö, Caroline Thompson) et un professeur de littérature (Pierre Zoberman) engagent un dialogue avec Serge Hefez à partir de ses propositions.EN STOCKCOMMANDER16,00 € -

La psychologie de masse du fascisme
Reich WilhelmRédigé entre 1930 et 1933, pendant les terribles années de crise en Allemagne, ce classique de Wilhelm Reich (1897-1957) demeure une contribution capitale à la compréhension du fascisme. Refusant d'y voir l'idéologie ou l'action d'un individu isolé, rejetant de même l'explication purement socio-économique avancée par les marxistes, Reich considère le fascisme comme l'expression de la structure caractérielle irrationnelle de l'individu moyen, dont les besoins et les pulsions primaires, biologiques, ont été réprimées depuis des millénaires. Aussi, toute forme de mysticisme organisé, dont le fascisme, s'explique-t-elle par le désir orgastique insatisfait des masses.EN STOCKCOMMANDER11,15 € -

Pourquoi m'as-tu abandonné(e) ? Sortir de l'angoisse d'abandon, cesser d'être victime
Bouchoux Jean-CharlesRésumé : On ne cesse de parler des pervers narcissiques, mais les victimes ? Que sait-on d'elles ? Il ne faudrait pas oublier que ce sont elles qui souffrent, elles qui viennent consulter, elles qui doivent s'en sortir ! Pourquoi reste-t-on si souvent accroché à ce qui nous fait du mal ? Pour Jean-Charles Bouchoux, à l'origine, on trouve l'angoisse d'abandon. Les pervers narcissiques utilisent chez leurs victimes cette peur pour renforcer leur emprise. Qu'est-ce alors que cette angoisse ? A quelle occasion se met-elle en place et comment fonctionne-t-elle ? Pourquoi ne nous quitte-t-elle pas ? Comment éviter d'y replonger ? Un livre empli de sagesse qui nous invite à lâcher prise et prendre de la hauteur, à ne plus craindre de devenir adulte, autonome, libre.EN STOCKCOMMANDER7,50 €
