La Mère"[à] Cette femme qui perd son mari, sa fille puis son fils, comme une vivante dont on amputerait tous les membres l'un après l'autre, cette existence désolée qui n'est qu'un lent supplice, cette répétition invariable du malheur, cette absence de déclamation, ce ton uni, cette simplicité, cet intérêt qui vous captive dans ce manque d'aventures finissent par produire une souveraine impression de grandeur : c'est toute l'immensité de la plaine chinoise, ce labeur opiniâtre, éternel ; les choses, dans ce paysage, semblent se dérouler comme les lois de la nature, leur emprunter leur caractère d'indifférence et de nécessité. C'est la tranquillité des faits imperturbables, qu'aucune révolte n'arrête, qu'aucune prière ne conjure. Les scènes se succèdent avec la rigueur des saisons, de la floraison, de la chute des feuilles, de l'hiver et de la mort.Il y a là une égalité, une pureté de dessin que je ne trouve nulle part dans la littérature anglaise, même chez une Jane Austen, et qui me font songer aux plus beaux contes d'un Tourgueniev ou d'un Tchekov"Louis GilletNée en Virginie dans une famille de missionnaires présbytériens, Pearl Buck n'avait pas trois mois lorsqu'en 1892, elle arrivait dans une Chine qu'elle ne quitta pratiquement pas pendant trente-deux ans. Le chinois, appris bien avant l'anglais dans les bras d'une nourrice très aimée, était sa véritable langue maternelle. Aussi ne faut-il pas s'étonner que son amour de la Chine inspire et nourrisse l'essentiel de son oeuvre, une oeuvre qui lui valut de recevoir en 1938 le Prix Nobel de littérature. Pearl Buck est morte en 1973.
Nombre de pages
264
Date de parution
09/04/1997
Poids
335g
Largeur
140mm
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EAN
9782234047624
Titre
LA MERE
Auteur
Buck Pearl Sydenstricker
Editeur
STOCK
Largeur
140
Poids
335
Date de parution
19970409
Nombre de pages
264,00 €
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La vie quotidienne d'une paysanne chinoise avant la Révolution. Avec les mots du coeur, et un sens aigu du détail, Pearl Buck nous retrace cette existence pathétique où s'affirme à travers la souffrance et le désespoir la noblesse secrète des pauvres et des humiliés.
Randolph Colfax, dit Rann, est un adolescent surdoué. Au début des années 1950, ce jeune Américain à la curiosité insatiable abandonne ses études pour partir à l'aventure. En Angleterre, puis à Paris, deux femmes vont lui faire découvrir l'amour : Lady Mary, une aristocrate qui lui apprend la sensualité, et Stéphanie Kung, une Sino-Américaine dont le père, marchand d'art, offre à Rann sa succession et la main de sa fille. Mais le monde est trop vaste, et Rann trop jeune encore, pour ne pas souhaiter en explorer tous les mystères... L'Enigme éternelle, roman auquel travaillait Pearl Buck à la veille de sa mort, est sans doute son texte le plus personnel. Miraculeusement découvert quarante ans plus tard par Edgar Walsh, son fils adoptif, il explore les thématiques - notamment le fossé entre Orient et Occident - qui valurent à la romancière son immense renommée. "L'éducation sentimentale d'un jeune Américain, le délicat portrait d'une femme partagée entre sa Chine natale et l'Amérique qui l'accueille." Elle
1937. Le fermier Ling Tan mène une vie humble rythmée par les travaux des champs et les coutumes de son village, lorsque les forces japonaises prennent pied sur la terre chinoise. Ling pense qu'en restant dociles et conciliants les civils n'auront rien à craindre. Las ! L'envahisseur ravage le pays et installe un gouvernement fantoche au service des intérêts nippons. Au péril de leur vie, les villageois décident d'organiser la révolte, quitte à rompre leur voeu de non-violence. Et Ling Tan, qui n'éprouvait qu'un attachement matériel à ses récoltes, sent grandir en lui son amour pour la patrie. Lorsque son fils Lao et sa jeune femme quittent la ferme pour prendre les armes, c'est un nouveau chapitre d'une histoire millénaire qui s'ouvre... Ce roman, adapté au cinéma avec Katharine Hepburn, fut en 1942 la première oeuvre de fiction à dépeindre la résistance en Chine occupée. Pearl Buck a mis beaucoup d'elle-même dans le personnage de la missionnaire chrétienne qui tente de protéger les jeunes Chinoises des appétits de l'ennemi. Elle y décrit avec force les horreurs de la guerre, mais aussi la sagesse née de la proximité avec la terre nourricière.
Valentine Cuny-Le Callet a 19 ans lorsqu'elle entre en correspondance avec un condamné à mort américain, via l'ACAT, association de lutte contre la torture et la peine de mort. Pendant des mois, suivant les arbitraires de la poste américaine et des services carcéraux, elle échange des lettres manuscrites avec Renaldo McGirth, âgé de 28 ans, qui se bat depuis dix ans pour la révision de sa sentence, dans une prison de Floride. Il clame son innocence ; elle refuse de juger, mais prend conscience des violences du système judiciaire américain Avec un mélange d'audace et de générosité hors normes, elle initie et nourrit une amitié réelle avec Renaldo. Puisqu'elle est étudiante aux Arts déco, elle enverra des dessins et décrira sa jeunesse française. En retour, il racontera sa vision du monde dans 5m2. Le temps passant, la vie semble s'ouvrir pour Valentine, qui obtient d'aller étudier un an à l'université de Chicago. La vie semble se refermer pour Renaldo, dont la révision de sentence est sans cesse reportée ; l'Administration resserre son étau. Alors, elle décide de lui rendre visite. Pendant trois jours, à côté des épouses et autres visiteurs de prisonniers, elle se présente à l'entrée du quartier des condamnés à mort. Pour voir, essayer de comprendre, et tenter de témoigner. Le récit que tire Valentine Cuny-Le Callet de cette expérience captive par son humanité, sa franchise et sa maturité. A une époque où certains politiques regrettent l'abolition de la peine de mort, ces pages s'imposent par leur nécessité.
Tout est foutu, soyons joyeux". "Rassurons-nous, tout va mal". Voilà les maximes préférées de Clément Rosset, telles des remèdes à notre époque contemporaine angoissante. Il nous apprend à nous foutre de tout et à rester joyeux malgré notre condition de mortel, à être capable d'embrasser gaiement l'existence pour accéder à la sagesse et au bonheur, à écarter toute raison de désespérer. Clément Rosset a accordé une quinzaine d'entretiens à Alexandre Lacroix pour Philosophie magazine entre 2006 et 2017. Nous en avons sélectionné huit, qui permettent de faire un premier pas dans la pensée de ce grand homme. Philosophe de la joie et du tragique, mais non pessimiste, Clément Rosset défendait une vision incarnée de la philosophie, loin de l'image du penseur dans sa tour d'ivoire. Il défendait surtout un réalisme absolu et radical. Pour lui, seul le réel existe. Le recueil idéal pour s'initier à la philosophie et découvrir les grands philosophes - Nietzsche, Spinoza, Platon, Heidegger, Pascal, Bergson - en décortiquant Tintin, Gaston Lagaffe ou encore un morceau de camembert.
Louis est un garçon qui boit pour aimer et finit par aimer pour ne plus boire.Comédie romantique renverse avec malice les codes du genre hollywoodien – il faut s’imaginer Hugh Grant sous côtes-du-rhône.Une histoire d’amour drôle et addictive qui raconte ce que nos existences doivent à la fiction : aux scénarios qu’on se fabrique quand on tombe amoureux, à tous les verres que l’on boit pour oublier le réel. À notre besoin d’intensité.
Les hommes ont tendance à vivre en jouant avec logique à certains jeux"" dans leurs relations avec autrui. Ils jouent à ces jeux pour toutes sortes de raisons: pour éviter d'affronter la réalité, pour cacher des motifs profonds, pour rationaliser leurs activités, ou pour rester ""en dehors du coup"". Ces jeux - sauf quand ils se révèlent destructeurs - sont à la fois souhaitables et nécessaires. Le docteur Berne présente une analyse fascinante de trente-six jeux qu'il classe sous diverses rubriques: les ""jeux vitaux"" qui transcendent un mode spécifique de réaction dans une situation donnée, et affectent chaque action du joueur; les ""jeux conjugaux"", auxquels deux personnes peuvent recourir afin de supporter une vie de frustration ou d'insatisfaction (un jeu conjugal des plus joués est celui de ""la femme frigide"", où l'un des deux joueurs provoque une discussion menant à la colère, à l'aliénation des sentiments, pour éviter les rapports sexuels); les ""jeux sexuels"", où quelqu'un provoque des réactions sexuelles chez quelqu'un d'autre, puis, agit comme si lui ou elle était la victime innocente; les ""jeux de société"", sociaux par définition, et qui vont du cancan perpétuel au gémissement chronique; les ""jeux des bas-fonds"" tel que ""aux gendarmes et aux voleurs"", pratiqués le plus souvent pour des gains matériels, mais pouvant aussi viser à des avantages psychologiques; les ""jeux du cabinet de consultation"", peuvent être joués par un malade avec un médecin afin d'éviter la guérison. Le docteur Berne, poursuit dans cet ouvrage le développement et l'élaboration d'un concept qu'il a déjà décrit pour le spécialiste, et qu'il emploie dans son nouveau système de psychiatrie individuelle et sociale, où la thérapeutique de groupe tient lieu de méthode fondamentale, et où l'analyse des jeux forme un élément majeur du traitement. Le docteur Berne montre en outre comment ce concept peut aider à prendre une nouvelle conscience de soi, ainsi qu'à mener une existence plus constructive. Ce livre dont le succès est considérable aux Etats-Unis, traite de façon concise, claire et spirituelle un sujet profondément sérieux qui concerne chacun de nous de la façon la plus intime.