La mère est là, assise, en boubou indigo et blanc. Autour d'elle s'affaire le monde des poules, des coqs, des poussins et des fourmis. Elle se lève posant son regard sur sa fille qui vient vers elle : "Ah ! la Mère, la créature la plus extraordinaire, le sentiment, le sang, la source !" La fille s'en va à Paris vers l'art, la mode, la beauté noire, l'amour et le désamour, une véritable valse infernale. Et parvient à dérober quelques jours hors de ce monde, un peu de bonheur en Bretagne entre le rêve et l'océan. Mais l'enfant bleu est toujours là, et le Marabout et le ndour qui donnent une saveur si délicieuse au mil ! La Mère toujours est présente. "Cendres et Braises" est le roman grave et léger de la dérive et de la liberté. Une quête pour se réconcilier avec soi-même au sein des Harmonies Eternelles.
Nombre de pages
192
Date de parution
28/09/1994
Poids
238g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738421371
Titre
Cendres et braises
ISBN
2738421377
Auteur
Bugul Ken
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
238
Date de parution
19940928
Nombre de pages
192,00 €
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Une enquête policière écrite comme un poème, un hymne à la vie, plus forte que les porteurs de mort, une quête philosophique menée au son du violon, du blues et des rires des filles au teint couleur caramel. "Il n'y avait que les téméraires, les sympathisants d'une autre vie qui osaient venir rue Félix-Faure. Il était difficile de distinguer un homme d'une femme, un vieux d'un jeune, tant les costumes donnaient à chacun une autre allure, un autre air, une autre attitude. Ils étaient comme invités à un bal. Un bal où Dieu les aurait conviés, et vice versa. Ils marchaient doucement, s'arrêtaient, se miraient entre eux, s'appréciaient, s'embrassaient, s'aimaient."
Ce cadavre exquis à grande échelle, qui a impliqué les élèves de quatre classes de Dakar, invente plusieurs destins entrelacés à partir de celui de la jeune Fatim, lancée dans un combat pour un monde meilleur, contre la résignation et l'impuissance devant l'injustice. Sa fin tragique ouvre sur le retour en Afrique de Ndèye, sa meilleure amie, dont nous suivons les pérégrinations, puis sur le sort incertain de Sabrina, sa fille, qui rencontrera enfin Fadel. Cette saga traduit le regard porté par les enfants sur le monde contemporain, ses valeurs en mutation, son devenir : migrants, traversées catastrophes avec leurs drames mortels, terrorisme, misère urbaine, sort des femmes, exil… mais aussi et surtout l'amour et les liens fraternels et familiaux ; tels sont les thèmes traités en profondeur et avec la légèreté apparente de la fiction. Sous la direction de Ken Bugul avec un collectif de quarante-cinq auteurs
Dans la rue Félix-Faure se côtoient dans des éclats de rire des jeunes femmes aux dos nus, se mêlent des gens venus de tous les horizons, miséreux à la poursuite de leurs rêves. «La rue Félix-Faure est la rue de Dieu», résume le philosophe de la rue. Mais voilà qu'une masse sombre envahit la rue, réveille les douleurs tues ? d'où vient Mun, la fille silencieuse, quelles histoires se disent derrière les blues de Drianké, les mornas de Tonio? Un matin quatre femmes recouvertes de voiles s'éloignent du corps d'un lépreux découpé en morceaux, jeté sur le trottoir. Et la clé du mystère est peut-être dans un tapuscrit ramassé un matin dans une courette... Une enquête policière écrite comme un poème, un hymne à la vie, plus forte que les porteurs de mort, et une quête philosophique menée au son du violon, du blues, et des rires des filles au teint couleur caramel.
Ken Bugul aime la vie; ce sentiment simple, enveloppant, gouverne De l'autre côté du regard et lui confère une aura singulière. Dialogue subtil entre une fille et sa mère morte, le roman se déroule comme une prière amoureuse où les membres d'une famille sont tour à tour requis, interrogés, décrits, aimés pour ce qu'ils sont. Au-delà de ce que chacun a pu donner ou prendre aux autres, seule compte leur vérité propre, leur trajectoire dans une vie qui se prolonge après la mort, de l'autre côté du regard